Ce Noël sera sans doute comme tous les précédents, joyeux pour certains, sans importance ou triste pour d’autres. Aussi loin que remonte ma mémoire, tous mes Noëls représentent pour moi des moment merveilleux, même si souvent ils firent modestes. J’ai quitté les divers éblouissements de mon enfance, j’ai grandi, j’ai écouté l’historique de cette fête, j’ai lu et j’en ai conclu qu’en fait il y (...)
Noël approche, Noël c’est demain. La neige est tombée et, comme chaque année, par tradition, Gustave, 7 ans, fait dans la cour son petit bonhomme de neige. Il a presque fini : les yeux, deux boules de charbon ; une carotte pour le nez, la vielle pipe à papy ; le chapeau de paille et même le cache-nez rouge qu’il met quand il va à l’école. Un regard sur son œuvre : « Bon ! Ça peut (...)
Alfred Bignon était horloger-bijoutier à Châteaubriant. Pendant l’internement des soldats français, à Châteaubriant en 1940, il favorisa de nombreuses évasions, évitant à ces hommes une détention de 5 ans en camp de prisonniers en Allemagne. Sur la photo ci-contre on le voit à côté d’une gerbe de fleurs et de drapeaux, le 25 octobre 1941, trois jours après les exécutions de la Sablière. Christiane Bignon, 1941 « Dans des petites (...)
André Dufland, né en 1926, a gardé des souvenirs précis de certains événements des années de guerre. Il se souvient de l’arrivée des Allemands : « Nous habitions au 17 rue de Nantes. Mes parents avaient signalé qu’ils avaient une chambre libre : celle-ci a servi à héberger un officier polonais. Lorsque celui-ci est parti, avant l’arrivée des Allemands, sans doute restait-il une fiche à la mairie car, dès le lendemain de leur arrivée, (...)
André Sinoir, né en 1926, avait 15 ans en 1941, il était ouvrier chez le menuisier Nourrisson qui, à l’époque, avait son atelier dans la rue Basse à Châteaubriant. « Le 22 octobre 1941, un membre du personnel municipal est venu nous demander de faire 27 cercueils. Nous avons su alors que c’était pour les fusillés de la Sablière. Des salariés de l’entreprise Maussion sont venus nous donner un coup de main. Nous avons demandé quels noms (...)