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La vieille ville


 

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Fenêtre de la Maison de l’Ange

 Torticolis

Dites ? Les touristes vont-ils attraper le torticolis à force de remuer la tête dans tous les sens ?

Tête en l’air : on les voit admirer les colombes, les corbeaux et les coyaux.
Tête en bas, les voilà qui s’intéressent au dallage du Rollard et à la profondeur des caves.
Tête à droite : un vieux cadran solaire et l’oratoire d’une belle dame.
Tête à gauche : les ruelles coupe-gorge et les venelles qui ne sentaient pas la rose.

De quoi attraper le tournis ... ou l’amour de la ville !

 En lanières

Avez-vous remarqué comme les maisons de la vieille ville de Châteaubriant sont étroites : elles sont construites sur des parcelles de terrain qui s’étirent en lanières entre la rue et les jardins. Il y avait autrefois une maison par devant (qui avait “ pignon sur rue ”) et une maison par derrière, avec, entre les deux, une petite cour pour donner de l’air, et un escalier qui desservait les deux maisons. Pas fous les castelbriantais, ils avaient trouvé le moyen de faire des économies d’escalier.

Avez-vous vu aussi ces curieux magasins avec l’étal s’avançant sur la rue ? Les commerçants autrefois avaient toutes les marchandises dans leur maison et déballaient sur ces étals en plein vent : les clients restaient dehors, souvent abrités par l’encorbellement de la maison .

Savez-vous où se trouvaient, à Châteaubriant, le moulin « banal » et le four « banal » ? Le seigneur, qui avait besoin d’argent, obligeait ses sujets à venir faire cuire leur pain et leur volaille dans son four, moyennant une taxe appelée « ban »

 Le Papegault

1551 : Jean de Laval est mort depuis 8 ans et Anne de Montmorency est le nouveau Baron de Châteaubriant. C’est à ce titre qu’il invite le roi de France Henri II, successeur de François 1er. Celui-ci y reste un mois, le temps de s’adonner aux plaisirs de la chasse. Le temps aussi d’accueillir à Châteaubriant les émissaires de Grande Bretagne venus demander sa fille Elizabeth pour épouse du roi d’Angleterre Edouard VI.

Ce même roi Henri II, accorde à Châteaubriant le JEU DU PAPEGAULT.

Le papegault (ou papegai) était un oiseau en bois, peint en vert comme un perroquet, ou en blanc comme un pigeon. Les Italiens le nommaient papa-gallo et les Espagnols papagayo. Ce joyau était destiné à servir d’exercice aux tireurs à l’arc et à l’arbalète, puis à ceux de l’arquebuse et du fusil, lorsqu’on eût adopté définitivement ces dernières armes. Il était implanté dans les douves du château ou dans les fossés de la ville qui avoisinaient le four à ban.

L’un lui enlevait une aile, l’autre une cuisse, le troisième un morceau de tête. C’étaient des coups perdus. Il fallait pour remporter le prix abattre jusqu’au dernier morceau. L’exercice, qui commençait le premier dimanche de mai après les vêpres, pouvait durer plusieurs semaines.

D’abord, on tira en l’air l’oiseau goupillé au bout d’une longue gaule de fer. Mais dans la suite, on le tira horizontalement, à travers un trou de 6 pouces de diamètre pratiqué dans un fort poteau de bois recouvert d’une plaque de fer qui lui servait de rempart.

Les archers se nommaient chevaliers du papegault. Ils tiraient à tour de rôle et le vainqueur recevait, entre autres privilèges, le titre de Roi du Papegault et le droit de vendre 15 à 30 pipes de vin, sans payer d’impôt. On vit certaines années 300 archers s’exercer à ce jeu et les personnes les plus qualifiées, nobles ou même ecclésiastiques, se disputer le prix de l’adresse. Les compétiteurs payaient pour cela une sorte de droit d’inscription dont le bénéfice allait à l’hôpital de la ville, chargé de recueillir les enfants trouvés et les pauvres.

Charles IX et Louis XIV renouvelèrent tous ces privilèges.

 La mémoire des rues

Il y a quelques années une question a longtemps alimenté la polémique dans le milieu scientifique : "l’eau a-t-elle une mémoire ?". Les uns pensent oui, les autres disent non. La réponse n’est pas encore connue.

A Châteaubriant, en tout cas, il y a une certitude : les rues ont de la mémoire, et elles sont là pour témoigner d’une histoire riche, savoureuse ou pittoresque.

Tenez, la Rue Tournebride rit encore de la déconvenue des beaux cavaliers qui devaient rebrousser chemin quand le Rollard en crue emportait la "Planche Marguerite".

La Rue Quenillet bruit toujours des discussions de ces dames à l’étal des marchands de robes et de manteaux.

La Rue des Quatre Oeufs logeait des cocassiers qui s’en allaient quérir dans les villages les précieuses peaux de lapin que les paysannes mettaient soigneusement à sécher, bourrées de paille, fourrure en dedans . "Peaux d’lapin, peaux".

Et la Rue Claire Goutte, ne la trouvez-vous pas un peu "pompette", un peu gaie de la fumée du cidre et des alcools ?

A la Place de la Pompe on se souvient des femmes et des gamins qui venaient chercher l’eau pour cuire la soupe. La Grand’Rue a gardé mémoire du temps où elle était l’unique voie de la ville. Et la Rue de Couëré se surprend à sourire au souvenir des amours de Sophie Trébuchet et de son beau capitaine Léopold Sigisbert Hugo.

La Rue de Rigale s’enorgueillit encore des royaux personnages qui l’ont empruntée : Anne de Bretagne, François 1er, Henri II, Catherine de Médicis et tant d’autres. Mais la Place de la Motte n’est pas en reste, elle qui fut dédiée à une fille du Roi Louis XV.

Il n’y a qu’une rue qui ne se souvient de rien : c’est la rue du Pélican car elle était si petite du temps où elle s’appelait "La Rue de la Ruette". Elle abrite pourtant, encore, de beaux hôtels particuliers où logeaient, déjà, les "gens de bien".

 La vieille ville

Le cœur ancien de Châteaubriant a gardé les contours de la ville close et il est agréable de flâner dans les petites rues fleuries, animées de commerces.

Quelques vieilles maisons s’offrent encore aux regards et une histoire s’attache à de nombreux points de la ville.

Il est souhaitable de demander une visite guidée à l’Office de Tourisme

Tél 02 40 28 20 90 - Fax 02 40 28 06 02

http://www.tourisme-chateaubriant.fr.fm

 THE OLD TOWN

From the Romanesque church to the medieval castie, the town of Châteaubriant spread little by little

Traces of the old ramparts can be found and they still mark the limit of the town centre.

You wîII enjoy strolIing along the narrow streets decorated with flowers and you wîII come across some beautifully preserved old houses.

Guided tours upon request

Enquire at the Tourist Office
Tél 02 40 28 20 90 - Fax 02 40 28 06 02
Tourisme-chateaubriant@fr.fm

http://www.tourisme-chateaubriant.fr.fm

Si ces histoires vous intéressent,
profitez des visites guidées
(toute l’année pour les groupes
02 40 28 20 90)