Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Aller au plan simplifié  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Tourisme > Nozay : la Carrière du Parc (schiste)

Nozay : la Carrière du Parc (schiste)


 

Ecrit le

 Pierre Kitaille et Miss Liken

JPEG - 271.7 ko
Pierre Kitaille etr Miss Liken
JPEG - 285.3 ko
Tue-vent
JPEG - 285.5 ko
Cabane de carriers
aaa
JPEG - 292 ko
Mur de la cabane
JPEG - 293.8 ko
wagonnets
JPEG - 295.2 ko
roues du wagonnet
JPEG - 290.7 ko
Treuil, très ancien
JPEG - 273.9 ko
Treuill, ancien
JPEG - 298.9 ko
Filin, relié au treuil, qui hisse les plaques de schiste
JPEG - 307.3 ko
Poulie
JPEG - 292.3 ko
Dispositif d’accrochage des plaques de schiste
JPEG - 242.5 ko
Marjolaine, toi si jolie ...
JPEG - 230.9 ko
Pierre Dousset, ancien carrier (90 ans) avec Christophe Pauvert

Deux curieux personnages vous donnent rendez-vous à Nozay, dans la Carrière du Parc, tout à côté des étangs de Loisirs : Pierre Kitaille et Miss Liken. Ils vous guideront dans ce site de promenade destiné à valoriser le patrimoine technique des anciens carriers.

L’activité industrielle, liée à la pierre, a été si florissante dans la région de Nozay qu’on dit encore « pierre de Nozay » ou « pierre bleue » à la place de « schiste ». Plus de 300 personnes y travaillaient avant guerre. Mais elle a aujourd’hui presque totalement disparu. Il ne reste plus qu’une seule carrière en activité où les carriers ont totalement changé de méthode d’extraction.

« Le carrier autrefois travaillait avec le marteau taillant » explique Pierre Kitaille tandis que Miss Liken vous montre la Marjolaine qui pousse de façon sauvage.

Deux treuils, un tue-vent, une cabane de carriers, des wagonnets, le site conserve des buttes résiduelles où le schiste, trop plissé, trop faillé, n’a pu être exploité. La carrière, qui longe le parc du château de la Touche, a été fermée voilà 50 ans. Rachetée par la commune en 1999, elle a attendu 8 ans qu’on s‘occupe d’elle...

L’abandon du site, le silence et la présence très discrète de l’homme ont permis à la nature de reprendre ses droits. Ce petit terroir (12000 m2), pourtant fortement bouleversé et artificiel, est devenu un paradis animalier.

Eau, arbres, fruits, insectes, cachettes, terriers permettent une vie sauvage riche mais très fragile. C’est un équilibre délicat qu’une exploitation soudaine et trop forte peut faire disparaitre.

Les visiteurs, pour cette raison, n’auront accès qu’à une seule partie de la carrière, et de plus auront des zones de circulation assez réduites, permettant ainsi de découvrir, mais aussi de sauvegarder des biotopes exceptionnels et notamment la lande schisteuse composée de végétation de rocaille : lichens, mousses, bruyères, genêts, digitales, ... .

 Les partenaires du projet

Après 5 ans d’étude, d’analyse et de réflexion, l’ASPHAN (sous la présidence de Catherine Paliès) s’est mise en quête de financeurs et d’aides techniques. Il était prévu 70 000 € pour l’accueil du public, (sécurisation du site, bâtiment d’accueil) et la conception d’un livret d’interprétation pour la visite.

Les partenaires financiers sont :

- La communauté de communes de la région de Nozay (26606 €), -le service environnement du conseil général de Loire Atlantique (21101 €),
- le service Action culturelle et patrimoine du CG 44 (10939 €),
- la fondation LANGLOIS (fondation privée) (7 500 €),
- le Crédit Agricole et sa fondation Pays de France (4 000 €)

La Carrière du Parc entre dans le réseau du patrimoine industriel et technique du pays de Châteaubriant avec la mine d’Abbaretz (étain), les forges de la Hunaudière et de Moisdon, le four à chaux d’Erbray, les mines de fer de Brutz, et le Moulin du Pont à Sion-les-Mines.

Il a fallu huit ans de travaux. Les bénévoles de l’ASPHAN ont élagué et débroussaillé les anciens trous d’excavation. En 2002 un chantier de dix-huit jeunes bénévoles internationaux ont réalisé à l’identique un ancien abri de carrier et le belvédère qui surplombe la carrière.

Depuis 2003 les bénévoles aidés par des TIGistes (Travailleurs d’Intérêt Général) entretiennent le site régulièrement, et construisent des murets en pierres sèches pour sécuriser le site avec le concours des employés des services techniques de la commune de Nozay qui ont acheminé les matériaux et le matériel, donné ou racheté dans des anciennes carrières.

L’inauguration officielle a eu lieu le 14 septembre 2007. C’est Pierre Dousset, 90 ans, ancien carrier de Nozay, qui a coupé le ruban.

La carrière est ouverte le mercredi et le samedi, de 15 h à 19 h, de juin à septembre et sur rendez-vous en dehors de cette période. Tél 02 40 79 34 29.



Contacter l’association de sauvegarde du patrimoine historique de Nozay (ASPHAN) ; asphanozay@aol.com