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Accueil > Tourisme > Essé

Légendes de la pierre et du ciel

Essé

  ESSE (Eglise Notre Dame)

Voir carte de la région

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Eglise Esse
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Façade1
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Façade2


Eglise en partie romane, avec beaux engoûlants pour tenir les tirants
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Engoulants
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Façade sud : petit porche sous lequel les trésoriers rendaient leurs comptes chaque année.

Retable baroque totalement en bois, de très bonne qualité
Au centre avec tableau du rosaire - XVII° s

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Maître-autel
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Maître-autel
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Maître-autel

-  la tête de la Vierge est celle de Mme de Sévigné
-  en médaillon : des scènes de la vie de Jésus

Statues :

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Ste Germaine
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St Eloi
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St Joseph
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Ste Anne

Au fond de l’église :

St Michel terrassant le dragon
et St Christophe

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St Michel
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St Christophe

Côté nord, sous la vitre : une vierge en argent massif

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Vierge en argent

Sous l’autel, et derrière la chaire (ou ce qu’il en reste) : un pélican nourrissant, de son sang, trois petits.

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Pelican
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Pelican

L’ancienne chaire a servi à faire les pupitres de lecture entourant l’autel conciliaire

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Pupitre 1
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Pupitre2

Deux confessionnaux : - l’un marqué « Monsieur le Curé » , l’autre marqué « Monsieur le vicaire »

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Confessionnal

Beau Christ en bois noir.

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Croix en bois noir

 Orgue polyphone

Côté nord une rareté : un orgue polyphone comme il en existe un à St Aubin des Châteaux.
- Date 1880-1885
- Facteur d’orgue : LOUIS DEBIERRE & CIE NANTES

Les tuyaux se trouvent à l’intérieur
Un coffre en chêne, sans tuyaux apparents, avec des volets expressifs à l’ avant et sur les dessus qui peuvent s’ouvrir pour laisser sortir le son

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Orgue polyphone 1
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Orgue polyphone 2
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Orgue polyphone 3


- Pédales permettant de souffler avec les pieds
- des poignées latérales, en cuivre, permettent de transporter l’ instrument

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Orgue polyphone 4
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Orgue polyphone 5
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Orgue polyphone 6


L’orgue est dit « polyphone », car certains de ses tuyaux les plus graves peuvent faire entendre, successivement, plusieurs notes

Dans la sacristie :

- meubles bien cirés, pour les vêtements sacerdotaux

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Meuble sacristie 1
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Meuble sacristie 2
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Meuble sacristie 3

- Christ de procession

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Croix de procession
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Bannière
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Eteignoir


- éteignoir pour les cierges

 Le pélican

PÉLICAN, oiseau aquatique qui a au bas du cou et entre les clavicules une ouverture qui est un faux œsophage, par le moyen duquel il retire de son estomac, avec son bec, les aliments qu’il a pris, lorsqu’ils sont à demi digérés, et en nourrit ses petits ; ce qui a fait dire qu’il se saignait pour leur conserver la vie.

Dans l’art héraldique, le Pélican paraît de profil sur son aire, les ailes étendues, comme s’il prenait l’essor, se béquetant la poitrine et nourrissant ses petits, au nombre de trois.

Le Pélican est l’emblème du sacrifice du Christ donnant son sang pour les hommes mais c’est une image fausse. Cet oiseau chimérique n’a véritablement du pélican que le nom, c’est un animal poétique et purement imaginaire.

Cette imagerie chrétienne tire son origine d’un Psaume de David, Prière dans le malheur (102.7), où les premiers traducteurs de la Bible crurent reconnaître un pélican sous le nom hébreu d’un certain volatile : « Je suis semblable au pélican du désert, je suis pareil au hibou des ruines, je veille et je gémis ».

La critique moderne et les spécialistes du texte biblique sont aujourd’hui d’accord pour dire qu’il y a eu erreur d’interprétation et que l’oiseau en question était plutôt un choucas ou un rapace. D’ailleurs le pélican se nourrit de poissons ... et au désert il n’y en a pas !

Alors, d’où provient cette légende d’un oiseau qui se déchire les entrailles pour nourrir sa progéniture ?

En Egypte on racontait que la femelle des vautours, lorsqu’elle manquait de nourriture à donner à ses oisillons, s’ouvrait la cuisse pour permettre à ses enfants de prendre son sang, pour éviter qu’ils ne meurent de faim. D’ailleurs les Egyptiens couronnaient les déesses-mères et les reines d’une coiffure en forme de vautour.

Dans le cadre de la nouvelle idéologie qui prospérait au grand jour, où le poisson représentait le Christ rédempteur, l’allégorie de l’oiseau carnivore ne fut plus comprise. Le vautour dévoreur de chairs en pourriture n’était pas convenable.

Par une sorte de passe-passe, et le glissement des traductions, le vautour mangeur d’entrailles refroidies se vit remplacé par le pélican pourvoyeur de poissons... Et par la même occasion, de l’allégorie maternelle on passa à un emblème paternel incarné par le pélican, ivre de volupté, de tendresse et d’horreur.

 Alfred de Musset

Lorsque le pélican, lassé d’un long voyage,
Dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux,
Ses petits affamés courent sur le rivage
En le voyant au loin s’abattre sur les eaux.
Déjà, croyant saisir et partager leur proie,
Ils courent à leur père avec des cris de joie
En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.
Lui, gagnant à pas lent une roche élevée,
De son aile pendante abritant sa couvée,
Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.
Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte ;
En vain il a des mers fouillé la profondeur ;
L’océan était vide et la plage déserte ;
Pour toute nourriture il apporte son cœur.
Sombre et silencieux, étendu sur la pierre,
Partageant à ses fils ses entrailles de père,
Dans son amour sublime il berce sa douleur ;
Et, regardant couler sa sanglante mamelle,
Sur son festin de mort il s’affaisse et chancelle,
Ivre de volupté, de tendresse et d’horreur.

 Diaporama

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