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Légendes de la pierre et du ciel

Légende dorée, circuit 2

  La légende dorée

La Légende dorée (Legenda aurea) est un ouvrage rédigé en latin par Jacques de Voragine entre 1261 et 1266 qui raconte la vie (merveilleuse !) de 180 saints, saintes et martyrs chrétiens ainsi que certains épisodes de la vie du Christ et de la Vierge, suivant le calendrier liturgique.

 Saint Martin


Martin, fils d’un tribun des soldats, élevé à Pavie du temps des empereurs Constantin et Julien
Voulait devenir catéchumène, mais enrôlé de force dans l’armée à 15 ans
Un jour il rencontre un pauvre tout nu. Il lui donne la moitié de son manteau
A 18 ans, il devient catéchumène, mais doit encore servir 2 ans dans l’armée
C’est le temps où les romains envahissent la Gaule
Martin, « soldat du christ » refuse de combattre

Après son départ de l’armée, rejoint St Hilaire à Poitiers
Puis retourne en Italie convertir ses parents
Fonde un monastère à Milan, et un autre près de Poitiers (à Ligugé)
Ressuscite plusieurs morts
Elu par les chrétiens de Tours pour être évêque de leur ville
Malgré l’opposition d’autres évêques qui le trouvaient négligé dans ses vêtements et d’humble figure
Fonde un monastère près de Tours : Marmoutier (ou le Monastère de Martin)
La légende dorée lui attribue de nombreux miracles, notamment : chasser les démons

 Saint Eustache


Eustache s’appelait d’abord « Placide ». Il commandait les armées de l’empereur Trajan
C’était un homme bon et miséricordieux et Dieu le jugea digne d’être admis à la voie de la vérité
Un jour, à la chasse, Placide remarque un cerf plus grand et plus beau que les autres
Il le suit et voit briller entre ses cornes une grande croix. « Placide, pourquoi me persécutes(tu ? »
Placide se prosterna et reconnut le Christ
Il fut baptisé sous le nom d’Eustache
Peu de temps après la peste fit périr tous ses serviteurs, les voleurs emportèrent tous ses biens
On lui enleva sa femme et ses fils, mais il les retrouva plus tard
Il fut martyrisé sous l’empereur Adrien

 Saint Jean Baptiste


Jean le baptiste est lez fils de Zacharie et Elisabeth, cousins de la Vierge Marie. Ce vieux couple se désolait de n’avoir pas de fils. Mais l’ange Gabriel apparut à Zacharie, dans sa vieillesse, pendant qu’il officiait au Temple de Jérusalem « Ta supplication e été exaucée, ta femme Ellsabeth t’enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jean. Tu en auras joie et allégresse et beaucoup se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand aux yeux du Seigneur’ ». Zacharie émit des doutes. L’ange Gabriel lui dit alors « tu seras réduit au silence et sans pouvoir parler jusqu’à ce que mes paroles s’accomplissent ». Elisabeth, elle, était heureuse parce que te Seigneur « s’est plu d’enlever ce qui faisait ma honte parmi les hommes » (d’où le Magnificat)

On retrouve Jean-Baptiste vers l’an 27, prêchant sur les bords du Jourdain et baptisant ceux qui quittaient les villes voisines pour venir l’écouter. Jésus vint pour être baptisé par Jean et celui-ci vit le St Esprit descendre sur lui sous la forme d’une colombe.

Jean dénonçait l’hypocrisie des chefs religieux et reprochait à Hérode Antipas son mariage avec sa nièce Hérodiade. Il fut emprisonné. Hérode cherchait à se venger. Et puis un jour que sa fille Salomé avait bien dansé, il lui promit la cadeau qu’elle souhaiterait. Salomé, sur les conseils de sa mère, exigea que la tête de Jean lui fut apportée sur un plateau.

Parce qu’il proclama Jésus comme « l’agneau de Dieu », il est souvent représenté avec un agneau.

Il est le patron des autoroutes (parce qu’il voulait « rendre droit le chemin de Dieu »), des maréchaux-ferrants, des tailleurs et des ordres hospitaliers.

 Jeanne d’Arc


Jeanne est la plus jeune des cinq enfants de Jacques d’Arc, fermier. Elle avait 13 ans quand elle entendit « des voix » accompagnées d’une brillante lumière, lui demandant de servir le Dauphin (Charles VII) et de sauver la France. Ses tentatives pour rejoindre l’armée française se heurtèrent à la dérision mais elle persévéra. Vêtue d’une armure blanche, elle conduisit le troupes et sauva la ville d’Orléans en avril 1429 (contre les Anglais) et prit Troyes en juin 1429 . Quand Charles VII fut couronné à Reims, Jeanne était à ses côtés. Mais elle fut en butte aux moqueries et à la suspicion des courtisans, du clergé et des soldats.

En mai 1430 elle fut capturée par les Bourguignons et livrée aux Anglais. Charles VII ne fit aucune tentative pour la faire libérer. Emprisonnée à Rouen, accusée de sorcellerie et d’hérésie, elle fut brûlée vive le 30 mai et ses cendres furent jetées à la Seine

Elle est la deuxième patronne de la Franco - et la patronne des soldats. Elle est souvent représentée avec l’armure blanche et l’étendard qui furent les siens à la bataille d’Orléans.

 Sainte Marguerite

Marguerite était la fille d’un noble païen, mais elle fut instruite dans la religion chrétienne par sa nourrice

Un jour qu’elle avait 15 ans, et qu’elle gardait les brebis de sa nourrice, le préfet Olybrius la fit enlever « Si elle est de naissance libre, je la prendrai pour femme. Si elle est esclave, j’en ferai ma concubine ». Marguerite lui apprit qu’elle était noble et chrétienne. Olybrius voulut lui faire renier sa religion. En vain, il la fit attacher à un chevalet et on la battit si cruellement, d’abord avec des verges, puis avec des pointes de fer, que ses os furent mis à nu.

Quand elle fut reconduite dans sa prison, celle-ci s’illumina aussitôt d’une immense clarté et Marguerite demanda à Dieu de faire apparaître, sous forme visible, l’ennemi qui luttait contre elle. Alors apparut un dragon hideux qui voulut se jeter sur elle pour la dévorer. Mais elle fit le signe de la croix et il disparut.

Un autre jour, le démon lui apparut sous la forme d’un jeune homme. Mais Marguerite le saisit par la tête, l’étendit à terre et lui dit : « Démon orgueilleux, prosterne-toi sous le pied d’une femme »

Le lendemain, le préfet Olybrius la fit brûler avec des torches ardentes et puis plonger dans un bassin plein d’eau. Mais la terre trembla, le bassin se brisa et la jeune fille en sortit saine et sauve sous les yeux de la foule. Ce jour-là, 5000 personnes se convertirent ... et furent mises à mort pour le nom du Christ.

Finalement, Olybrius la fit décapiter.
Les femmes en couches invoquent Ste Marguerite pour que l’enfant naisse sans mal.

 Saint Antoine de Padoue

Fils d’un chevalier portugais, moine à 15 ans, il vécut comme ermite au Maroc mais la maladie l’obligea à rentrer en Italie. C’est là qu’on découvrit ses talents de prédicateur. Il prêcha dans toute l’Italie, les foules accouraient à son enseignement. Les églises étant trop petites, il dut prêcher sur les places publiques, les commerces se fermant à son passage.

II mourut à 36 ans. Son tombeau est célèbre pour ses miracles, Il est plus particulièrement invoqué pour les objets perdus car une légende raconte comment un novice, qui lui avait volé son psautier, le ramena dès le lendemain matin, effrayé par la vision qu’il avait eue la nuit !

Il est représenté portant le Jésus enfant, ou prêchant aux poissons, ou accompagné d’un âne

 Sainte Christine

Jeune fille noble et fort belle, que de nombreux hommes demandaient en mariage, mais ses parents voulaient la consacrer au culte des dieux, alors ils l’enfermèrent dans une tour, avec 12 de ses suivantes, en compagnie d’idoles d’or et d’argent. Mais elle, instruite par l’esprit divin, jetait par la fenêtre l’encens qu’elle aurait dû brûler devant les dieux. « Ma fille, si tu n’offres de sacrifices qu’à un seul Dieu, les autres dieux en seront fâchés » - Christine expliqua à son père qu’elle offrait des sacrifices au Père, au Fils et au St-Esprit mais que « ces trois dieux n’en font qu’un seul ».

Elle brisa les statues et offrit aux pauvres l’or et l’argent dont elles étaient faites. Urbain son père, furieux, la fit dévêtir et ordonna à 12 serviteurs de la frapper, ce qu’ils firent jusqu’à ce que les forces leur manquent. Puis il la fit enchaîner et jeter en prison. Et il ordonna qu’on lui déchirât les chais et qu’on rompit ses membres. Mais Christine, prenant des morceaux de sa chair, les jetait au visage de son père en disant : « Tyran, mange cette chair que tu as engendrée ». Alors son père la fit attacher sur une roue et alluma sous elle un bûcher où l’on jeta de l’huile. Une grande flamme en jaillit qui tua 1500 personnes sans lui faire de mal.

Son père la fit jeter à la mer avec une grande pierre attachée au cou. Mais les anges la maintinrent au dessus de l’eau et le Christ lui-même la ramena au rivage. Et puis son père, qui voulait la décapiter, mourut

Il eut pour successeur un magistrat nommé Elius qui la fit plonger dans une chaudière allumée avec de l’huile, de ta résine et de la poix. En vain. lI lui fit raser la tête et la conduisit nue jusqu’au temple d’Apollon. Mais la statue du dieu tomba en poussière et le magistrat, effrayé, en mourut.

Son successeur, Julien, fit plonger Christine dans une fournaise ardente. Elle y resta 5 jours, saine et sauve, chantant avec des anges. Alors il fit lancer contre elle des serpents, qui lui léchèrent les pieds et la sueur de son corps. Julien lui fit trancher les mamelles : il en sortit du lait au lieu de sang. Il lui fit couper la langue, mais elle continua à parler. Elle jeta même un morceau de sa langue à Julien, qui fut touché à l’oeil et en devint aveugle. Finalement, Julien lui fit envoyer deux flèches au coeur et une autre au côté. Elle en mourut.

 Sainte Germaine

Fille d’un pauvre laboureur de Pibrac, près de Toulouse, elle perdit sa mère quand elle était toute jeune. Chétive, maltraitée au foyer, elle acceptait souffrances et humiliations avec patience et joie, trouvant son réconfort dans la prière et notamment dans la récitation du chapelet. On raconte que, étant soupçonnée d’avoir emporté du pain dans son tablier pour le donner aux pauvres, on lui fit ouvrir son tablier et il en tomba des fleurs printanières. Elle mourut sous l’escalier de sa maison, sur son lit de sarment. A Pibrac, une basilique a été élevée en son honneur. Elle est la patronne de ta Jeunesse Agricole Chrétienne Féminine

 Saint Christophe

Christophe veut dire : porteur de Christ. On dit que l’homme était un géant patibulaire qui, parce qu’il était puissant, jura de servir le plus puissant des maîtres. Il pensa que c’était le diable mais quand il s’aperçut que celui-ci avait peur du Christ, il décida de servir le Christ.

Cherchant la meilleure façon de servir son nouveau maître, il rencontra un ermite qui lui indiqua un service chrétien : vivre seul auprès d’un gué et porter les travailleurs de l’autre côté sur ses épaules musclées. (gué vient de l’allemand guen qui veut dire marcher)

Un jour il fit passer un jeune garçon, si lourd qu’il crut bien qu’ils allaient se noyer tous les deux.

L’enfant se présenta comme le Christ et expliqua au géant épuisé qu’il venait de transporter sur son dos le Créateur, alourdi de tous les péchés du monde. Pour prouver ses dires, il demanda à Christophe de planter son bâton dans le sol et, le lendemain, des fleurs et des feuilles y poussaient.

St Christophe est le patron des voyageurs (conducteurs et navigateurs). On le représente avec l’enfant sur l’épaule. Il est aussi le patron des portefaix, des forts de la halle, des dockers, etc.

St Christophe, personnage très populaire, a disparu du nouveau calendrier romain en 1970.

  Saint Pierre, apôtre

Il était pêcheur sur le lac de Génésareth, disciple de Jésus, auteur d’un évangile qui n’a pas été retenu par l’Eglise (pas plus que les évangiles de Thomas, Barnabé, Jacques et d’autres, rejetés comme d’autres écrits par le pape Gélase 1er au \/e siècle). On lui doit aussi une Apocalypse qui était encore reconnue au VIlle siècle.

C’est l’apôtre le plus cité dans les quatre Evangiles, témoin de la plupart des miracles de Jésus, présent à la Transfiguration de Jésus et à la prière au Mont des Oliviers, ce qui ne l’empêcha pas d’abandonner Jésus :
« Avant que le coq ne chante, tu m’auras renié trois fois ». il est vraisemblable que son récit a inspiré les trois premiers évangélistes Matthieu, Marc et Luc.

Il est considéré comme l’un des piliers de l’Eglise. il s’appelait en réalité Simon, mais pour ne pas le confondre avec un autre disciple qui s’appelait Simon le Zélote, Jésus l’appela Pierre car il avait le crâne lisse comme une pierre (mais dans les Evangiles il l’appelle des fois Simon, des fois Pierre). Cette renomination serait plutôt le fait des trois premiers évangélistes.

Les Evangiles racontent que Jésus aurait dit : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je construirai mon église ». Il est souvent représenté avec des clefs car Jésus lui aurait donné « les clefs du royaume de Dieu ». Il est parfois représenté avec un coq.

Il faut rappeler que Pierre est le disciple que Jésus accable le plus de sarcasmes « es-tu donc aussi borné que les autres ? » (Marc XV-15-16) - « Vade retro, satanas » (Marc VIII, 27-33) « Tu penses comme les hommes pensent, non comme Dieu pense »

La tradition veut que Pierre ait été le premier chef de l’Egiise. En réalité ce fut Jacques d’Alphée (cité par l’évangile de Thomas).

 Le curé d’Ars

Jean-Marie Vianney, fils de fermier pauvre, (né en 1786) passa toute son enfance à la ferme familiale. Il reçut peu d’instruction. C’était un élève médiocre, surtout parce qu’il avait commencé à étudier très tard. Il éprouvait de grandes difficultés, et ses connaissances se limitaient à un peu d’arithmétique, un peu d’histoire et un peu de géographie ; l’étude du latin était pour lui un supplice. Ses maîtres cependant, voyant sa piété, ne doutaient pas de sa vocation. Malheureusement la Guerre réclamait beaucoup de soldats et, par erreur, il fut enrôlé. Mais comme il venait d’être malade (il était encore convalescent), il éprouva des difficultés à rejoindre son régiment, s’égara, et, pour ne pas être puni comme déserteur, il accepta la proposition d’un paysan de le cacher sous un faux nom, comme instituteur dans son village, puis son jeune frère ayant accepté de servir à sa place, il put regagner le petit séminaire. Il ne comprenait rien à la philosophie du fait qu’elle s’enseignait en latin, mais son évêque qui connaissait sa piété, finit par l’ordonner prêtre en 1815.

Il fut nommé curé d’Ars en Dombes en 1817 (200 habitants). Partant de la réalité de leur quotidien de simples paysans, il donnait constamment l’impression de vouloir les "tirer vers le haut". Il les rendait responsables du bien commun en leur mandant de réaménager le cimetière, d’entretenir l’église, d’organiser des fêtes qui ne fussent plus des lieux de perdition (refus de la danse, de la boisson et des comportements impudiques). Il était convaincu que l’éducation et l’enseignement catéchistiques stimuleraient les âmes pour les conduire vers la sainteté.

Il créa une école de filles (1824) puis une école de garçons (1849)

On le disait attaqué personnellement par le démon.

Il mourut en 1859, complètement épuisé. Il a été canonisé en 1925 par le pape Pie XI qui le déclara patron des curées de paroisse.

 Sainte Colombe

· Colombe de Cordoue (+ vers 853), vierge et martyre fêtée le 17 septembre.
· Colombe de Sens (+ vers 273), vierge qui subit le martyre à Sens sous Dioclétien, on l’honore le 31 décembre.
Née en Espagne, d’une famille royale, la vierge Colombe fut touchée par la foi. En route pour la Gaule, assoiffée, elle obtint par la prière qu’une fontaine jaillît. Baptisée à Vienne en Dauphiné elle partit à Sens, où la religion chrétienne gagnait chaque jour de nouveaux adeptes. Là, en 274 l’empereur Aurélien la martyrisa sur le chemin qui conduit au village de Saligny, à la fontaine d’Azon entre les villages de Saint-Clément et de Saint-Denis. Un pèlerinage se déroulera désormais sur ces lieux dans une chapelle détruite plus tard par les révolutionnaires.

De nombreux miracles sont accordés à sainte Colombe : Aubertus, un prince aveugle d’une illustre famille, déposa du sang de la vierge sur ses yeux et recouvra la vue ;

en 1119, la sécheresse annonçait une immense famine quand son corps fut transporté à l’église Saint-Etienne, premier martyr. Après les prières, une grande pluie sauva le peuple de la famine.

En 1142, une nouvelle basilique fut érigée. A la Révolution elle fut pillée et détruite et les reliques de la sainte furent déposées à la cathédrale de Sens. En 1851, le chanoine de La Rochelle construisit une chasse où ses reliques furent transportées le 28 août 1853.

Voir une très belle statue de St Joseph et l’enfant Jésus.

Autel « privilégié » car une indulgence spéciale a été donnée par Rome aux prêtres qui y célèbrent la messe (ce n’est plus le cas de l’autel conciliaire, datant du Concile de Vatican II)

 Saint Vincent de Paul

(Il est représenté, à Piré sur Seiche, avec deux petits enfants)

Vincent de Paul (né au village de Pouy près de Dax le 24 avril 1581- mort en 1660, renommé pour sa charité, qu’il exerça notamment auprès des galériens- dont il était aumônier, des enfants trouvés et des paysans ignorants

 Saint Paul

Né dans une famille juive dans la province romaine de Cilicie, c’était dirions-nous maintenant, une sorte de métèque, à la fois juif, romain et grec. Homme très cultivé, parlant le latin, l’hébreu et le grec, il était en même temps fabricant de tentes.

Elevé dans le respect de la tradition rabbinique, c’était un farouche opposant à la nouvelle religion chrétienne. Il participa à la persécution des chrétiens et notamment à la lapidation d’Etienne. Sa conversion eut lieu au cours d’un voyage de Jérusalem à Damas, où terrassé par une violente lumière venue du ciel il entendit ces mots « Paul, Paul, pourquoi me persécutes-tu ? ». Ses compagnons entendirent la même chose que lui. Paul devint aveugle. Il se retira 3 jours et 3 nuits à Damas, sans boire, sans manger, soutenu par un ami qui hâta son baptême. C’est alors qu’il retrouva la vue.

Après sa conversion il resta 3 ans en Arabie dans la prière et la solitude puis revint prêcher à Damas, puis Jérusalem, Antioche, etc.

C’est à partir d’Antioche qu’il entreprit 3 grands voyages qui furent à l’origine de la diffusion du christianisme. Il prêchait dans les centres de commerce et de culture, s’adressant d’abord aux Juifs, puis, quand ceux-ci le rejetaient, aux Gentils (aux païens, c’est-à-dire aux non-juifs). C’était une sorte de provocateur, ne se montrant jamais aussi juif que dans un milieu païen, et païen dans un milieu juif, essayant de recoller les morceaux entre le judaïsme et le christianisme. C’était le temps où les lois de pureté interdisaient à un juif de partager sa table avec un non-juif, et Paul estime qu’il ne doit pas y avoir de ségrégation parmi les fidèles qui célèbrent la dernier Cène du Seigneur (la messe).

Il se heurta aux catholiques d’origine juive (qui voulaient imposer la circoncision aux païens convertis au christianisme), aux orfèvres d’Ephèse parce qu’il s’opposait au culte de la Déesse Diane et au commerce lucratif de ses statuettes. Il se heurta bien entendu aux Juifs au point que les Romains, pour le protéger, le firent emprisonner. If attendit son jugement deux ans et finit par demander à être jugé par l’empereur romain. Au cours du voyage ‘vers Rome, des vents contraires retardèrent son bateau, une tempête faillit le faire couler, il échoua finalement sur l’île de Malte où il fut piqué par une vipère (le venin ne lui fit aucun effet).

On ne sait pas grand chose sur sa mort. On dit qu’il fut décapité. lI est souvent représenté avec l’épée de son martyre et avec un livre, en référence aux nombreuses épîtres qu’il a écrites et qui constituent une bonne partie du Nouveau Testament.

 Saint Yves

Saint Yves(1250-1303) - représenté à Piré sur Seiche avec une robe noire d’avocat

Saint breton, prêtre, avocat et juge. Il était l’ami des pauvres
Il étonnait ses paroissiens en célébrant la messe en breton et pas en latin....
Comme juge on le disait équitable, entre les pauvres et les riches.
Comme avocat, on disait de lui : « advocatus erat, sed non latro, res mirabilis populo » Il était avocat, mais pas voleur, chose admirable pour les gens.

On le représente souvent avec une bourse (pour tout l’argent qu’il donna aux pauvres) et avec un parchemin (qui rappelle sa fonction de juge)

 Marie-Madeleine

Elle était sœur de Lazare et de Marthe.
Considérée comme une pécheresse, c’est elle qui lava les pieds de Jésus avec ses larmes et les essuya avec ses cheveux, tandis que Marthe s’activait.
Jésus la défendait constamment.
On la trouve au pied de la croix
Et c’est à elle que Jésus apparut en premier après sa résurrection

Selon la légende dorée, elle fit de nombreux miracles.

 Véronique

Elle aurait recueilli l’empreinte du visage du christ sur un linge.
Elle apparaît en note dans l’évangile de Nicodème au Ve siècle.

 François d’Assise

Représenté habituellement avec
-  une robe de dure
-  une cordelière à trois nœuds (= 3 vœux ; pauvreté, chasteté, obéissance)
-  un crucifix à la main, un livre dans l’autre main
-  un crâne

François est issu d’une riche famille marchande d’Assise. À sa naissance, sa mère le fait baptiser sous le nom de Jean. De retour de son voyage en France, son père, Pierre Bernardone, lui donne le nom de François, (Francesco : le Français), qu’il gardera et par lequel il sera universellement connu.

Fils d’un riche commerçant, il mène la belle vie et organise les fêtes de ses congénères. Mais un jour, alors qu’il se trouve dans une chapelle, une vision lui demande de réparer cette chapelle. Prenant l’ordre au pied de la lettre, il vend des marchandises du commerce de son père pour pouvoir restaurer la vieille chapelle délabrée. Furieux des excentricités de son fils, Pierre Bernardonne le convoque en justice. Lors de son audition sur la place d’Assise, au printemps 1206, François rend alors l’argent qui lui reste ainsi que ses vêtements et, se retrouvant nu, il dit à son père et à la foule rassemblée : « Jusqu’ici je t’ai appelé père sur la terre ; désormais je peux dire : “ Notre Père qui êtes aux cieux ”, puisque c’est à lui que j’ai confié mon trésor et donné ma foi ». L’évêque d’Assise le prend alors sous sa protection.

Les saints ont nécessairement pratiqué la pauvreté, puisque la richesse est ce que l’homme désire le plus, et puisque le saint ne fait rien comme les autres hommes. François d’Assise, le premier, fit de la pauvreté une sorte de noblesse.. Lorsqu’il crée l’ordre des Franciscains, les frères ne travaillent que peu et bientôt tombent à la mendicité. Loin d’être une force créatrice, les Franciscains, dès la mort de leur fondateur, se dressent comme un reproche en face de l’Église opulente.
Saint François ne destinait pas ses frères au service politique de l’Église ; il ne semble avoir eu d’autre but que de vivre humble, pauvre et joyeux, parmi la tristesse des malades et des pauvres. La pauvreté qu’il avait choisie n’était aucunement figurative ou symbolique ; elle était réelle. Il rougissait de rencontrer un pauvre plus pauvre que lui-même, et jamais il n’accepta une aumône dépassant son besoin immédiat. Il ne voulait pas que l’on pensât au lendemain, n’admettait ni l’épargne ni les provisions
François se veut pauvre pour réconforter les pauvres ; il supporte joyeusement sa misère volontaire ; il traverse le monde comme une espérance et non comme une ironie. Saint François d’Assise fut un très libre esprit ; il était doux et humble, mais ferme et volontaire. Aucunement théologien, peu instruit et seulement par la littérature populaire, les légendes et les romans de chevalerie, il respecte beaucoup l’autorité ecclésiastique, mais il la redoute encore davantage. Il n’est pas l’homme de la tradition ; il imagine, il innove, il crée ; il n’a pas peur d’être original.

Source : http://www.remydegourmont.org/de_rg...

 St Ouen

Né en 609 à Sancy, près de Soissons, il s’appelait en réalité Dadon (ses frères s’appelaient Adon et Radon) il appartenait à l’une des plus nobles familles du royaume.

Il était ami de Saint Éloi, trésorier de Clotaire II

Dagobert 1er, successeur de Clotaire II, appréciant le mérite de Dadon en fit son conseiller référendaire (chargé de rédiger et publier les actes royaux et d’apposer les sceaux

Mais cette réussite sociale ne lui suffit pas. Il se remémore souvent sa rencontre, alors qu’il était enfant, avec le fougueux moine irlandais Colomban. Vers 634 Dadon fonde une abbaye. En 639, quand Clovis Il devient roi de France en succédant à Dagobert, le peuple de Rouen invite Dadon à devenir son évêque, Il accepte et prend le nom de Ouen (il est sacré, oint, l’année suivante, en même temps que son ami Eloi).

Pendant 44 ans, Ouen se dépense inlassablement pour mener à bien l’évangélisation de la population de Normandie encore livrée au paganisme et à la débauche (Oh !). Il condamne la simonie (= achat et vente de charges ecclésiastiques), introduit la notion de pénitence privée et de confession régulière des fidèles.

Il négocie la paix entre (‘Austrasie et la Neustrie c’est-à-dire entre les deux parties de la Gaule mérovingienne qui s’étaient séparées après la mort de Clovis.

Biographe de St Eloi, il mourut près de Clichy en 684, là où s’éIève aujourd’hui la ville de St Ouen

Il est inhumé à l’abbaye St Pierre de Rouen (qui du coup a changé de nom pour devenir Abbaye Saint Ouen).

Clotaire II Dagobert 1er Clovis II
(St Eloi) Dadon (St Ouen) Dadon : évêque de Rouen

 St Roch

Roch né à Montpellier en 1295, mort en 1327.

Saint connu par deux légendes à la fin du XVe siècle. Il a guéri des pestiférés lors d’un pèlerinage à Rome. Atteint â son tour, il s’isole dans une forêt. Un ange le soigne. Un chien du voisinage lui porte du pain et il guérit. Plus tard il meurt en prison, non reconnu des siens ! On le prie pour être préservé de la peste. Mais comme il n’y a plus de peste en nos contrées .. On l’invoque pour les maladies contagieuses, et pour l’épilepsie et autres maux du système nerveux.

Il est souvent représenté avec le chien qui l’a nourri, et avec un bubon sur sa cuisse découverte

 St Armel (ou Arzhel)

Né en 482 en Grande-Bretagne, Armel se fit moine après ses études et s’expatria en Armorique en un endroit qui s’appelle maintenant Plouarzel. Il établit un monastère dans la forêt de Brocéliande en un lieu qui devait devenir Ploërmel (plou d’Armel). Selon la légende, en présentant son étole, il aurait terrassé un dangereux serpent (La Guivre) qui jetait la terreur dans toute ta région. On l’invoque pour des problèmes de locomotion.

La Guivre ou vouivre est un nom très ancien qui désigne un serpent, une soeur, une épouse ou une fille de dragon, serpent de feu (et non serpent d’eau), avec une idée de lumière et de chaleur sortie des entrailles de la terre.

« La vouivre » est un roman de Marcel Aymé. Voir aussi un site internet à ce sujet

 Les évangélistes

Luc a pour attribut le taureau, parce que son évangile commence par le sacrifice de Zacharie, le père de Jean-Baptiste, qui aurait été tué dans le Temple de Jérusalem sur ordre d’Hérode. Il symbolise ainsi la Crucifixion du Rédempteur, mort pour le salut de l’humanité et l’image du paganisme vaincu par les saints. Le taureau était avant le christianisme un animal voué au sacrifice pour le culte des dieux.

Mathieu est symbolisé par l’homme parce que son évangile commence par la généalogie du Christ, ainsi l’homme évoque l’Incarnation. Le chrétien doit d’abord être un homme, parce que l’homme est un animal raisonnable et que seul celui qui s’avance dans les voies de la raison mérite le nom d’homme. L’homme est situé dans le ciel au-dessus de l’apôtre.

Jean , fut l’apôtre bien aimé de Jésus, son attribut est l’aigle symbole de l’Ascension, de la transcendance, de la contemplation de la réalité éternelle.. La légende disait que l’aigle était capable de regarder le soleil en face, qu’il était très attentif à ses petits, qu’il avait été vainqueur du Serpent et qu’il avait le pouvoir de rajeunir.

Marc , son attribut est le lion parce qu’il commence son évangile en citant le prophète Isaïe qui présente ainsi Jean-Baptiste « Voici que j’envoie devant toi mon messager qui préparera le chemin, c’est la voix de celui qui crie dans le désert »( sous entendu comme le lion dans le désert). Le lion est un symbole de la Résurrection. La légende voulait d’une part que les lionceaux naissent mort-nés et que le père leur souffle dans la gueule pour les réanimer et d’autre part que le lion et ses petits dorment les yeux ouverts. Cela rappelle que le Christ au tombeau avait les yeux ouverts, signe de sa Divinité.

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St Michel terrassant le dragon
(extrait d’un livre d’heures du Musée Dobrée à Nantes)

 L’archange Gabriel

La signification de son nom est "Personne robuste de Dieu".
Il est cité dans l’Ancien Testament, puis dans le Nouveau Testament et le Coran. Il est donc connu par le judaïsme, le christianisme et l’islam.

Dans l’Ancien Testament, il annonce une prophétie dans le livre de Daniel. Conformément à la signification de son nom lorsqu’il se matérialise dans la bible où quand il apparaît dans une vision, son aspect est semblable à celui d’un homme robuste . Il est considéré comme la main gauche de dieu

Dans le Nouveau Testament, il annonce la naissance de Jésus. Dans l’islam, c’est le même ange Gabriel qui révèle le Coran à Mahomet, qui annonce la naissance de Jésus à la vierge Marie et qui annonce les prophéties de Daniel .
Dieu communique avec ses prophètes soit par l’intermédiaire d’anges, soit par des visions ou des apparitions. Gabriel est considéré comme le messager de Dieu dans la Bible, et repris comme tel par le Coran.

Son apparition à la vierge Marie est décrite ainsi dans le Nouveau Testament :
« Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, à une jeune fille accordée en mariage à un homme nommé Joseph, de la famille de David ; cette jeune fille s’appelait Marie.
L’ange entra auprès d’elle et lui dit : « Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu, le Seigneur est avec toi. »
À ces mots, elle fut très troublée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

L’ange lui dit : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas être enceinte, tu enfanteras un fils et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la famille de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »

Marie dit à l’ange : « Comment cela se fera-t-il puisque je n’ai pas de relations conjugales ? »

L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint et sera appelé Fils de Dieu.
Et voici que Élisabeth, ta parente, est elle aussi enceinte d’un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, elle qu’on appelait la stérile, car rien n’est impossible à Dieu. »

Marie dit alors : « Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu me l’as dit ! » Et l’ange la quitta. »