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Au jour le jour

1797



22 nivôse (11 janvier 1797) : Louis Joseph Baguet a demandé, depuis un mois, une quantité de poudre suffisante pour l’exploitation de la Carrière et du Four à Chaux de la Rolandière à Erbray. La livraison ne s’est pas faite encore parce que « on a jugé que le dépôt de cette poudre à St Julien ne serait pas en sûreté et pourrait tourner au profit des malveillans » Finalement, il obtient 15 livres de poudre à mine, au fur et à mesure de ses besoins, sous la surveillance d’un commissaire chargé d’en constater l’emploi.

22 nivôse an V (11 janvier 1797) : le Commissaire du Directoire exécutif a dit : « le moment est arrivé où les élections doivent être renouvellées » (...) Les assemblées primaires sont composées des citoyens domiciliés dans le même canton, le domicile s’acquiert par la résidence et se perd par l’absence d’un an » (...) « Les citoyens sont les hommes nés et résidans en France âgés de 21 ans accomplis qui se sont fait inscrire sur les registres civiques du canton »

25 nivôse an V (14 janvier 1797) : la commune reçoit du Directoire des consignes pour « rappeller un noyé des portes de la mort si la vie n’est pas complètement éteinte ». L’expression est jolie !

8 Pluviôse (27 janvier 1797) : l’administration du Département réclame à nouveau deux chevaux à Châteaubriant, vu que le refus de l’administration municipale a été rejeté par le Ministre de la Guerre. L’administration municipale s’obstine, déclarant qu’il n’existe dans le tableau des chevaux de la commune, aucun cheval qui soit capable de faire un service militaire quelconque et qu’il serait inutile de désigner des chevaux « trop vieux ou trop jeunes, trop faibles ou poussifs ou vicieux, qu’il serait odieux d’obliger les propriétaires de mauvais chevaux de les faire conduire à Nantes pour y être examinés et renvoyés ». La municipalité persiste donc dans ses délibérations des 21 germinal an IV, et 6 frimaire an V.

8 pluviôse (27 janvier 1797) : la municipalité établit l’état des charges locales pour l’an V (en livres) :

- traitement du secrétaire  : 1200
- celui d’un commis  : 600
- celui d’un héraut  : 150
- celui du gardien de la maison des séances  : 72
- frais de bureau, y compris le loyer et l’entretien
du lieu des séances  : 400
- entretien et réparation des chemins vicinaux ainsi
que des ponts et quais qui ne dépendent pas
de la Grande Voirie  : 200

8 pluviôse (27 janvier 1797) : un militaire « ysolé » sortant de l’hôpital pour rejoindre son corps, se voit attribuer une paire de souliers.

 Garnissaires

8 pluviôse (27 janvier 1797) : deux citoyens ont remis des bons d’avoine en paiement de leur contribution foncière de l’an III. L’administration municipale considère que « ces bons ne sont pas de nature à être tenus en acquit de contribution » et réclame le paiement de 125 livres 15 sous, sous 3 jours, autorisant le percepteur « à les y contraindre en établissant chez eux des garnissaires aux termes de la loi ».

 Ils ont limé la clavette

11 pluviôse an V (30 janvier 1797) : il y a eu une tentative d’évasion à la maison d’arrêt de Châteaubriant (située à La Porte Neuve) où se trouvent quatre personnes. Le citoyen Lelièvre, Commissaire du Directoire, a constaté un effondrement au côté nord du cachot d’où il est sorti deux grosses pierres et plusieurs autres petites. « J’ai fait vérifier les fers qu’ils ont aux pieds et il a été remarqué qu’avec une pierre, ils ont limé la clavette ».

Le serrurier est appelé pour river de nouveau les clavettes et le commissaire demande « de prendre des mesures pour éviter les effondrements et les évasions de ces hommes » qui ont déjà fait des effractions à un autre endroit du cachot et qui ont été emprisonnés dans d’autres villes, non sans dommages puisqu’ils ont « manqué de tuer le concierge et sa femme » à Château-Gontier, et aussi le concierge de Craon.

Le citoyen Lelièvre demande au serrurier de faire « quatre menottes pour enferger les quatre détenus »

11 pluviôse an V (30 janvier 1797) : le Ministre de la Guerre demande aux municipalités de visiter les cordonniers pour savoir « la quantité de souliers par eux confectionnés » et leur signaler que le marché de fourniture à l’armée est résilié sauf s’ils veulent bien « se contenter du prix de 3 livres 18 sols par paire » (au lieu de 5 livres 15 sols, le 10 décembre précédent). La perte est d’environ 40 %.

13 pluviôse (1er février 1797) : il s’est produit « un écroulement d’une partie de la cy-devant chappelle du château servante de magasin de fourage »

14 pluviôse (2 février 1797) : « un cadenat avec une bande de fer et deux pitons » a été posé à la porte de l’appartement qui sert de magasin à poudre pour l’approvisionnement militaire. Le serrurier a demandé 6 livres en numéraire.

16 pluviôse an V (4 février 1797) : arrêté du Directoire Exécutif disant que « l’on ne doit pas laisser subsister des termes propres à rappeller le régime monarchique, en tête ou à la fin des loix dont la réimpression est ordonnée ».

22 pluviôse (10 février 1797) : le capitaine de la Garde Territoriale de Châteaubriant dit que « le 14 de ce mois, il est entré dans sa compagnie, sept gardes territorialles qui sont en sabots sans souliers et se trouvent dans l’impossibilité de faire le service pour cette raison ». L’administration municipale leur fait attribuer à chacun une paire de souliers cloués.

26 pluviôse (14 février 1797) : un arrêté du Directoire Exécutif dit que, à partir du 1er ventôse (19 février), les marchés faits par les administrations civiles pour les différentes fournitures militaires (pain et viande) seront résiliés.

Un membre de la municipalité s’inquiète : « quelles mesures a pris le gouvernement pour assurer la subsistance des troupes cantonnées dans le pays ? Si le service n’est pas assuré, que ferez-vous ? Les militaires s’adresseront directement à vous pour réclamer la subsistance qui leur est due. Il n’y aura pas à balancer, il faudra la leur faire fournir ».

L’administration municipale s’avise alors qu’elle a vendu les grains venant des biens nationaux. « Elle ne peut mieux faire que de retenir et arrêter provisoirement les grains provenant des revenus nationaux existant dans ses magasins (quoique vendus) »

 Du pain de munition

30 pluviôse (18 février 1797) : il est ordonné au citoyen Janvier, garde-magasin des revenus nationaux à Châteaubriant, de délivrer au meunier à Choisel la quantité de sept quintaux et 21 livres de froment, et un quintal 45 livres de seigle, « pour être réduits en farinne et fabrication du pain de munition destiné à la consommation des troupes stationnées à Châteaubriant et arrondissement »

2 ventôse (20 février 1797) : ce jour-là eut lieu à Châteaubriant « le lieff de la suspention de la livraison des grains nationaux » étant donné les mesures prises par le gouvernement pour pourvoir aux subsistances des troupes.

A Vendôme s’ouvre le procès de Babeuf devant la Haute Cour.

22 ventôse (12 mars 1797) : devant l’administration municipale, le citoyen Monnier est déclaré garde des biens du citoyen Joseph Narbonne, demeurant au château du Plessis à St Aubin des Châteaux ; et des biens du citoyen Mathurin Louis Rousseau propriétaire du petit bois près de St Michel des Monts. Le citoyen Monnier est autorisé « de prendre et saisir toutes sortes de bestiaux qu’il pourra trouver dans le bois, de poursuivre ceux qu’il trouvera à piller, couper et ravager ». le citoyen Rousseau lui demande de faire aussi « la surveillance de mon étang contre ceux qui y pêchent et agrandissent leur jardin sur le dit étang, tant par le jet de terres, pierres que de plantation d’arbres »

25 ventôse (15 mars 1797) : huit nouvelles paires de souliers sont attribuées aux nouveaux enrôlés de la Garde Territoriale de Châteaubriant.

 En poil de chien

28 ventôse (18 mars 1797) : le citoyen Lefebvre envoie à Rennes les effets militaires des magasins de Châteaubriant. Le cahier municipal comporte quatre pages de rapport sur les selles, brides et bridons, chemises et pantalons, guêtres, bas, sacs de toile, souliers et cuirs.

Rennes fait le compte et considère que 147 pantalons envoyés ont dû être rebutés « c’est là la seule difficulté que présente le compte du citoyen Lefebvre »

Mais l’administration de Châteaubriant n’est pas contente : « vous observerez que le procès-verbal rapporté à Rennes porte avec lui tous les caractères de collusion, d’ajustement et de mauvaise foi possible. Il est fait 17 jours après l’arrivée des effets à Rennes. Le Commissaire ne s’est même pas donné la peine de vérifier si les ballots étaient sains et entiers et s’ils n’avaient pas été ouverts auparavant. Il y a tout lieu de croire qu’avant de faire venir le commissaire on avait eu le temps, pendant les 17 jours d’intervalle, de substituer aux 147 pantalons de bonne qualité qui avaient été envoyés, 147 autres de tirlaine et poil de chien »

30 ventôse an V (20 mars 1797) : arrêté du Directoire concernant la manière d’élever et d’instruire les enfants abandonnés.

1er Germinal an V (21 mars 1797) : dans la France entière se réunissent les assemblées primaires. A Châteaubriant le citoyen-maire, Gilbert Chassaing, démissionne de son poste d’officier municipal, de même que Benjamin Lejeune. Ces deux noms sont inscrits dans la liste des fonctionnaires publics à remplacer.

4 Germinal (24 mars 1797) : Jean Poulain et Henry Pohier, citoyens de Châteaubriant, viennent dire que dans la nuit du 28 au 29 ventôse dernier (18-19 mars), deux chevaux ont été volés à Julien Ledevin et à son gendre au lieu-dit « La Caillerie » en cette commune et que, malgré leurs efforts, ils n’ont pas retrouvé ces chevaux : une jument à poil gris âgée de 9-10 ans, ayant du lait et nourrissant un poulain de 8-9 mois et un cheval gris pommelé âgé de 4 ans, « à la tête pezante et l’un des yeux n’est pas bon ». Les deux chevaux ont la queue coupée à la hauteur du jarret. Si des fois vous les voyez ...

5 Germinal nivôse an V (25 mars) : le Directoire envoie à Châteaubriant comme dans toutes les communes, un « journal élémentaire d’instruction », « ouvrage utile aux personnes qui désirent en instruire d’autres ou s’instruire elles-mêmes »

 Régnier Président

10 Germinal (30 mars 1797) : Anne-Jean-Baptiste Régnier, Paul Joseph Ernoul Chenelière, Sébastien Hanet, Pierre Masseron et Joseph Clément Lemarié sont les cinq nouveaux administrateurs de la commune de Châteaubriant, élus par l’assemblée primaire. Régnier est élu Président.

11 Germinal (31 mars 1797) : Le citoyen Louis Bongérard est désormais secrétaire de l’administration municipale. On ne verra plus sur le cahier des délibérations la signature de « Rebillard, greffier »

Normalement, les 5 administrateurs municipaux devraient tenir les registres d’état-civil « mais la multiplicité des affaires » ne leur permet pas de le faire. La tâche est donc confiée, comme avant, à trois citoyens étrangers à l’administration : Jean-Baptiste Lefebvre, Michel Cathelinays et Jean-Baptiste-Laurent Delourmel. Le citoyen Louis Yvon, fils, est nommé « courrier » de l’administration.

 A nouveau on retrouve des signatures à la fin des délibérations.

14 Germinal (3 avril 1797) : deux citoyens, propriétaires de maisons situées Porte de la Torche et Porte Neuve, « servant ci-devant de Corps de Garde », demandent que ces maisons soient vidées et leur soient restituées. « Les lits de camp qui s’y trouvent avec les guérites qui sont à la porte d’iceux, seront enlevés et remis au magasin au château ».

15 Germinal (4 avril 1797) : devant les résultats des assemblées primaires, qui marquent une victoire générale des candidats de droite, l’un des « Directeurs », Reubell, soutenus par Barras, essaie de persuader les autres Directeurs de faire casser les élections. En vain.

16 Germinal (5 avril 1797) : la loi du 26 pluviôse dernier (16 mars), accorde une décharge dans la contribution personnelle aux habitants des départements qui ont été victimes de la guerre intérieure et extérieure, à la condition que l’administration municipale analyse la nature des pertes subies par les habitants.

A Châteaubriant l’administration déclare que « la ville a réellement et considérablement souffert de la Guerre Civile connue sous le nom de Chouans »

 Bilan de la guerre

« La ville a été fermée pendant plus d’un an et le pays a été déclaré en état de siège pendant ce tems là. Les chouans qui étaient nombreux et qui infestaient le pays, ne vivaient qu’aux dépens des habitans. D’un côté ils enlevaient les denrées de première nécessité appartenant aux malheureux habitans, de l’autre ils interceptaient tout commerce en bouchant les chemins. Ils ont mis les marchands, artisans, manœuvriers et journaliers hors d’état de faire valoir leur commerce et leur industrie »

« Enfin la marche et contre-marche des troupes républicaines sur ce territoire afin de nous débarasser de cette horde de rebelles et les besoins journaliers et toujours renaissants de ces troupes, ont tellement appauvri le pays, par les énormes et accablantes réquisitions, qu’il est impossible aux habitans de satisfaire à une somme de 134 livres 18 sols 3 derniers que la commune se trouve redevoir pour les contributions antérieures à l’an V »

20 Germinal (9 avril 1797) : des citoyens se sont présentés devant l’administration municipale pour demander que le local de la chapelle St Nicolas leur soit accordé pour y exercer le culte catholique et que les réparations nécessaires y soient faites. La municipalité considère que « nul ne peut être forcé à contribuer aux dépenses d’aucuns cultes, la République n’en salariant aucun »

22 Germinal (11 avril 1797) : la Cour de Cassation annule les jugements de la commission militaire émis à l’encontre des insurgés du Camp de Grenelle (23 Fructidor-9 septembre 1796). Mais ceux que Carnot a fait exécuter ne ressusciteront pas ...

25 Germinal (14 avril 1797) : les réparations au château de Châteaubriant, nécessitées par le casernement de la gendarmerie, sont terminées.

26 Germinal (15 avril 1797) : le citoyen Turoche, ancien curé constitutionnel, habitant Retiers, comparaît devant l’administration communale et reconnaît la souveraineté du peuple en ces termes : « Je reconnais que l’universalité des citoyens français est le souverain et je promets soumission et obéissance aux loix de la République »

26 Germinal : journellement les habitants sont requis de fournir des voitures et des chevaux de selle pour les besoins de la troupe, ainsi que des voitures à bœufs ou à chevaux.

29 Germinal (18 avril 1797) : fin des élections en France : les 216 Conventionnels sortants sont balayés (sauf onze d’entre eux dont Boissy d’Anglas, celui qui disait en juin 1795 que la France doit être gouvernée par les meilleurs, les meilleurs étant ceux qui possèdent une propriété et qui doivent à cette propriété et à l’aisance qu’elle donne, l’éducation qui les a rendus propres à discuter avec justesse les avantages et les inconvénients des lois). Parmi les nouveaux élus, une foule de royalistes et seulement une poignée de patriotes.

29 Germinal (18 avril 1797) : le commandant de la force armée prévient que la troupe qu’il commande à Châteaubriant, et même celles de l’arrondissement, manquent de bois depuis 6 jours.« Il est urgent d’en faire fournir afin d’évitter des plaintes des habitans chés qui les soldats se permettraient de prendre du bois ou sur leurs propriétés ». La raison de cette pénurie ? Encore le fournisseur Adam « qui peine à se procurer des provisions parce qu’il n’est pas exact à payer ».

10 Floréal (29 avril 1797) : le propriétaire de l’auberge de la Torche vient expliquer que son établissement joint immédiatement une autre maison « dont deux cheminées sont au-dessous du faîte du grenier à foin de l’auberge, que cette circonstance fait craindre qu’il n’en résulte un incendie ». Il demande que les deux cheminées soient exhaussées d’au moins un pied et demi au dessus du faîte du grenier à foin et s’offre de fournir la chaux nécessaire.

L’administration municipale envoie des commissaires sur place et lui donne satisfaction, 8 jours plus tard, en s’appuyant sur la loi du 28 septembre 1791 qui lui impose de faire au moins une fois par an la visite des fours et cheminées éloignées de moins de 100 toises d’autres habitations, et l’autorise à ordonner la réparation ou démolition de ceux qui se trouveraient dans un état de délabrement pouvant occasionner un incendie.

 Les impôts rentrent mal

12 Floréal (1er mai 1797) : L’administration municipale vole au secours du citoyen Ballais (percepteur des contributions de l’an III), du citoyen Philippe (percepteur de l’an IV) et du citoyen de la Porte (percepteur de l’an V), en décidant de leur fournir des « garnissaires » en nombre suffisant, toutes les fois qu’ils en réclameront, pour contraindre les redevables en retard d’acquitter le montant de leurs contributions.

Il est précisé que « les dits garnissaires ne désempareront pas de chés les contribuables qu’après que ceux-ci auront antièrement satisfait aux obligations que la loi leur impose »

(Garnissaires vient du verbe « garnir » qui veut dire < remplir, occuper >. Le garnissaire occupait la maison du contribuable jusqu’à ce qu’il ait payé)

Le Directoire est menacé à gauche et à droite. A gauche, Babeuf recueille les sympathies populaires. Il sera bientôt guillotiné. A droite, les royalistes sont majoritaires. Leur programme comporte des mesures d’apaisement en faveur des émigrés et prêtres réfractaires, un contrôle étroit des dépenses publiques et le renouvellement des administrations. Bonaparte attend son heure : « il faut un chef à la nation, un chef illustre par la gloire et non par des théories de gouvernement, des phrases, des discours d’idéologues auxquels les Français n’entendent rien. Je ne voudrais quitter l’Italie que pour aller jouer en France un rôle à peu près semblable à celui que je joue ici, et le moment n’est pas encore venu ; la poire n’est pas encore mûre . Je veux bien un jour affaiblir le parti républicain, mais je veux que ce soit à mon profit et non pas à celui de l’ancienne dynastie » dit-il à l’ambassadeur de France en Toscane.

 Mais revenons à Châteaubriant :

13 Floréal (2 mai 1797) : le bail de la maison Bothelière, (située Rue de la Ruette, actuelle Rue du Pélican), où se tiennent les séances de l’assemblée municipale de Châteaubriant expire le 6 messidor à venir (24 juin). Il est décidé de le renouveler pour 3 ans, parce qu’il présente « un nombre d’appartemens suffisant et convenablement distribués pour placer les bureaus de l’administration avec la surveillance nécessaire et pour placer aussi le bureau de l’enregistrement des actes civils ».

Après estimation de la maison, contradictoirement avec le receveur des domaines nationaux, le loyer en est fixé à 400 francs par an.

13 Floréal : le citoyen Regnault demande un dégrèvement de 6 francs 25 centimes pour la contribution personnelle de son épouse, en faisant valoir qu’il n’a qu’un pied-à-terre à Châteaubriant et que son principal domicile est à Nantes.

L’administration municipale dit qu’il n’y a pas lieu de délibérer puisque, de par la loi du 18 février 1791, les femmes vivant séparément de leur mari payent la contribution mobiliaire. La citoyenne Regnault est dans ce cas d’autant plus qu’elle est employée personnellement !

18 Floréal an V (7 mai 1797) : deux citoyens militaires, hospitalisés à Châteaubriant, ont « besoin de faire un peu d’exercice pour le rétablissement de leur santé mais en sont empêchés par le défaut de souliers ». L’administration municipale demande au garde-magasin des effets militaires de leur en remettre une paire.

22 Floréal (11 mai 1797) : le prix de journée du militaire malade est fixé à un franc 25 centimes pour le second semestre de l’an V.

2 Prairial (21 mai 1797) : loi qui ôte aux communes la faculté d’échanger ou d’aliéner leurs biens.

4 Prairial (23 mai 1797) : le citoyen Adam, annonce, sans préavis, qu’il a cessé toute fourniture de bois et de lumières pour la troupe, à compter du 1er Prairial. Le Commandant de l’Arrondissement invite la municipalité à prendre les mesures convenables pour assurer provisoirement le service « et prévenir les inconvénients qui pourraient résulter de par cette interruption »

7 Prairial (26 mai 1797) : Le ci-devant District de Châteaubriant a distribué des meubles et effets aux différentes administrations du secteur. Deux citoyens, ex-administrateurs du ci-devant District, dressent la liste de ce qui reste :

- une mauvaise chaise déjonchée
- un fauteuil dont un bras est brisé
- une poissonnière en taule (= en tôle)
- un cercle de fer et un tambour
- une sonnette avec un ressort en fer

- deux boulets de fonte
- un petit arosoir en fer blanc
- 4 bayonnettes et un bonnet de dragon
- deux épaulettes d’argent
- une Croix de St Louis
(provenant de Legrand Griolais)
- une cuiller et une fourchette d’argent
- un fer de poche et un étau de fer
- une quantité de vieux papiers (etc)

 Enragés

7 Prairial an V (26 mai 1797) : le Commissaire du Directoire Exécutif alerte tout le monde : « depuis quelques jours des chiens hydrophobiques ou enragés ont fait des ravages considérables. Ils mordent d’autres chiens et bestiaux tant dans les chemins, les rües que sur les places publiques. Des gens prudents ont détruit leur chien soupçonné d’avoir été mordu, d’autres les tiennent à l’attache, il en est d’imprudents qui s’obstinent à les laisser vaguer »

« La police l’exige et le danger est très imminent : il faut revenir aux anciens règlements, tenir les chiens à l’attache pendant le jour et même les tuer à l’attache s’ils donnent quelques signes de maladie qui ait trait à la rage. Pareillement tuer les bestiaux sans exception qui auraient été mordus par des loups ou chiens enragés ». L’administration interdit alors la divagation des chiens et fait défense aux habitants des campagnes d’amener leur chien en ville.

 Babeuf

8 Prairial an V (27 mai 1797) : Babeuf est guillotiné, lui qui voulait « procurer au genre humain le bonheur que nous lui proposions ... tout ce que les corrompus d’aujourd’hui appellent mes rêves »

12 Prairial (31 mai 1797) : le citoyen Bongérard, secrétaire de la municipalité de Châteaubriant aura la jouissance, pendant 3 ans, de trois pièces de la maison Bothelière, d’une cave, d’un grenier et de deux carrés de jardin, le tout pour un loyer de 80 francs par an.

« La résidance continuelle du secrétaire a le double avantage d’offrir à toute heure au public la présence de quelqu’un qui puisse répondre aux demandes qui peuvent être formées, ou prévenir en cas d’urgence les membres de l’administration, de pourvoir au logement des militaires qui passent et repassent continuellement et qui le plus souvent n’arrivent que fort tard et même au milieu de la nuit, et secondement d’être à portée de veiller à la sûreté des archives et pièces de l’administration »

12 Prairial an V (31 mai 1797) : l’ancien corps de garde situé à la Porte St Jean, n’étant plus occupé par les troupes, est affermé pour trois ans.

Ainsi se termine, au 31 mai 1797, le registre 1 D 15 des archives municipales de Châteaubriant

Le registre suivant, numéroté 1 D 16, commence au 17 fructidor an VIII, c’est-à-dire au 5 septembre 1800.

Entre les deux, un cahier s’est perdu. Dommage. Mais si nous ignorons ce qui se passe au jour le jour à Châteaubriant , l’actualité politique est brûlante à Paris ...

24 Prairial (12 juin 1797) : aux Cinq-Cents (l’une des deux assemblées législatives du Directoire), réquisitoire véhément de Dumolard contre Bonaparte.

 L’armée en attente

5 Messidor an V (24 juin 1797) : depuis les élections de mars-avril 1797, le renouvellement des administrations se fait peu à peu : administrateurs, fonctionnaires, magistrats tous élus appartiennent à la tendance réactionnaire. Ils refusent souvent d’appliquer les lois révolutionnaires. Les bons républicains sont évincés l’un après l’autre. Cependant les Directeurs en place se défendent et surtout Barras (qui songe surtout à sauver sa fortune). Barras fait donc appel au général Hoche, pour faire donner l’armée contre les royalistes des Conseils (le Conseil des Anciens et le Conseil des Cinq Cents)

9 Messidor an V (27 juin 1797) : abrogation de la loi du 3 Brumaire an IV concernant la répression des contre-révolutionnaires.

11 Messidor (29 juin 1797) : à Paris, Barras reçoit des députés royalistes et les amuse de fausses promesses pour gagner du temps.

13 Messidor an V (1er juillet 1797) : le général Hoche, qui prépare une expédition en Irlande, met 15 000 hommes en route sur Brest, mais en passant tout près de Paris, au cas où ...

« Je vaincrai les contre-révolutionnaires, et quand j’aurai sauvé la patrie, je briserai mon épée » dit Hoche.

22 Messidor an V (10 juillet 1797) : Barras obtient par ses services de renseignements la certitude qu’un certain nombre de députés, dont Boissy d’Anglas, sont à la solde de l’Angleterre et temporisent dans l’attente d’une subversion du Directoire par la majorité royaliste des Conseils.

26 Messidor an V (14 juillet 1797) : Bonaparte déclare à ses troupes : « Des montagnes nous séparent de la France : vous les franchirez avec la rapidité de l’aigle, s’il le fallait, pour défendre la Constitution, défendre la Liberté, protéger le Gouvernement et les Républicains »

27 Messidor an V
(15 juillet 1797) : Bonaparte écrit au Directoire : « N’est-il donc plus en France de républicains ? Si vous avez besoin de forces, appelez les armées ». Les unités de l’armée d’Italie vont envoyer l’une après l’autre des adresses enflammées dans le même sens que leur général.

28 Messidor (16 juillet 1797) : séance dramatique au sein du Directoire (5 membres) à la suite de quoi le gouvernement change les ministres. On trouve maintenant Hoche comme Ministre de la Guerre et Talleyrand aux Relations Extérieures (sur recommandation de Mme de Staël auprès de Barras).

Talleyrand déclare alors : « Nous tenons la place : il faut y faire une fortune immense, une immense fortune, une immense fortune, une fortune immense ! »....Que voilà un homme désintéressé ...!

3-4 Thermidor an V
(21-22 juillet 1797) : Hoche se présente à l’audience du Directoire et subit une odieuse attaque de la part de Carnot. Barras ne dit pas un mot pour revendiquer ses responsabilités.

Ecoeuré du climat politique, et s’entendant objecter qu’il est trop jeune, Hoche donne sa démission de Ministre de la Guerre.

9 Thermidor an V (27 juillet 1797) : Bonaparte décide d’envoyer le général Augereau à Paris pour rétablir l’ordre républicain.

11 Thermidor an V (29 juillet 1797) : loi relative à la fondation des Bourses « dans les ci-devant collèges de la République »

19 Thermidor (6 Août 1797) : arrêté du Directoire concernant la plantation de poteaux destinés à fixer « la limite constitutionnelle des troupes ». Il s’agit d’interdire à l’armée de s’approcher du lieu habituel de réunion des Conseils (Conseil des Anciens et Conseil des Cinq-Cents)

20 Thermidor (7 août 1797) : Augereau écrit à Bonaparte qu’il promet de sauver la République « des agents du trône et de l’autel ».

21 Thermidor an V (8 août 1797) : le Directoire, qui s’inquiète, interdit « provisoirement, les Sociétés particulières s’occupant de questions politiques »

23 Thermidor (10 août 1797) : pour l’anniversaire de la chute de la Royauté, un message du Directoire stigmatise les contre-révolutionnaires qui assassinent les Républicains (et stigmatise encore plus leurs complices dans les Conseils). Carnot dit qu’il ne se prêtera pas pour le moment à une restauration monarchique. Barras hésite entre la République et la Monarchie. Hoche, lui, lors d’un banquet de l’armée de Sambre-et-Meuse lève son verre : « A Bonaparte tout court. Son nom dit tout ! »

24 Thermidor (11 août 1797) : est parvenue à Châteaubriant la loi portant que les vainqueurs du despotisme du 10 août 1792 ont bien « mérité de la Patrie ».

Par la suite, à de nombreuses reprises, cette distinction sera accordée à des corps d’armée pour leurs succès militaires.

 Péquins !

11 Fructidor an V (28 août 1797) : les grenadiers d’Augereau donnent la chasse, dans Paris, aux « collets noirs » des muscadins. Barras note qu’apparaît le terme de « péquin » appliqué par les soldats aux agents civils et aux politiciens.

13 Fructidor an V (30 août 1797) : loi réorganisant la Garde Nationale. C’est en fait la recherche d’une force armée pour le Coup d’Etat que prépare la droite. Le chouan Rochecot propose même d’enlever le Directoire !

17 Fructidor an V (3 septembre 1797) : à Paris, les Conseils (Conseil des Anciens et Conseil des Cinq-Cents), où les royalistes sont majoritaires, prennent l’offensive contre les Directeurs, estimant qu’ils ont violé la Constitution. Barras contre-attaque Les députés de gauche se réunissent. Ceux d’extrême-droite aussi.

 L’armée intervient

18 Fructidor an V (4 septembre 1797) : coup d’état antiroyaliste avec l’aide des troupes du général Hoche et du général Augereau. Les principaux députés royalistes des Conseils sont arrêtés : le coup d’Etat des Directeurs a réussi. Quelques manifestations populaires, soigneusement organisées par la police, renforcent leur autorité. La majorité accepte sa défaite. Le sang n’a pas coulé.

19 Fructidor (5 septembre 1797) : les décrets pris ce jour-là rétablissent la loi du 3 brumaire an IV (voir au 27 juin 1797) réprimant les contre-révolutionnaires.

Les opérations électorales sont annulées dans 49 départements, 140 députés sont privés de leurs mandats. Deux directeurs (dont Carnot) sont condamnés à la Déportation (à l’Ile d’Oléron). Toutes les lois d’apaisement votées par les Conseils depuis quatre mois sont annulées, les mesures prises contre les émigrés et les prêtres réfractaires sont remises en vigueur. Au cours des deux années à venir, 160 émigrés seront condamnés à mort, 1700 prêtres seront arrêtés et emprisonnés sur les pontons de Rochefort en attendant une déportation que le blocus anglais interdit. La tentative de restauration monarchique a échoué. Louis XVIII se réfugie en Russie.

Mais en faisant appel aux chefs de l’armée, les Directeurs ont désormais scellé leur sort. Le 18 fructidor annonce le 18 brumaire et sonne le glas de la Première République.

6 Vendémiaire an VI (27 septembre 1797) : loi qui ordonne un deuil national avec célébration d’un office funèbre à l’occasion de la mort du Général Hoche à Wetzlar, le 19 septembre 1797

7 Vendémiaire an VI (28 septembre 1797) : y a de l’abus, sans doute : le Président du Département de Loire Inférieure prévient toutes les communes de son ressort « qu’il ne retirera aucunes lettres taxées qui lui seront adressées individuellement pour les affaires d’administrateur »

9 Vendémiaire an VI (30 septembre 1797) : le ministre des finances, Ramel, fait voter une loi qui réduit des deux tiers la dette contractée envers les particuliers par des emprunts d’Etat, le troisième tiers étant inscrit au Grand Livre de la dette publique. C’est une banqueroute d’environ deux milliards. Cela ne contribue pas à redorer le prestige du Directoire.

22 Vendémiaire an VI (13 octobre 1797) : lettre du Département qui appelle l’attention sur les écoles primaires et qui demande « si on y enseigne la morale républicaine »

26 Vendémiaire an VI (17 octobre 1797) : paix de Campo-Formio signée entre la France et l’Autriche. Les Directeurs ont été tenus à l’écart. C’est Bonaparte lui-même qui a négocié ce traité, s’appropriant ainsi le pouvoir politique.

Ce n’est pas un coup d’Etat mais cela montre le degré d’indépendance de Bonaparte par rapport au pouvoir politique.

Pour tenter d’isoler l’Angleterre, qui reste le seul opposant après Campo-Formio, le Directoire décide de conquérir l’Egypte. De cette façon la route des Indes serait coupée, ce qui entraverait le commerce anglais. Et Bonaparte serait écarté de la scène politique, ce qui permettrait au Directoire de souffler. Bonaparte lui-même écrit au Directoire le 18 octobre 1797 : « Détruisons l’Angleterre. Cela fait, l’Europe est à nos pieds ».

15 Brumaire an VI (5 novembre 1797) :lettre du Président du Département de Loire-Inférieure qui rappelle la surveillance à effectuer « sur les prêtres fanatiques, les émigrés, les chefs de brigands et de chouans »

29 Brumaire an VI (19 novembre 1797) : à Turin, Bonaparte déclare en confidence à un ami : « Ces avocats de Paris qu’on a mis au Directoire n’entendent rien au gouvernement. Je ne puis plus obéir. J’ai goûté du commandement et je ne saurais y renoncer. Mon parti est pris. Si je ne puis être le maître, je quitterai la France »

15 Frimaire an VI (5 décembre 1797) : Bonaparte est de retour à Paris après 21 mois d’absence. Les Parisiens font un accueil délirant au général vainqueur

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Certificat de résidence

Régulièrement, quelques citoyens demandent un certificat de résidence comme celui-ci :

Nous administrateurs municipaux, certifions sur l’attestation des citoyens Victorien Delaunay, Jean Baptiste Dupin, rentiers, et Pierre Juhel, serrurier, tous domiciliés de cette commune, que Jacques François Bernard Tertrais, âgé de 45 ans, rentier, taille de 4 pieds onze pouces, cheveux et sourcils blonds, yeux gris, nez petit, bouche moyenne, menton rond, front découvert, visage plein, désigné dans l’attestation et certificat qui nous a été présenté par le citoyen Victor Bernard son fondé de pouvoir, a résidé dans une maison appartenant à Louis Joseph Capet, et dans une autre appartenant au dit Bernard, depuis 1789 jusqu’au 19 octobre 1793, vieux style.

Certifions en outre que les citoyens attestant ne sont à notre connaissance et d’après leur affirmation, ni parents, alliés, agents, fermiers, créanciers, ni débiteurs du certifié ou employés à son service.

Fait en administration municipale en présence du dit fondé de pouvoir et des attestants lesquels ont signé avec nous, le 8 pluviôse an V de la République une et indivisible

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 Où est passée l’égalité ?

En ce jour du 7 Prairial an V, la Haute Cour qui siège à Vendôme s’est retirée pour délibérer. Elle revient dans la salle. Le Président prononce la peine de mort contre deux conjurés Babeuf et Darthé. Les 7 autres inculpés de la « Conspiration des Egaux » sont condamnés à la déportation.

Revenu dans sa cellule, Babeuf se suicide en s’enfonçant dans la poitrine une longue pointe aiguisée contre la pierre lors de ses 10 mois d’emprisonnement. Il passe la nuit entre hémorragie et évanouissements. A l’aube c’est un corps inanimé qu’on guillotine devant l’église de la Trinité de Vendôme. L’homme meurt, le mythe demeure.

La dernière lettre écrite par Babeuf dit : Mourir pour la patrie, quitter une famille, des enfants, une épouse chérie, serait plus supportable si je ne voyais pas au bout la liberté perdue, et tout ce qui appartient aux sincères républicains enveloppé dans la plus horrible proscription » (...) « Je ne percevais pas d’autre manière de vous rendre heureux que par le bonheur commun. J’ai échoué »

Babeuf avait une obsession : le bonheur. Celui de tous et par l’égalité et pas seulement sur le papier. Il exigeait pour tous des moyens de subsistance suffisants. Il ne tolérait pas les disproportions vertigineuses entre ceux qui jouissent de tout posséder et ceux qui crèvent en manquant du nécessaire.

« Le bonheur ? Demandez en quoi il consiste à quiconque souffre de la faim, de la soif, du froid, d’une fatigue excessive ou de sa propre ignorance. La réponse sera claire, précise, catégorique »

Enfance de domestique, jeunesse de clerc, Gracchus BABEUF mena la vie qu’il avait promise : « ce sera lorsqu’on m’aura coupé la main, lorsque les bourreaux m’auront arraché la langue, voilà, ce ne sera qu’alors que je cesserai de tracer, d’articuler et d’embrasser la défense des citoyens opprimés », au nom d’une vision forte de l’égalité : » faire disparaître les bornes, les haies, les murs, les serrures aux portes ; les disputes, les procès, les vols, les assassinats, tous les crimes ; les tribunaux, les prisons, les gibets, les peines ; le désespoir qui cause toutes les calamités ; le ver rongeur de l’inquiétude générale, particulière, perpétuelle de chacun de nous, sur notre sort du lendemain, du mois, de l’année suivante, de notre vieillesse, de nos enfants et de leurs enfants »

L’actualité de Babeuf tient à la volonté de rupture qu’il a su incarner ...

A lire :
- Je t’écris au sujet de Gracchus Babeuf (de Jean Soublin, Atelier du Gué, 158 pages, 100 F)

- L’impatience du bonheur, de Philippe Riviale, Ed Payot (Critique de la Politique) 272 pages, 145 F




Sources :

- Archives municipales séries A, 1 D 14 et 1 D 15
- Jean Massin : Almanach du 1er Empire
(Ed ; Encyclopédie Universalis)
- Histoire du Peuple Français (tome III)
par Pierre Lafue et Georges Duveau
- Archives de Sciences-Po (Lyon)

L’orthographe, variable, n’est pas celle de notre époque : « rües », « renouvellé », « boullanger », « cadenat », « chappelle », « farinne », « suspention », « lieff ou lief » (pour levée), « débarasser », « antièrement », « chés », « rappeller » etc.

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