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1835 (de janvier à juin)



1er janvier 1835 : à Paris, à l’occasion du nouvel an, le roi Louis Philippe gracie les condamnés politiques internés au Mont-St Michel. Ceux-ci accueillent leur grâce avec des chansons injurieuses pour le Roi !

5 janvier 1835 : à Châteaubriant le maire écrit au directeur de l’école des Arts et Métiers d’Angers, toujours à propos de l’horloge : « Il y a 15 jours passés, votre chef d’atelier est retourné à Angers pour faire refaire je ne sais quelle pièce de l’horloge qui était trop faible. Je pense que ce délai était plus que suffisant pour ce travail ».

Le maire s’étonne qu’il ne soit pas de retour « pour mettre enfin notre horloge à marcher ».

25 janvier 1835 : la séance est solennelle à Châteaubriant. Par ordonnance de Louis-Philippe, Roi des Français, donnée au Palais des Tuileries le 18 décembre 1834, le Sous-Préfet M. Le Baron Normand, en présence des officiers de la Garde Nationale et du Conseil Municipal, désigne :

- comme maire, Félix Lebreton
- comme adjoints, Jean Clair Bivaud et Pierre Dorange

Après quoi ces trois personnes prêtent le serment traditionnel : « je jure fidélité au Roi des Français, obéissance à la Charte Constitutionnelle et aux lois du Royaume »

29 janvier 1835 : Le président du Tribunal de l’arrondissement, donne sa démission de Conseiller municipal.

 Des ampoules aux pieds

30 janvier 1835 : le maire écrit au Préfet : « le 21 de ce mois vous avez délivré un passeport à la dénommée Olivier Marie, couturière. Cette malheureuse, qui est sans aucune ressource, est chargée d’un enfant de 6 semaines et d’un fardeau d’environ 15 kg formé par ses effets et d’autres objets nécessaires aux soins de son enfant. Elle est arrivée hier soir, exténuée de fatigue et ayant de grosses ampoules aux pieds. Sa position m’a paru tellement nécessiteuse que je me suis empressé de la faire admettre à l’hospice de Châteaubriant »

3 février 1835 : Le Sous-Préfet demande au maire de proposer l’admission gratuite à l’école d’enseignement mutuel d’un jeune homme condamné (article 66 du Code Pénal) et mis en apprentissage chez un menuisier par l’administration de l’hospice. Il affirme qu’il a des renseignements satisfaisants sur la conduite de cet enfant.

Le Conseil l’admet au nombre des élèves gratuits, en demandant le consentement écrit du menuisier maître d’apprentissage. Et invite le maire à se faire remettre une note sur les progrès de sa conduite.

Salle des Gardes : le Conseil Municipal constate qu’elle sert encore de cuisine et de réfectoire aux soldats de la garnison : le loyer est fixé à 50 francs pour 1834 et autant pour 1835.

Porte des Champs : le Conseil modifie sa décision du 21 décembre 1834, renonçant au macadamisage pour préférer un raccord de pavé. Coût : 64 francs.

Cimetière : le Conseil décide que, à défaut d’arrangement à l’amiable avec la famille Provôté, pour l’acquisition d’un terrain destiné à l’agrandissement du cimetière, il sera nécessaire d’envisager une expropriation pour cause d’utilité publique.

7 février 1835 : le maire écrit au directeur de l’école des Arts et Métiers d’Angers : « M. Le Bret, horloger, commis en votre nom pour faire fonctionner l’horloge que vous nous avez vendue, vient de me faire connaître que cette horloge ne marcherait plus. En achetant d’avec vous cette horloge, la ville a bien entendu en jouir et non pas posséder un meuble inutile » (Ndlr : le placement de l’horloge et la refonte du timbre ont déjà coûté 1648 francs, et l’horloge, commandée depuis décembre 1832, ne fonctionne toujours pas ! ).

12 février 1835 : les militaires en congé illimité, retirés à Châteaubriant, sont priés de se rendre immédiatement à Nantes pour recevoir leurs congés mais « comme la plupart d’entre eux sont peu aisés et même dans l’impossibilité totale de se rendre à Nantes, faute d’argent », le maire demande qu’on lui adresse le montant de ces congés et s’engage à les faire remettre aux ayant-droits.

 Jamais contents !

15 février 1835 : au Conseil Municipal il est fait état de la réparation du lavoir Saint Jean qui a été faite conformément au devis « mais maintenant il faut trouver le moyen d’éloigner les eaux pluviales qui descendant en abondance, inondent et troublent le bassin et même la fontaine, ce qui occasionne les plaintes des habitants du faubourg de Béré ». Ceux-ci refusent donc de payer les 62 francs qu’ils avaient offerts et le maire ne voit pas comment les y contraindre.

Le commissaire délégué par l’administration pour diriger et surveiller les travaux dit que « quand on ferait dix fois plus, les habitants ne seraient jamais contents » et il propose d’abandonner les 62 francs aux habitants qui s’arrangeront comme ils l’entendront pour effectuer le détournement des eaux. Proposition rejetée par le Conseil, qui décide qu’une commission ira sur les lieux.

Des chemins vicinaux sont à entretenir : par exemple le chemin de la Vannerie qui est à considérer plutôt comme une rue que comme un chemin. Il est question d’y faire un trottoir de 4 pieds de large (soit 1,30 m ) ce qui permettrait d’employer des ouvriers sans ouvrage.

Il est décidé aussi de terminer la réparation du chemin d’Issé et, s’il reste des fonds, celui de Bain de Bretagne.

16 février 1835 : Ah cette horloge ! Le maire écrit, non sans ironie, au directeur de l’école des Arts et Métiers d’Angers : « Notre horloge est tout-à-fait en repos et il s’ensuit que les habitants ne savent pas l’heure qu’il est, ce qui est extraordinairement gênant pour les propriétaires et chefs de fabriques qui occupent des ouvriers. La ville de Châteaubriant a bien entendu que cette horloge marche et ne pas avoir un bijou inutile. Je vous prie donc de nous envoyer un mécanicien »

 Querelle

Février 1835 : trois pages figurent sur le cahier des délibérations du Conseil Municipal de Châteaubriant, mais elles sont RAYEES, annulées. On y lit le récit d’une querelle entre le maire, Félix Lebreton, et le propriétaire de La Porte Neuve, Martin Connesson, Celui-ci dit qu’il a consenti à faire un nouveau bail au prix de 300 francs, à la mairie, « à condition qu’on ne dansât pas comme on le faisait depuis quelques temps et qu’on n’y fit pas assaut d’armes ». Mais Martin Connesson constate que les bals continuent et que « au Carnaval, une société de jeunes habitants y ont mangé et dansé pendant 48 heures à en faire trembler la maison », que des spectacles y ont été établis et qu’il est arrivé que le soir les spectacles finissent à 9 heures. Une dame de noces lui a même demandé « de rester jusqu’au matin ». Non mais quel toupet !

Martin Connesson demande au Conseil de se mettre à la place des locataires « qui ont droit à la tranquillité et à la sécurité et dont le repos se trouve continuellement troublé et même la vie compromise car, le feu ayant pris dans le foyer de la salle du Conseil, on découvrit que 50 à 60 kilogrammes de poudre étaient refermés dans un placard adossé à cette salle, ce qui était suffisant pour faire sauter la maison ». Il dit aussi que le maire a autorisé un comédien ambulant à donner une représentation dans la grande salle [revoir au 7 décembre 1834] . Il insiste en disant qu’il défend les intérêts des locataires et les siens, « en demandant que cette maison soit, ce qu’elle aurait toujours dû être, une maison d’ordre dont la mairie doit être la première à donner l’exemple ».

 Gens de peu et étranges choses

Le maire, M. Lebreton , se défend, dit qu’en permettant de danser dans la grande salle, il n’a fait que suivre ses prédécesseurs. Il ajoute que la ville possède une partie de l’hôtel du Boisdulier, qui est disponible, et qu’il est peut-être possible d’y établir la mairie.

Le maire précédent, M. Ballais, dit que, durant son mandat, il a donné un seul bal de souscription pour les pauvres et avec l’accord du propriétaire, qu’un professeur de musique y a donné des concerts, toujours avec l’accord du propriétaire et qu’il n’a jamais cru avoir le droit de le faire d’autorité.

Reprenant la parole, Martin Connesson dit que M. Delournel [autre maire de la ville dans le passé] avait donné une seule autorisation en deux ans et que M. Bivaud, adjoint, ne l’avait jamais permis et qu’ainsi « les antécédents évoqués par M. Lebreton sont contraires ».

Un autre conseiller municipal considère qu’il est peu digne d’une mairie « d’affecter les appartements à des danses de noces et autres divertissement corrélatifs ». Il ajoute que, certes, il ne se passe rien d’indécent dans la salle mais que « il n’en est pas de même des abords et du vestibule où une foule de curieux de bas étage viennent s’établir, sauter et danser et que ces individus se répandent dans les escaliers jusqu’à la porte du locataire supérieur, et qu’il s’y passe d’étranges choses, sans compter les ordures dont ils garnissent l’escalier »

La discussion a encore continué quelques temps et Martin Connesson a invité le Conseil à lui déclarer s’il garderait la mairie. Le Conseil décide de reporter au dimanche suivant la visite de l’hôtel du Boisdulier afin de se faire une idée des lieux et de voir si la mairie peut s’y établir.

Les trois pages relatant cette querelle sont rayées en travers, et , au conseil suivant (22 février 1835) il n’est plus question de cela. On relève cependant, dans le cahier des courriers de la mairie, une lettre adressée au sous-préfet évoquant un nouveau bail pour le local de la rue Porte Neuve [voir plus loin : 7 mars].

22 février 1835 : conseil municipal sous la présidence de M. Lebreton. Il est question de la charpente du lavoir public, dont on parle depuis 2 ans, qui pourra s’appuyer sur le mur de M. Delourmel, mais que cela va obliger à exhausser le mur et que, du coup, le devis va passer de 1125 francs à 1209 francs.

Le maire est invité à faire les démarches nécessaires pour élargir les rues de Rigale et de Basse Rue et la Porte de la Torche. Dans la Basse Rue l’adjudication prévoit le ruisseau au milieu. Les travaux seront faits en mars prochain.

Le maire a rencontré la famille Provôté à propos du terrain nécessaire à l’agrandissement du cimetière, et a obtenu une réduction d’un quart du prix de mandé « ce qui donne encore au terrain une évaluation très élevée ». Le Conseil réaffirme que, faute d’accord à l’amiable, il sera fait une expropriation pour cause d’utilité publique.

 Et l’orloge ?

Enfin le conseil reparle ... « de l’orloge ! » qui ne fonctionne pas, ce qui incommode les habitants qui en sont privés depuis 6 mois (la vieille horloge a rendu l’âme depuis 6 mois). Les Arts et Métiers d’Angers demandent maintenant de faire « une descente » pour renfermer le poids de 320 tonnes qui doit faire mouvoir la sonnerie. Les conseillers pensent que cette machine ne fonctionnera jamais car elle est trop petite pour supporter la charge d’un poids aussi énorme. Le maire est chargé de consulter un homme de l’art, « dût-il le faire venir de Nantes ou de Rennes, afin de connaître si elle peut fonctionner pendant un grand nombre d’années et avec un poids de 320 tonnes ».

7 mars 1835 : le maire adresse au sous-Préfet, pour être soumis à l’approbation du Préfet, un nouveau bail du local servant de mairie (La Porte Neuve), en considérant que le bail du 28 novembre 1834 est nul.

Ce même jour, l’adjudicataire de l’éclairage public est mis en demeure de payer une amende de 20 francs « pour extinction totale de la lumière de plusieurs réverbères et défaut d’éclairage suffisant des autres »

29 mars 1835 : nouveau conseil municipal, en séance extraordinaire cette fois, pour faire connaître aux conseillers que, par exploit d’huissier en date du 18 mars 1835, sommation a été faite au directeur de l’école royale des Arts et Métiers d’Angers, « de placer, faire fonctionner et délivrer l’orloge (sic !) qu’il s’est chargé de fournir, et ce dans le délai de quainzaine (sic !). Orloge, quainzaine ? Est-ce l’émotion ? Le rédacteur du cahier officiel des délibérations a des problèmes avec l’orthographe !

Lecture est faite aux conseillers de la réponse du directeur de l’école des Arts et Métiers qui explique que « des motifs graves » l’ont forcé « de renvoyer de l’école 5 chefs d’ateliers et d’autres employés » et que cet état de choses l’a mis dans l’impossibilité absolue d’obtempérer à l’injonction de la ville, mais qu’il réclamera des dommages et intérêts à la ville.

Le Conseil, appelé à décidé « si l’orloge serait conservée ou si elle serait rendue » décide à l’unanimité de ne pas la conserver, d’autant plus qu’un conseiller, arrivant de Rennes dit qu’il a vu « une orloge toute finie mais que le mécanicien lui a dit qu’elle était au prix de 800 francs et qu’il la garantirait pendant un an ». Le Conseil autorise le maire à écrire de suite à ce mécanicien et à traiter avec lui .

31 mars 1835 : la ville réclame des dommages et intérêts à l’école des Arts et Métiers d’Angers pour son horloge qui ne marche pas, et s’adresse au fabricant d’horloges à Rennes.

Avril 1835 : en Algérie, l’émir Abd el Kader (ou Abd Al-Gadir) dénonce le traité signé le 26 février 1834 et reprend les hostilités contre les Français qui poursuivent la conquête de ce territoire d’Afrique du nord « à pas feutrés ». Issu d’une famille chérifienne qui dirigeait une zãwiya (sorte de couvent), ce théologien se transforma en guerrier, menant pendant 15 ans une guerre sainte (Jihãd) contre les Français et organisant un état arabe fondé sur l’Islãm

12 avril 1835 : sous la présidence de M. Bivaud, adjoint, le Conseil Municipal de Châteaubriant s’enquiert des développement de l’affaire de l’horloge. Mais rien n’avance.

A part ça, le Conseil décide l’acquisition d’une pompe à incendie « Le Conseil invite M. le maire à prendre des mesures pour arriver à l’organisation du service et, en cas de réussite de cette tentative, se réserve de voter, s’il y a lieu, l’acquisition d’un moteur hydraulique »

13 avril 1835 : les travaux à la Torche (parapet) ne sont toujours pas faits. Le maire écrit à l’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées à Nantes pour savoir « à quelle époque vous pensez donner un ordre pour l’exécution des ces travaux et à quel chiffre la dépense pourra s’élever »

24 avril 1835 : on apprend que la population de Châteaubriant est de 3700 habitants.

Les prix de journée, à verser aux travailleurs embauchés occasionnellement par la commune, sont fixés comme suit :
- pour un homme 0,60 franc
- pour un cheval 1 franc
- pour deux bœufs 1 franc
- pour une charrette 0,50 franc

28 avril 1835 : Le Préfet a écrit à propos de la célébration de la Fête du Roi. Un membre du Conseil Municipal propose qu’il soit ajouté au budget « fêtes publiques » une somme de 50 francs pour une distribution de pain aux pauvres. Mais la proposition est rejetée par 7 boules noires (et 5 boules blanches).

Le Conseil fait le point sur le bail de la gendarmerie qui expire le 1er janvier 1836. Le loyer est de 660 francs. Des réparations seront faites mais le Conseil désire en connaître le montant.

 L’homme au timbre

Et on revient sur la question de l’horloge. Le fabricant de Rennes conseille de conserver celle d’Angers « qui est de son avis mieux faite qu’il ne pourrait l’exécuter lui-même ». Il offre de venir la placer

Quant au directeur des Arts et Métiers d’Angers il annonce qu’il attend deux chefs d’atelier de Paris et qu’aussitôt leur arrivée, il en enverra un afin de mettre cette horloge à fonctionner.

Le Conseil Municipal de Châteaubriant exprime son incertitude « sur ce qu’il pourrait être convenable de faire en cette circonstance » - « Comme il est extraordinairement nécessaire que les ouvriers connaissent les heures de travail et de repos, un conseiller propose de payer un habitant pour faire sonner le timbre tous les jours à 8 h et 9 h du matin, une heure et deux heures de relevée, parce que l’angélus sonnant le matin à 5 heures ainsi que le soir à 7 heures, il s’ensuivrait que les principales heures du jour se trouveraient sonnées ». Le Conseil accepte d’attribuer 8 francs par mois, à cet habitant, jusqu’à l’établissement définitif de l’horloge neuve.

30 avril 1835 : le conseil municipal de Châteaubriant fait le point sur les locaux occupés :

Le bail du Tribunal est expiré depuis le 1er janvier 1835. Il est renouvelé pour 830,50 francs (au lieu de 600 francs/an.).

Le bail de la portion du château occupée par le Sous-Préfet a commencé le 1er novembre 1830. C’est un bail sous seing privé

15 mai 1835 : il n’y a que 7 membres présents pour le Conseil municipal. Ils attendent une heure et prennent le parti de se retirer.

17 mai 1835 : réuni sous la présidence de Félix Lebreton, le Conseil Municipal accepte de faire 850 francs de réparations à la gendarmerie « mais il est fait beaucoup d’observations sur le peu de soin qu’apporte la gendarmerie à faire les réparations locatives qui lui incombent » ! Il est décidé d’ajouter au bail que « à chaque fois qu’un gendarme changera de résidence ou quittera sa chambre, le maréchal des logis devra prévenir le maire qui s’assurera que le gendarme a fait les réparations locatives nécessaires »

Le maire donne lecture d’une réclamation des habitants de Basse Rue qui demandent qu’au lieu de mettre un ruisseau au milieu de la rue, « il soit établi une chaussée avec un retz de chaque côté ». Le Conseil qui avait décidé un ruisseau au milieu, parce qu’il croyait que cela convenait mieux aux habitants, « et désirant ne rien faire qui ne puisse leur convenir, arrête que la chaussée sera établie au milieu ».

22 mai 1835 : pour agrandir le cimetière de Béré, le Conseil municipal annonce qu’il va procéder par expropriation pour le terrain appartenant à Mlle Ernoul Provôté.

24 mai 1835 : Le maire, Félix Lebreton, donne lecture de la liste des garde-nationaux qui se sont fait inscrire pour faire partie de la division des pompiers. Le Conseil Municipal vote une somme de 546 francs, pour acquérir « six briquets » 25 casques et 25 baudriers pour l’équipement de 25 gardes nationaux pompiers. Il invite le maire à s’entendre avec un plombier de la ville pour acheter une pompe à incendie munie d’un moteur hydraulique.

Pour le cimetière, Mlle de la Provôté ne veut pas céder à moins de 60 F la corde, le terrain nécessaire pour le cimetière. Le Conseil accepte la transaction à ce prix. (ndlr : une corde fait environ 60 m2, il y a quatre-vingt cordes et demi dans un journal , c’est-à-dire dans la superficie de terrain qu’un homme pouvait, à cette époque, labourer en un jour).

Enfin le Conseil vote une somme de 200 francs pour la construction du parapet de l’étang de la Torche.

 Suffisance

25 juin 1835 : c’est depuis le 7 mars dernier que le Sieur Esnault, principal locataire de la maison servant de Corps de Garde et de salle de Police, occupée par les troupes en stationnement à Châteaubriant , a demandé « qu’on vide les lieux » car lui-même a reçu congé de son propriétaire.

Mais trois mois plus tard, rien n’a bougé. Le 25 juin 1835 le sieur Esnault envoie donc une sommation par huissier « pour faire déguerpir le Corps de Garde et la Salle de Police »




Sources :

- Archives municipales série 1 D 18 et 2 D 8
- Histoire de la France et des Français par A. Castelot et A. Decaux(Editions Robert Laffont)
- Histoire du peuple français, par Pierre Lafue et Georges Duveau (Ed. Nouvelle Librairie de France)
- Les Rois de France, fiches Editions Atlas