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La lettre de Lilya au Père Noêl


Ecrit le 24 décembre 2008

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Dessin de Moon - 06 87 32 77 47

Père Noël,

J’ai sept ans et je vais à l’école. J’ai des copines qui m’ont dit qu’elles t’avaient déjà envoyé leurs commandes pour le 24 décembre.

Moi, j’ai réfléchi ; je voudrais ou plutôt, non, je ne voudrais pas, enfin oui… attends, je vais m’expliquer.

Chloé, Pierre, ma sœur et mon frère et moi on regarde quelquefois la télé et on voit des films, des images qui nous font peur et nous rendent tristes.

Des petits enfants qui dorment dans les rues, dans les couloirs ou dans le métro, enveloppés dans des couvertures sales, par terre, comme des chiens, parce que leurs parents n’ont pas pu payer leur loyer, parce que le papa n’a pas retrouvé de travail.

D’autres, pauvres petits, qui sont trimballés toute la journée, battus sans comprendre pourquoi, et qui ont faim, parce que les parents se droguent. Et d’autres, pire encore, qui n’ont plus de parents, et qui, dans certains pays, sont vendus comme de la marchandise, pour en faire des domestiques mal nourris, mal payés, maltraités…

Et d’autres encore… tant d’autres dans ce monde, qui est pourtant au vingt et unième siècle. Tant de misères ! Tant de malheurs !

Nous, ma sœur, mon frère et moi, on a une maison bien chauffée, un papa qui travaille, une maman gentille et nous mangeons à notre faim. Nous ne sommes pas très riches, mais on a le nécessaire. Dans nos chambres, on a plein de jouets et on s’entend bien. Parfois on se chicane, mais ça ne dure pas longtemps.

Alors, on a parlé de tout ça, tous les trois et on est bien d’accord.

Cette année, ce que tu aurais mis dans nos souliers, on voudrait que tu le donnes à des petits qui n’ont rien demandé, parce qu’ils ne savent même pas que tu existes – surtout à des tout petits, de préférence, plus petits que moi, quatre ou cinq ans, parce que les grands, ils ne pensent qu’à trouver des euros, par n’importe quels moyens pour survivre, eux aussi.

Pour tous ces petits, ça leur donnera un peu de joie, et nous, ça ne nous privera pas.

Oh ! Je sais bien, c’est très peu ; une goutte d’eau dans l’océan. On essaiera de faire plus quand on sera grands. Je te le promets.

Voilà, Père Noël, on compte sur toi. Tu feras au mieux.

Merci d’avoir lu ma lettre.
Bonsoir et bon voyage

 

Lilya