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Un soir de Noël, 1839



La mémorable nuit de Noël 1839

Pour les enfants, Noël reste toujours cette fête merveilleuse, remplie de lumière et de mystère avec ses jouets et ses cadeaux.

Je me souviens des Noëls de mon enfance souvent très froids et avec parfois de la neige. La neige ! ...

A l’occasion d’un de ces Noêls lointains, ma grand’mère me raconta ce qui se passa dans une église de la région pendant la messe de minuit. C’était son grand père qui lui avait raconté cette histoire.

Nous étions tous les deux assis devant la cheminée où brûlait un grand feu de bois et je l’écoutais bouche bée, buvant ses paroles, les yeux écarquillés.

Elle commença par ces indispensables mots magiques : « il était une fois ... »

Il était une fois, il y a de cela bien longtemps, un fait étrange qui se déroula pendant la messe de minuit, la nuit de Noël. Dehors sévissait un froid sibérien, les cloches carillonnaient, l’église était pleine à craquer, l’orgue égrenait le « Minuit chrétiens » et le prêtre officiait à l’autel.

Au bout d’un moment, il se dirigea vers la chaire, grimpa l’escalier, bénit la foule et commença son prêche.

Lorsque celui-ci fut terminé, il se tourna vers les fidèles, leur signifia son mécontentement et leur dit ceci : « J’ai constaté que pour les quêtes vous êtes de moins en moins généreux et qu’en plus, il se trouve parmi vous quelques mauvais paroissiens qui s’amusent à mettre des boutons de culottes, des haricots ou autres babioles dans les corbeilles, comme offrande. Mais Dieu les voit et les punira sévèrement. Prions tous ensemble pour la rémission des péchés de ces misérables ».

Avant la messe, il s’était arrangé avec le sacristain pour que ce dernier soit présent dans la travée supérieure avec un chaudron rempli de braises, en lui précisant : « lorsque je dirai : feu du ciel, descendez sur ces pécheurs, tu jetteras une pelletée de braises sur eux ».

Au moment indiqué, lorsque le prêtre prononça « feu du ciel, descendez sur ces pécheurs », le sacristain arrosa de braises incandescentes les fidèles. Ceux-ci hurlèrent de douleur.

Mais le prêtre, insensible à leurs cris, répéta sa phrase fatidique jusqu’au moment où le sacristain s’écria : « Monsieur le Curé, Monsieur le Curé, le chaudron est vide, faut-il le jeter aussi ? »

Le prêtre resta muet et dans un fracas terrible le chaudron vint s’écraser sur les dalles de schiste et roula jusqu’au confessionnal.

Le prêtre impassible regagna son autel et entonna : « il est né le divin enfant, jouez hautbois, résonnez musettes , etc ».

La messe se termina dans une atmosphère morose et chacun regagna ses pénates, décontenancé par cet événement imprévu.

Je demandai naïvement : « Grand’mère, est-ce qu’il y eut des blessés ? »
« Bien sûr que non, la bonté divine avait encore fait un miracle »

« Et après ça, est-ce que les quêtes furent meilleures ? » - « Un peu, mais certains plaisantins récidivèrent encore. Tu sais, cette affaire fit grand bruit à l’époque. La paroisse fut montrée du doigt et cet incident remonta jusqu’ Rome. Par mesure disciplinaire, le curé fut muté ».

Le nouveau curé, astucieux, trouva un stratagème infaillible. Il remplaça la corbeille par une épuisette avec des mailles assez grandes, ainsi ne restaient dedans que les billets.

O-o-o-O

Aujourd’hui, ça me fait rire car on ne peut pratiquement plus mettre des boutons de culottes : nos pantalons ferment avec une fermeture éclair. Cependant je me suis laissé dire que certaines fois on retrouve quand même sous une pile d’euros une carte de téléphone ou une carte bleue. Est-ce simple étourderie ? Il n’y a que Dieu qui pourrait nous le dire !

Enfin, pour ne pas changer de sujet, une petite devinette : quel est le comble de l’avarice pour un chrétien ?

C’est de suivre la messe à la télé et d’éteindre son poste au moment de la quête

Quelle époque !

Chers lectrices et lecteurs, je vous souhaite de passer un joyeux Noël 2002 et une bonne année 2003

Paul Chazé

Histoire du Sapin de Noël

Le petit journal d’Aspic, que l’on peut trouver chez le libraire de Moisdon-la-Rivière, ou sur le site http://www.aspic.asso.fr/journal/, raconte l’histoire du Sapin de Noël.

O-o-o-O

L’arbre de Noël regroupe plusieurs symboles montrant les richesses que nous offre la nature : la lumière, les anges, les fruits des vergers, des champs, de la forêt et de la mer. L’étoile qui brille à son faîte annonce la fin du voyage, le havre de paix.

Au XIe siècle, on présentait des scènes appelées Mystères, dont celle du Paradis fort populaire durant l’Avent. Garni de pommes rouges, un sapin symbolisait alors l’arbre du Paradis. Au cours du XVe siècle, les fidèles commencèrent à l’installer dans leurs maisons, le 24 décembre, jour de la fête d’Adam et Ève

Toutefois, le premier arbre de Noël tel que nous le connaissons, mais sans lumières encore, serait apparu en Alsace en 1521. Il fut ensuite introduit en France par la princesse Hélène de Mecklembourg qui l’apporta à Paris en 1837, après son mariage avec le duc d’Orléans.

Au XVIIIe siècle, la coutume du sapin décoré était déjà bien implantée en Allemagne, en France et en Autriche.

En 1841, le prince Albert (originaire d’Allemagne), époux de la reine Victoria, fit dresser un arbre de Noël au château de Windsor, en Angleterre. De la cour, la mode du sapin de Noël se répandit rapidement chez la bourgeoisie et se propagea ensuite chez les gens du peuple. À l’époque victorienne, un beau sapin de Noël devait avoir six hauteurs de branches et être posé sur une table recouverte d’une nappe de damas blanc. On le parait de guirlandes, de bonbonnières et de fleurs en papier.

Son introduction au Canada se fit vers la fin du XVIIIe siècle, avant même qu’il ne devienne une pratique courante en Angleterre. Les divers éléments servant à son ornementation furent d’abord conçus à la maison, avant d’être produits en industrie.

Au milieu du XVIIe siècle, l’illumination du sapin se faisait au moyen de petites bougies. Elles seront remplacées, au début du XXe siècle, par des ampoules électriques.

D’autres variantes, tels les sapins extérieurs et artificiels, apparaîtront au tournant du XXe siècle.


Le doute de Philibert

Voir : conte de Noël