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1857 (de janvier à mai)

 

4 janvier 1857 : le Conseil Municipal de Châteaubriant se réunit sous la présidence de M. Béchu, maire.

Revenant sur la séance du 23 novembre 1856, M. Guimené propose « pour vider un incident dont le retour paraît fâcheux à beaucoup de membres », « de formuler un blâme énergique contre la manière d’agir du Chef du Corps des Pompiers ». S’agit-il de l’incident qui a suivi la Sainte Barbe ? Non, il s’agit seulement des achats faits par le Capitaine « qui ne craint pas de faire une acquisition sans être au préalable muni de l’autorisation du Conseil ».

Hospice : Mlle Julie Guibourg fait une donation de 6000 frs à l’hospice de Châteaubriant « pour être affectée à la fondation à perpétuité d’un lit, pour un malade pauvre de la commune d’Erbray » désigné par le curé de cette commune.

Chemins vicinaux. Au cours de la même réunion le Conseil Municipal autorise le maire à consacrer 900 frs (somme annuelle attribuée à la petite vicinalité) à l’achèvement du chemin de Châteaubriant à St-Aubin-des-Châteaux dans son parcours de la Butte du Bois Hamon.

En ce qui concerne le chemin 41 de Fercé à Châteaubriant, le Conseil Municipal a déjà demandé une modification dans la partie comprise entre La Borderie et les Halles neuves. L’enquête publique n’a pas donné lieu à observation. Plusieurs propriétaires riverains se proposent de faire des dons en faveur de ce tracé.

20 janvier 1857 : à propos de cette route de Fercé, le maire écrit au Sous-Préfet : « S’il était possible, il serait bon que cette ligne fut poussée jusqu’à Janzé, centre d’affaires assez considérable et où se tient un marché chaque semaine ».

« La continuation de ce débouché permettrait à une grande partie des populations du Nord de ce département de venir plus directement à Châteaubriant et de parcourir une aussi grande distance que celles qu’elles sont obligées de franchir en employant soit la route de Rennes, soit la route de Vitré pour arriver au même point »
(ndlr : en 2006, une route directe de Fercé à Janzé n’existe toujours pas)

 Les machines Dupré

26 janvier 1857 : le maire transmet au Sous-Préfet le dossier du sieur Dupré Pierre qui a le projet de faire usage d’une machine à vapeur de la force de quatre chevaux, dans son établissement situé Faubourg de Béré, pour la construction de machines propres à battre les grains. « La construction d’une pareille machine ne peut tendre qu’à développer un développement à une induction si utile (sic !) et à notre ville et à des intérêts plus considérables ».

ndlr : le constructeur Dupré
sera en effet l’un des constructeurs
de machines agricoles
de Châteaubriant, avec la famille Huard.

9 février 1857 : la commission administrative du bureau de bienfaisance demande à être autorisée à dépenser une somme de 600 frs en achat de pain, pour distribuer aux personnes malheureuses de la commune. « Cette somme sera prélevée sur le produit de la loterie autorisée par le Préfet et qui s’est élevée à treize cent vingt francs » (1320 frs).

12 février 1857 : lors de son passage à Châteaubriant le 11 juin dernier, il fut remis à Sa Majesté l’Empereur les états de service du sieur Leriche Georges, ancien gendarme et qui a fait en 1823 la campagne d’Espagne dans le 4e régiment de ligne et a terminé sa carrière comme gardien-chef de la prison de Châteaubriant.

La demande de secours est passée le 5 septembre 1856 par la Compagnie de Sapeurs Pompiers, puis le 22 septembre au Ministère d’Etat, puis le 30 novembre au Ministère de la Guerre et à la Commission des Secours, et est restée en suspens.

18 février 1857 : les publications et affiches ont été faites concernant la demande présentée par Olivier Joncheret de la commune de Sion, « pour l’établissement d’un haut-fourneau près de l’étang de l’Imel »
(sic ! L’Imel au lieu de Limèle)

24 février 1857 : le maire transmet au Préfet le tableau présentant les mouvements de population de la commune en 1856. « Quant au tableau du personnel médical, les médecins se refusent à donner aucun renseignement ».

26 février 1857 : au Conseil Municipal un membre signale que « faute d’insignes propres à le faire reconnaître, le garde-champêtre nouvellement nommé, a déjà vu son autorité contestée. Il serait utile de lui accorder au plus tôt un costume approprié à ses fonctions ». Coût : 100 frs.

Trois habitants de Châteaubriant demandent à la ville la cession de parcelles non employées lors de la construction du chemin n°14 de Bain à Ancenis. Ils offrent de payer 1000 frs l’hectare. « Ces parcelles, dont on a extrait la terre nécessaire aux remblais de la route, en contrebas de laquelle elles se trouvent, sont dangereuses pour la circulation et, par ce motif, le Conseil Municipal accepte l’offre de ces messieurs qui s’engagent en outre à les combler en partie ».

 Réhabilitation d’un banquier

26 février 1857 : Le Conseil Municipal revient sur le cas de M. Salmon (vu déjà au 30 janvier 1853), à la demande du Sous-Préfet.

M. Thomas Salmon, banquier à Châteaubriant, qui a été condamné le 26 avril 1849 pour « délit habituel d’usure », demande sa réhabilitation.

Divers membres du Conseil Municipal font quelques observations bienveillantes « sur la manière d’être et le caractère honorable de M. Salmon ». Le Maire, qui doit donner un avis particulier, déclare ne pas prendre part au vote. Les autres membres adoptent, à l’unanimité, la déclaration suivante (la même qu’en 1853) :

1- « M. Salmon a constamment résidé depuis sa condamnation, à Châteaubriant qu’il habitait déjà depuis plusieurs années.

2- Sa conduite est excellente et sa maison de banque fort utile au pays est administrée avec délicatesse et loyauté.

3- Ses moyens d’existence consistent dans le revenu de ses propriétés immobilières s’élevant à 1500 frs environ et dans les produits de sa maison de banque qui paraît très prospère, grâce à la confiance qu’elle inspire ».

Bref le Conseil Municipal est favorable à cette réhabilitation [ndlr : le revenu des propriétés immobilières était de 1000 frs en 1853]

26 février 1857 : Huit personnes sont présentées pour faire partie de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers. Le Conseil Municipal les agrée.

Chemins : le Conseil Municipal adopte la classification de chemins ruraux (ou « de troisième catégorie ») :

- Le chemin de Béré au Moulin Neuf et au Bois Briant
- Le chemin de la Torche par la Maison Brûlée, le Pont d’Iseu et La Grande Haie
- Amélioration du Chemin du Pompier au Faubourg de la Torche « pour relier les deux précédents »
- Chemin de Béré à Palluel
- Chemin de la Ville en Bois
- La Grande route d’Erbray par Le Bignon.

Horloge : Le crédit voté pour l’établissement de l’horloge à l’Hôtel de Ville s’est trouvé insuffisant. Il reste à couvrir
- La dépense des poids
- Celle d’une boite pour le mouvement de l’horloge
- D’une autre boite pour les poids
Le Conseil Municipal adopte le devis de 250 frs.

Arbres : Le Conseil Municipal autorise le maire à abattre et à vendre divers arbres sur les promenades « comme nuisant à l’aspect du château » et à employer le montant de cette vente « à terminer la sortie de la promenade par le jardin de M. Lesage, au moyen d’un pont sur partie de la rivière ».

Le Conseil Municipal autorise aussi l’hospice civil à vendre un terrain dont M. Legal offre 3000 frs comptant.

Cimetière : le Conseil Municipal considère que la partie haute du cimetière est imprégnée d’eau d’infiltration, qui nuit aux travaux du fossoyeur en remplissant les fosses qu’il creuse, et que cette eau répand une odeur infecte. Il vote une somme de 100 frs pour le drainage de cette partie et autorise en outre « l’abbât (sic !) et la vente des arbres qui sont gênants dans le cimmetière (sic !) »

Eclairage : le Conseil Municipal vote ensuite « l’établissement d’un réverbêre à quatre becs pour l’éclairage de la place des Halles neuves et des voies qui y abboutissent » [ndlr : le secrétaire a des problèmes avec l’orthographe] . Il vote aussi la création d’un trottoir et la plantation d’un double rang d’arbres sur la promenade des Terrasses.

 Le salaire des cordes

26 février 1857 : plusieurs membres du Conseil Municipal expliquent que, en l’absence du bureau d’octroi, où seraient vérifiées les quantités de bois de chauffage introduits en ville, il arrive fréquemment que les acheteurs soient trompés sur la quantité de bois vendu. Ils suggèrent donc d’établir « deux hommes commissionnés en qualité de mesureurs » qui seraient tenus d’avoir en leur possession « des cordes de dimension exacte » et qui, en cas de contestation, viendraient mesurer et mettre en corde les bois amenés en ville.

[Note : le mot stère apparaît officiellement dans l’article 5 de la loi du 18 Germinal an III (7 avril 1795). Il vaut normalement 1 m3. Il existe aussi le décistère qui vaut 0,1 stère. La loi du 13 brumaire an IX (4 novembre 1800) remplace le mot "décistère" par le mot "solive".

La "corde" est une mesure de volume pour le bois. Selon les régions, elle représentait un nombre différent de stères. ]

Dans la région de Châteaubriant, la corde valait : « trois stères trois décistères un dixième » ce qui fait 3,31 stères. Le Conseil Municipal décide que la corde sera de « 1,33 m en hauteur - 2,60 m en longueur et 80 cm d’épaisseur environ » [ndlr : les chiffres sont ainsi donnés ... mais le résultat du calcul est bizarre ! ] . Le salaire pour le mesurage de chaque corde « sera fixé à 75 centimes qui seront à la charge de l’acquéreur ».

 Chien enragé

4 mars 1857 : le maire de Châteaubriant écrit au lieutenant de gendarmerie :

« Comme vous le savez, votre chien a été mordu le 18 février dernier par un chien errant ». Le maire s’est renseigné et a appris que « le matin du même jour, dans la forêt d’Araize, sur la route impériale n°178 » on a vu un chien appartenant à un marchand ambulant qui venait à Châteaubriant pour le marché, « et qu’il y a tout lieu de croire que cet animal était atteint d’ydrophobie ». (sic !)

« Depuis, et hier encore, divers propriétaires se sont empressés de faire abattre leurs chiens qui aussi avaient été pillés » (sic !). [ndlr : l’hydrophobie est le nom ancien donné à la rage - revoir Histoire municipale 1852].

5 mars 1857 : Mlle Guibourg a fait don de 6000 frs à l’hospice pour créer un lit (voir 4 janvier 1857), mais le Préfet émet des craintes (sans doute pense-t-il que cela peut coûter trop cher). La commission administrative de l’hospice démontre que ces craintes sont peu fondées puisque, d’après ses calculs, « l’établissement charitable, en outre des charges résultant de la libéralité de Mlle Guibourg, profitera annuellement d’un bénéfice de 101,71 frs ». La commission persiste donc à réclamer l’autorisation nécessaire pour accepter ce don.

5 mars 1857 (suite) : il est question de louer la métairie de la Carantage qui appartient à l’hospice de Châteaubriant, à M. Joseph Rétif de St Julien de Vouvantes.

L’offre paraît convenable « et il serait douteux qu’il fut possible d’en obtenir de plus avantageuse. Il est déjà tard pour affermer en employant le mode ordinaire », c’est-à-dire celui d’adjudication parce que « les bons fermiers, lorsqu’ils sortent, s’empressent de faire leurs diligences pour se pourvoir de métairies. Et ceux qui restent ne sont pas ceux dont on fait cas, et ce, par plus d’un motif, parce que le plus souvent ils ne présentent aucune responsabilité ».

6 mars 1857 : La Cour suprême des Etats-Unis déclare que l’esclave Dred Scott ne peut ester en justice pour défendre sa liberté car il n’est pas une personne mais un bien.

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L’esclavage n’est pas encore aboli aux USA. The Impending Crisis of the South de Hinton Helper, démontre que la société esclavagiste est vouée à l’échec mais l’ouvrage est interdit de diffusion dans les États du Sud où G. Fitzhugh riposte par un plaidoyer en faveur de l’esclavage, Cannibal All.

Défenseur de l’esclavage, G. Fitzhugh critique la « liberté » des pays européens en opposant « l’esclavage aux maîtres humains » (tel qu’il se pratique en Amérique, dit-il) à « l’esclavage des masses au capital et à la compétence » (tel qu’il se pratique en Europe). Il explique que les capitalistes sont les pires des esclavagistes, vis à vis de leurs frères blancs et que les " travailleurs libres " d’Europe n’ont pas la millième partie des droits et des libertés des esclaves noirs.

 Le banquier est un brave homme

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13 mars 1857 : le maire de Châteaubriant écrit une longue lettre au Procureur Impérial : « Je suis très favorable à la réhabilitation de M. Salmon » en raison, dit-il de ses qualités d’ordre, d’économie et d’une grande sagesse de conduite. « Si cette manière de faire était moins ecceptionnellement suivie (sic), l’intérêt public et les intérêts privés ne pourraient qu’y gagner ».

Il explique que M. Salmon « bien jeune encore à la mort de ses parents, vint se fixer à Châteaubriant avec la ferme volonté de vivre de sa peine sans toucher aux revenus de sa petite fortune ». Après avoir été clerc d’avoué pendant plusieurs années, il entre en 1841 à la recette particulière en qualité de commis.

Puis il devient caissier et fondé de pouvoir, et il gère la recette en l’absence des divers titulaires. Vers 1846, en dehors de ses heures de bureau, il commence à faire des recouvrements d’effets de commerce et quelques opérations de banque. En 1848 plusieurs marchands et fabricants avaient un compte courant ouvert chez lui.

« Sur plainte de l’un d’eux, il est condamné car toutes ses affaires n’étaient pas régulières aux yeux de la loi ».
Mais le maire l’excuse : « Il était alors jeune, sans grande expérience et sous la pression des risques financiers de 1848 qui entraînèrent bien d’autres banquiers à s’écarter de la règle pour parer aux nécessités du moment ».

Sa condamnation n’empêcha pas M. Salmon de fonder, « au grand jour et avec patente une maison de banque régulière » avec l’intention d’agir « avec tant de délicatesse et de loyauté qu’il serait un jour jugé digne de recouvrer l’honneur et d’obtenir sa réhabilitation ».

Le maire ajoute que M. Salmon a remboursé les sommes indûment perçues, qu’il est généralement aimé et estimé et que « dans les œuvres d’intérêt public et de bienfaisance telles que la société de secours mutuel et le grenier d’abondance, il est acclamé comme banquier dépositaire des fonds ».

Sa maison de banque « satisfait à un besoin de plus en plus impérieux de la localité » et les commerçants et propriétaires « verraient avec joie M. Salmon, irréprochable dans ses mœurs, agréable et régulier dans ses affaires, obtenir le bienfait de la réhabilitation qu’il sollicite de tous ses vœux et de tous ses efforts ».

Le maire précise par ailleurs que sa condamnation, « sans nuire à ses affaires et à sa fortune, brise cependant son avenir et ne lui permet pas de songer à un établissement honorable ». Bref, il demande sa réhabilitation.

[ndlr : si cet homme avait été un sans-le-sou, le Conseil Municipal aurait-il demandé sa réhabilitation avec une telle opiniâtreté ??]

16 mars 1857 : le maire de Châteaubriant demande des secours :
- . Pour un soldat blessé à la cuisse droite lors de la campagne de Crimée devant Sébastopol le 7 juin 1855.
- . Pour un ancien gendarme à pied en retraite, qui perçoit 273 frs de retraite annuelle. « Son âge avancé et une mauvaise vue ne lui permettent plus de travailler »

17 mars 1857 : le crédit de 2500 frs destiné au paiement de l’horloge et de son établissement à l’hôtel de ville n’a pas suffi. Le Conseil Municipal du 26 février 1857 a voté 250 frs supplémentaires. Le maire demande l’approbation du Préfet.

23 mars 1857 : des arbres ont été abattus sur la Promenade des Terrasses comme nuisant à l’aspect du château. Ils doivent être vendus : le montant sera « employé à terminer la sortie de ces promenades par le jardin acquis de M. Lesage, au moyen d’un pont sur une partie de l’étang de la Torche, en amont du pont construit sur la route impériale n° 163 dans la traverse de la rue du Dos d’Ane ».Le maire insiste sur l’urgence de l’approbation du Préfet, « afin d’empêcher la dilapidation de ces bois ». [Hélas ils ne seront pas vendus, voir au 7 juin 1857].

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25 mars 1857 : un sieur GENDRE Jacques, conducteur à la 8e batterie du 10e régiment d’artillerie en garnison à Rennes, est arrivé à Châteaubriant le 11 septembre 1856 « pour jouir d’un congé de semestre à titre de soutien de famille ». Le maire demande au général commandant de Nantes de renouveler ce congé : « Je ne saurais vous laisser ignorer que sa famille a le plus grand besoin de lui pour l’aider à se procurer les choses de première nécessité afin qu’elle puisse se sustenter ».

Le 27 mars le maire de Châteaubriant fait une demande analogue, auprès du colonel du 2e carabiniers pour M. Pierre HUBERT « afin que ce militaire puisse rentrer dans ses foyers ».

30 mars 1857 : le maire demande de donner suite à l’avis de M. l’agent voyer cantonal de Châteaubriant qui projette de faire extraire des pierres dans un champ nommé « Le clos de la vigne » situé près du village de la Bruère, pour l’entretien du chemin vicinal de communication n° 14.

 Imposez silence aux adversaires

30 mars 1857 : à l’occasion des prochaines élections, les Préfets donnent des ordres : « Imposez silence aux adversaires. Défense de publier et afficher les professions de foi du candidat non-officiel. Aucun comité électoral ».

3 avril 1857 : la somme de 9,18 frs a été versée par le receveur municipal aux voyageurs indigents pendant le premier semestre 1857.

6 avril 1857 : le maire de Châteaubriant écrit au jeune Julien Gendry que ses parents sont disposés à fournir le cautionnement nécessaire « pour que vous obteniez
un emploi au chemin de fer de Strasbourg ». Mais il semble que ces parents n’ont guère confiance en leur fils : « Ils entendent rester propriétaires de cette somme, la déposer directement entre les mains du caissier de la compagnie et rentrer dans leurs fonds ou dans ce qui resterait libre si vous ne conserviez pas cet emploi ».

15 avril 1857 : le maire envoie au Sous-Préfet le dossier relatif au « projet de vente de gré à gré, d’une parcelle de terre en pré » située rempart de la Torche, appartenant à l’hospice civil de Châteaubriant, à M. LEGAL René, propriétaire tanneur. Prix de vente : 3000 frs pour 4 ares. L’enquête commodo et incommodo a été négative.

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15 avril 1857 : le bois des arbres coupés au château [voir au 23 mars] n’est pas encore vendu. Mais la ville a besoin d’argent. Le maire demande au Sous-Préfet d’ouvrir un crédit équivalent à la somme que produira la vente de ce bois. « Il sera employé aux travaux d’embellissement des promenades ».

20 avril 1857 : le maire renouvelle sa demande du 27 mars concernant M. HUBERT. Les parents de ce dernier ont versé 1750 frs pour qu’il soit exonéré du service militaire, en vertu de l’arrêté du Ministre de la guerre en date du 6 janvier 1857. « Si contre mon attente il ne pouvait jouir du bénéfice [de cet arrêté], il y aurait lieu de lui rendre ces fonds d’autant mieux que la plus grande partie a été empruntée par eux ».

1er mai 1857 : le maire rappelle au Sous-Préfet que M. Paul Chazé a été nommé Garde-Champêtre à la fin de 1856 avec un traitement de 600 frs. Mais « Monsieur le Préfet a omis d’ouvrir additionnellement au budget de 1857 un crédit de 200 frs qui, avec les 400 frs que Chazé touchait en qualité de cantonnier communal, aurait complété le chiffre auquel son traitement a été fixé ».

2 mai 1857 : décès d’Alfred de Musset

Parle, ami, - ma lyre attentive
D’une note faible et plaintive
Suit déjà l’accent de ta voix,
Et dans un rayon de lumière,
Comme une vision légère,
Passent les ombres d’autrefois.

4 mai 1857 : Mme Dufresne de Virel est sollicitée pour vendre un terrain qui permettrait d’ouvrir le chemin n°41 de Châteaubriant à Fercé. Le maire a déjà fait une demande le 12 mars. Il renouvelle le 4 mai.

8 mai 1857 : la famille de Jacques Gendre « est dans un état tellement malheureux » que le maire se fait un devoir d’écrire à nouveau au colonel pour obtenir un congé de 6 mois renouvelable pour ce jeune « afin qu’il puisse rentrer dans ses foyers et venir par son travail concourir au soulagement » de sa famille.

Quant à Pierre HUBERT il n’a pu obtenir son exonération. La famille demande le remboursement des 1750 frs versés. Mais il faut pour cela un certificat délivré par le Conseil d’Administration du 2e régiment de carabiniers.

25 mai 1857, le maire de Châteaubriant signale au Sous-Préfet que :

- M. Eugène Vauquelin
Jean-Baptiste Defermon (père)
et Jules de la Pilorgerie n’ont pas accepté d’être conseillers municipaux.

- Que Jean-Baptiste Ernoul-Provôté est décédé.

- Que MM. Prosper Guimené
Jean-Baptiste Peslerbe et Jacques Sabatier ont démissionné.

Le Conseil Municipal se trouve donc réduit à moins des trois quarts de ses membres. Le maire demande au Sous-Préfet de procéder à de nouvelles élections.
25 mai 1857 : la brigade de Châteaubriant doit se rendre à Nozay les 25-26 mai pour la revue du colonel, chef de la 8e légion de gendarmerie. Le maire de Châteaubriant demande au commissaire de prendre les mesures nécessaires « pour qu’une surveillance active soit exercée dans l’intérêt de l’ordre comme de la sécurité publique »

26 mai 1857 : le maire réclame une nouvelle fois le certificat dont a besoin M. Hubert (voir 25 mars, 20 avril et 8 mai).

La machine à coudre

Barthélemy Thimonnier, tailleur de métier, met au point, en 1829, le premier métier à coudre. Le brevet est délivré le 17 Juillet 1830 et, la même année s’ouvre le premier atelier mécanique de confection du monde.

Mais l’utilisation de la machine ne se répand pas. Il meurt dans la misère le 5 Juillet 1857 à l’âge de 64 ans, sans avoir profité du fruit de sa découverte.

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La machine à coudre permet de réaliser une couture au point de chaînette. Elle associe quatre mouvements successifs :

- la plongée du crochet transperçant le tissu

- l’enroulement du fil autour du crochet

- la remontée du crochet entraînant le fil au-dessus du tissu

- l’avancement de ce tissu et sa fixité pour la durée du point suivant.

En 1851, Isaac Merritt Singer, conçoit la première machine à coudre efficace. La compagnie a des bureaux à Paris dès 1855. En 1856 Isaac Singer et Elias Howe fondent leur propre usine. En 15 ans, le parc de machines à coudre atteindra 700 000 aux États-Unis.

L’introduction de machines à coudre dans les industries de la chaussure et du textile entraîne une baisse des salaires, le travail ne nécessitant plus d’employés qualifiés. Ce type d’industries emploie une main d’œuvre nombreuse et bon marché, dont une proportion importante de femmes travaillant à la maison et payées à la pièce.

Pour mieux connaître la technique de la machine à coudre, voir ici :
http://www.galichon.com/genealogie/html/perso/thimonnier/