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Accueil > Histoire > Histoire au jour le jour > 1857 (de juin à décembre)

1857 (de juin à décembre)

 

4 juin 1857 : ayant besoin de terrain pour la route n° 41, le maire écrit pour la 3e fois à Mme Dufresne de Virel (voir 12 mars et 4 mai 1857)

7 juin 1857 : au Conseil Municipal, le maire dit que les bois abattus sur la Promenade n’ont pu être vendus, faute d’enchères. Le Conseil Municipal l’autorise à tenter à nouveau une vente par adjudication sur mises à prix abaissées et, en cas d’insuccès, à vendre ces bois de gré à gré.

Le Conseil Municipal vote 800 frs pour les travaux en cours d’exécution sur la Promenade.

 Hausse de salaires

7 juin 1857 : le secrétaire et l’expéditionnaire de la mairie « sollicitent une augmentation de leurs traitemens, en faisant observer que le prix des denrées alimentaires a haussé considérablement »

Le Conseil Municipal reconnaît la justesse de l’observation et élève à 900 frs le traitement annuel du secrétaire (au lieu de 800 frs) et à 600 frs le traitement de l’expéditionnaire (au lieu de 400 frs), le tout à partir du 1er janvier 1857. Pour l’expéditionnaire l’augmentation n’est forte qu’en apparence puisque, dans les 600 frs, se trouve la somme de 75 frs allouée pour monter l’horloge de l’hôtel de ville.

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Dessin de Eliby 06 23 789 305

[Les ouvriers, vus par les bourgeois,
sont tous des ivrognes et des fainéants
à qui il faut apprendre la gestion
de leur argent
(quand il leur en reste pour vivre !)]

 Caisse d’Epargne

7 juin 1857 : le maire communique au Conseil une lettre du Sous-Préfet qui invite à créer une Caisse d’Epargnes (sic !) à Châteaubriant.

Le Conseil Municipal reconnaît que « l’institution dont il s’agit peut avoir d’heureux résultats sous plusieurs rapports ».

ll décide donc cette création. Les statuts, qui figurent dans le cahier des délibérations, disent :

« Il est institué une caisse d’Epargne et de prévoyance destinée à recevoir et à faire fructifier les sommes qui lui sont confiées. Il sera fait appel aux personnes bienfaisantes pour les inviter à concourir à cette institution philanthropique ». [ndlr : l’institution Caisse d’épargne peut être qualifiée d’œuvre philanthropique puisque la souscription-donation et le bénévolat des fondateurs et directeurs en sont les bases]

Une salle de l’hôtel de ville sera affectée à l’administration de la Caisse. La caisse sera administrée gratuitement par un Conseil composé du maire de la ville et de 15 directeurs dont les fonctions dureront 3 ans et qui seront renouvelés par tiers chaque année.

Les 15 directeurs seront ainsi choisis :
- . 5 au moins dans le Conseil Municipal
- . Les autres parmi les citoyens les plus recommandables de la ville et en particulier parmi les souscripteurs. Ils seront nommés par le Conseil Municipal

Le Conseil des directeurs se réunira au moins une fois par mois

La Caisse ne recevra pas moins d’un franc par versement du même déposant.

7 juin 1857 : au budget de 1858 la taxe sur les chiens est estimée à 895,50 frs.

Par ailleurs, le Conseil Municipal
- . agrée 15 nouvelles personnes pour faire partie des Sapeurs-Pompiers
- . vote l’établissement d’un réverbère à quatre becs pour l’éclairage du Faubourg de Béré et attribue 300 frs pour frais d’installation de ce réverbère et de celui qui sera mis place des Halles neuves.

Ecole de chant : le maire explique qu’il lui a été fait part d’un projet d’établir une école de chant à Châteaubriant par l’école des Frères. Les jeunes gens de la commune seraient admis gratuitement aux leçons. Il serait fait appel à des souscriptions qui seraient recueillies par les soins du directeur de l’école des frères.

Le Conseil Municipal, unanimement, prie le maire de témoigner toutes ses sympathies pour le projet qui, s’il s’accomplit « moralisera les jeunes gens et leur donnera le désir de s’instruire ». Le maire est autorisé à souscrire pour la somme de 15 frs.

14 juin 1857 : au Conseil Municipal, le maire expose que M. Morin qui remplit depuis longtemps les fonctions d’architecte de la ville, n’a reçu aucun traitement jusqu’à présent. Le Conseil décide de lui allouer 200 frs.
M. le Maire expose au Conseil que la claire-voie de la cour de la maison d’école est en fort mauvais état et que la cour, vu le nombre des élèves, est trop étroite. Il suggère de donner suite aux réclamations
de l’instituteur.

Enfin le maire donne lecture de l’extrait du registre de la Préfecture, portant création d’une section électorale dans la paroisse de Béré.

19 juin 1857 : le bureau de bienfaisance de Châteaubriant demande au Sous-Préfet l’autorisation d’établir une loterie en faveur des personnes nécessiteuses (autorisation sera donnée le 23 juin).

29 juin 1857 : le maire demande un congé de 6 mois pour Adolphe Pierre Gaigeard, comme soutien de famille.

10 juillet 1857 : à l’hospice civil de Châteaubriant il y a un médecin, six religieuses, un infirmier et une infirmière et un domestique. « Le médecin remplit au besoin les fonctions de chirurgien et d’autant mieux qu’il n’en existe aucun dans cette ville ».

10 juillet 1857 : le bois de la Promenade des Terrasses a été vendu (enfin !) pour 870 francs.

11 juillet 1857 : Avec la soumission de la Grande Kabylie, la France met fin à la résistance algérienne

11-12 juillet 1857 : au deuxième tour des élections municipales partielles (le premier tour a eu lieu les 4-5 juillet), sept membres ont été élus pour compléter le Conseil Municipal de Châteaubriant.

18 juillet 1857 : M.Antoine Gendre, chevalier de l’ordre impérial de la Légion d’Honneur serait désireux de jouir de la pension de retraite des militaires. Il demande au maire d’intervenir auprès du Sous-Intendant de Nantes, « pour tâcher de faire cesser le retard qu’il éprouve à la toucher »

23 juillet 1857 : l’inspecteur des écoles primaire de l’arrondissement de Châteaubriant ouvre les vacances des écoles publiques au 1er septembre 1857. La rentrée se fera au 1er octobre.

 Mauvais garçon !

23 juillet 1857 : M. Pierre Camus, domicilié à La Feuvrais, Erbray, n’est nullement disposé à faire des sacrifices en faveur de son fils. Celui-ci, en effet, n’est pas rentré sous le toit paternel depuis qu’il a quitté la garde impériale.

28 juillet 1857 : la femme Belet a confié son enfant, Jeanne Marie, née le 6 juin 1850, aux soins de Mlle Marie Veillet, directrice d’un établissement de bienfaisance et d’orphelinat à Châteaubriant . « L’enfant Belet ne pouvait être placée plus convenablement et plus heureusement dans l’intérêt de son avenir » écrit le maire. [Cela ne durera pas longtemps : voir au 6 août].

29 juillet 1857 : le maire de Châteaubriant écrit au maire d’Ercé : « La nommée Perrine Guénefaut, veuve, née dans votre commune, a été rencontrée mendiant. Je vous la fais conduire par l’intermédiaire du sieur Guérin Etienne, marchand de cochons, pour qu’elle soit remise à sa famille. Cette malheureuse est dans un état qui ne pourrait lui permettre de la renvoyer à pieds ».

1er août 1857 : le congé temporaire de 6 mois du sergent Félix Leblays, chasseur de 2e classe au 11e bataillon, est sur le point d’expirer. Cet homme est mécanicien « profession qui ne peut lui permettre de trouver à s’occuper ici ». Il demande l’autorisation de s’installer à Dijon. Le maire soutient sa demande : « Veuillez bien, monsieur le Général, déférer à ma prière » écrit-il au Général à Nantes.

2 août 1857 : au Conseil Municipal, lecture d’une lettre du Sous-Préfet en date du 28 juillet 1857 qui invite le maire à procéder à l’installation de sept conseillers municipaux nouvellement élus. Chacun de ces messieurs prête le serment d’obéissance à la Constitution et de fidélité à l’Empereur.

Le Conseil Municipal ainsi composé s’occupe ensuite des affaires soumises à ses délibérations :

- . Il y a projet de partage des communs de la métairie de La Laye, qui appartient au bureau de bienfaisance. Le projet a été dressé par un géomètre-expert, choisi par le maire, en accord avec les autres riverains intéressés. Approbation du Conseil

- . Le Comte du Boispéan, propriétaire riverain du chemin de grande communication n° 14 (de Bain à Ancenis), propose d’acquérir trois parcelles de terrain délaissées par la route, au prix de 3000 frs l’hectare. La vente de ces parcelles étant « désirable pour la commune », et le prix offert par M. du Boispéan paraissant convenable, le Conseil Municipal engage le maire à inviter les propriétaires riverains à demander la cession à la commune.

 Le pré de Belaitre

Le Chemin de Soulvache au Grand-Auverné, aboutira derrière la Halle Neuve à Châteaubriant et le Conseil Municipal souhaite qu’à partir des halles, jusqu’à une certaine distance de la ville, un boulevard fut planté.
L’ouverture de ce chemin donnera aux terrains traversés une plue value considérable. C’est pourquoi le Conseil Municipal souhaite que la ville devienne propriétaire de tout ou partie du pré de Belaitre » pour pouvoir « créer une grande place servant de dépôt pour les charrettes et que l’on pourrait plus tard destiner à la construction d’un abattoir ».

2 août 1857 : Le Conseil Municipal considère que : sur la plupart des foires du voisinage, il est perçu au profit des communes, une certaine rétribution par tête de bétail. Il souhaite donc qu’un droit soit à l’avenir perçu sur les bestiaux et les places des marchands forains à la Foire de Béré.

M. Delorme, ex-entrepreneur, demande à faire expertiser les matériaux qu’il a fournis pour le pavage de la rue Claire Goutte. Sa demande est renvoyée à une autre séance.

4 août 1857 : le maire de Châteaubriant intervient auprès du Ministre de la Guerre en faveur de l’un de ses administrés « un homme laborieux et paisible, bon père de famille jouissant de l’estime publique » . Cet homme, en mauvaise santé, demande de conserver auprès de lui le nommé Leroux Perre, son enfant unique, jeune soldat de la classe 1856, dont il a besoin pour surveiller ses travaux et régler ses comptes.

« La perte de son fils occasionnerait sa ruine et le mettrait dans la dure mais impitoyable nécessité d’abandonner sa mère infirme et plus qu’octogénaire »

6 août 1857 : le maire écrit à Mlle Veillet que « l’enfant Belet Jeanne-Marie qui avait été confiée à vos soins, devra être remise à son père à l’expiration de sa peine » En tout cas à l’époque de sa libération, la fille cessera d’être portée sur les comptes de l’hospice.

11 août 1857 : Mme Obalski, née Lhenoret Sophie, déclare établir à Châteaubriant une école libre de jeunes demoiselles.

12 août 1857 : Pour l’anniversaire de la fête de sa majesté l’Empereur, une cérémonie religieuse aura lieu dans l’église St Nicolas.

13 août 1857 : le maire réclame encore la pension de Antoine Gendre. (voir au 18 juillet).

13 août 1857 : le nommé Pelé François, réclusionnaire libéré soumis à la surveillance de la haute police à vie, vient d’être autorisé à quitter la commune de Treffieux pour fixer sa demeure à Châteaubriant où il doit trouver à s’occuper chez le sieur Hervochon fils, mécanicien, demeurant Faubourg de Béré. « Vous voudrez bien, Monsieur le Commissaire, faire surveiller cet individu » écrit le maire.

13 août 1857 : le maire s’adresse au syndic de la Chambre des Notaires : « L’administration n’a que de bons renseignements à donner sur la conduite et la moralité de M. Emile Hervé, commis greffier au Tribunal de 1re instance qui postule une étude de notaire dans l’un des chefs-lieux de canton de notre arrondissement ».

16 août 1857 : M. Picot de Plédran remplace le maire pour la séance du Conseil Municipal de ce jour.

Le Conseil Municipal de St-Michel-et-Chanveaux et celui de Juigné-des-Moutiers sollicitent d’un commun accord le prolongement direct du chemin de grande communication n° 34, de Châteaubriant à Juigné, jusqu’au bourg de St Michel.

Par ailleurs, au sujet de ce chemin de grande communication n° 34 de Châteaubriant à Juigné, le Conseil Municipal de Châteaubriant prie l’administration vicinale de vouloir bien en activer l’exécution notamment dans la traverse des communes de Soudan et d’Erbray et il offre de fournir soit des ouvriers soit de l’argent.

5 septembre 1857 : le nommé LUCE Pierre René Aimé bénéficie d’un congé de semestre qui expire le 29 de ce mois. Le maire demande au Général (à Nantes) un nouveau congé de six mois.

5 septembre 1857 : le jeune Julien Leblays, ouvrier tanneur, a reçu un livret pour se rendre à Paris . Le maire demande au Préfet de Police de Paris de rechercher dans quel établissement il est occupé.

10 septembre 1857 : pour répondre aux vœux des conseils municipaux de St Michel et de Juigné, le Conseil Municipal de Châteaubriant souhaite que le chemin n° 34, « tout naturellement et par voie d’économie, suive une ligne directe du bourg de Juigné à celui de St Michel ». Alors que l’agent vicinal de l’arrondissement de Segré, soutenu par divers propriétaires, est d’un autre avis. Le maire écrit au Sous-Préfet qu’il n’est pas sérieux « d’accorder la préférance (sic !) à des intérêts particuliers au détriment des intérêts généraux ».

19 septembre 1857 : le maire de Châteaubriant demande au Sous-Préfet de désigner un expert « pour estimer contradictoirement les terrains nécessaires à l’établissement du chemin de grande communication n° 41 ».

21 septembre 1857 : le maire relance une nouvelle fois la demande de pension de M. Gendre (voir au 13 août). A de nombreuses reprises on constate ainsi la désinvolture de l’armée pour ses anciens soldats.

15 octobre 1857 : le maire écrit à l’agent-voyer de l’arrondissement, au sujet des remblais de la Butte du Bois Hamon. « Dès à présent il est possible d’empierrer. La circulation devient difficile dans ces hauts remblais. Les populations se plaignent et craignent les défoncements impraticables de l’hiver. ». Le maire rappelle qu’il a fourni la pierre nécessaire : « Vous vous êtes engagé à la faire charroyer et à faire faire immédiatement l’empierrement. Le moment de vous exécuter est arrivé et je vous serais très reconnaissant de bien vouloir y mettre de la bonne volonté ».
Ce qui sous entend que .... ?

21 octobre 1857 : affaire Gendre : cela fait un mois que le directeur de la dette publique a transmis la demande de M. Gendre au ministre de la Guerre. Le maire s’inquiète : « L’état physique de M. Gendre par suite des blessures reçues et des fatigues qu’il a éprouvées, s’oppose à ce qu’il puisse exercer sa profession de cloutier et de manière à y trouver les ressources nécessaires à son existence ».

Mais rien ne bouge ! [ ndlr : Si l’homme avait la bonne idée de mourir, il n’y aurait pas de pension à lui verser]

21 octobre 1857 : le bureau de bienfaisance de Châteaubriant sollicite sa Majesté l’Impératrice pour le succès de la loterie organisée en faveur des personnes nécessiteuses de la commune.

24 octobre 1857 : le bureau de bienfaisance sollicite 60 frs pour acheter des médicaments d’ici la fin de l’année.

 Les chemins ont d’la classe

8 novembre 1857 : sous la présidence de M. Béchu du Moulin Roul, le Conseil Municipal classe en seconde catégorie :
1. Le chemin prenant au Faubourg de la Torche et conduisant, par la Maison Brûlée au pont de l’Iseu jusqu’à la commune de Soudan
2.- le chemin de Béré au Bois-Briant jusqu’à la limite de la commune de St Aubin

Le Conseil Municipal verse 456,75 frs pour payer les réparations aux bassins et fontaines de Béré.

Le Conseil Municipal prie l’administration des Ponts et Chaussées de contribuer au paiement des frais qu’occasionneront les travaux à faire au Chemin du Bassin.

Il est question aussi de vendre un terrain, faubourg de la Barre, appartenant au Bureau de bienfaisance.

Un conseiller fait observer que la route n°178, sous les remparts de la Torche, a besoin de réparation « attendu que l’eau y séjourne, de manière à gêner la circulation et à nuire à la salubrité ». Le Conseil Municipal réclame des réparations « qui se font urgentes » à l’administration des Ponts et Chaussées.

Le Conseil Municipal autorise le maire à acquérir de M. et Mme de la Pilorgerie des portions de terrain « en chantier et en prairie », nécessaires pour l’élargissement de la route de Châteaubriant à St Aubin, à la sortie de Châteaubriant.

M. le Comte du Boispéan a bien voulu permettre de pratiquer, sur la rivière qui coule dans son parc, une prise d’eau pour alimenter le bassin du lavoir de St Jean de Béré. Le Conseil Municipal, en remerciant M. le Comte, s’empresse de reconnaître, pour prévenir toute contestation dans l‘avenir, que « cette prise d’eau n’a été autorisée par le dit-propriétaire que par une simple tolérance, qui ne pourra fonder ni possession ni prescription au bénéfice de la commune ».

Envahissement : la famille Dupin de la Ferrière « nonobstant les invitations qui lui ont été faites et réitérées », ne justifie d’aucun droit de propriété sur un excédent de chemin dont elle est indûment en possession le long de la route n° 178 (de Châteaubriant à Nantes). M. Dupin a même enclos et défriché ce terrain. Le maire demande l’autorisation d’intenter un procès pour faire reconnaître que la commune est propriétaire de ce terrain et pour faire condamner M. Dupin à le délaisser et en outre à payer « les indues jouissances ».

 Vieux débris

10 novembre 1857 : le maire de Châteaubriant adresse une demande de secours pour Mme Peuriot Victoire, veuve de Lucien Letort, « en faveur de la veuve infortunée d’un des plus nobles débris de nos vieilles et glorieuses armées ».
[Débris toi-même !]

25 novembre 1857 : pour augmenter ses ressources le bureau de bienfaisance souhaite aliéner un jardin qu’il possède dans le Faubourg de la Barre et dont la vente pourrait rapporter « un capital supérieur à celui de sa location »
convenable, à condition que Mme Margat prenne en charge une partie des frais d’installation.

Enfin il est donné lecture d’une lettre du Sous-Préfet au maire de Châteaubriant lui donnant la marche à suivre dans l’affaire des terrains communaux envahis par la famille Dupin sur le bord de la route n°178 (de Caen aux Sables d’Olonne).

Mais le maire dit que cette procédure est impraticable, « attendu que la famille Dupin, ayant enclos et cultivé ces terrains depuis plusieurs années, jouit de possession annale et que la commune est forcément demanderesse ». Le Conseil Municipal engage le maire à consulter un homme de loi.

2 décembre 1857 : mort d’Eugène Sue

4 décembre 1857 : pour la Sainte Barbe, le maire recommande au commandant de la compagnie des Sapeurs Pompiers « que l’ordre le plus parfait règne dans cette réunion que je considère comme de familles et de manière surtout à respecter les règlements de police en vigueur ».

12 décembre 1857 : enfin ! M. Gendre va percevoir une rente viagère de 463 frs.

 Encore les chemins

13 décembre 1857 : le chemin vicinal n°41, de Soulvache au Grand Auverné, va passer sur des terrains dépendant de la ferme de la Borderie, appartenant à Mme Veuve Ballais. Celle-ci, au lieu d’accepter les offres de l’administration pour le prix des terrains (357 frs), a mis certaines restrictions et exigé, par exemple, la réfection des clôtures et l’entretien de deux ponceaux à établir sur les fossés du chemin pour desservir les parcelles du Champ de la Grande Garenne.

Le Conseil Municipal estime que 357 frs représentent bien la valeur des terrains, mais autorise néanmoins le maire à offrir 450 frs à cette dame, mais à la condition expresse qu’elle s’engage à reconstruire des clôtures et à faire les ponceaux, à ses risques et périls.

Le maire se propose de retourner auprès de Mme Ballais pour l’amener, s’il est possible, à se montrer plus conciliante.

13 décembre 1857 : M. Arthuis demande à faire, au prix de 2000 frs l’hectare, l’acquisition d’un excédent du chemin des Pâtisseaux longeant les champs de Boute-Anon et de la Gournaie à la Goupillère. Le Conseil Municipal accepte en considérant que « la régularité du chemin en rendra l’entretien plus facile et que le prix des excédents peut être utilement employé ».

13 décembre 1857 : M ; le maire expose que le Bail à Ferme des boues de la ville est sur le point d’expirer et que « la rareté des engrais lui donne l’espoir de réaliser, pour la ville, un boni considérable en mettant en régie la répurgation des rues de Châteaubriant ». Le Conseil vote un crédit annuel de 700 frs pour couvrir les frais de balayage et de répurgation de la ville et décide de tenter une régie pendant au moins deux ans..
possession annale et que la commune est forcément demanderesse ». Le Conseil Municipal engage le maire à consulter un homme de loi.

Histoire des Caisses d’Epargne

C’est en 1818 que s’ouvre à Paris la première Caisse d’épargne française.

L’apparition des Caisses d’épargne se rattache à la naissance d’un ordre socio-économique libéral. Ce dernier promeut une nouvelle morale basée sur le tra-vail et la prévoyance individuelle par l’exercice de l’épargne.

Les Caisses d’épargne visent à protéger le travailleur contre les aléas de l’existence (chômage, maladie, vieillesse)

mais elles doivent aussi le moraliser, lui apprendre une conduite économique et sociale.

Embourgeoiser les laborieux

Elles se donnent pour mission d’inculquer au peuple des valeurs bourgeoises, c’est-à-dire transformer l’homme « laborieux » jugé « dangereux » car imprévoyant, buveur et joueur, en citoyen capitaliste, propriétaire soucieux de l’ordre et de l’autorité.

Mais Carole Christen-Lécuyer a examiné la répartition socioprofessionnelle des déposants : ces derniers sont loin de tous appartenir aux classes populaires comme le souhaitaient les fondateurs et administrateurs des Caisses d’épargne. L’image d’une institution destinée aux plus modestes, aux ouvriers, et aux domestiques en particulier, s’accorde mal avec la réalité.

C’est la diversité socioprofessionnelle et l’importance des femmes et des enfants qui caractérisent la clientèle des Caisses d’épargne. Les Caisses d’épargne apparaissent alors comme un vecteur d’une certaine ... émancipation féminine.

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Caisse d’Epargne d’Angers

Les professions populaires constituent une part non négligeable de l’effectif des déposants mais elles reculent nettement - au profit des classes moyennes aisées - passant de près de 52% en 1835 à 30% en 1881.

Ce détournement des classes populaires envers les Caisses d’épargne alors que leur importance dans la société française s’affirme, témoigne de l’échec relatif de la mission sociale de l’institution.

Les Caisses d’épargne se définissent de moins en moins comme un outil d’initiation financière pour les travailleurs pauvres, elles deviennent une étape privilégiée dans l’accroissement du capital des familles modestes voire aisées.

En 1881, le 9 avril, est instituée la Caisse nationale d’épargne. Cette loi marque la fin d’une époque pour les 542 Caisses d’épargne qui sont ouvertes : on leur ajoute l’adjectif « ordinaires » ou « privées » pour les différencier de la nouvelle caisse qui devient alors leur concurrente.

Source http://rh19.revues.org/document681.html
thèse de doctorat de Carole Christen-Lécuyer

Inventions de 1857

23 mars 1857 : L’inventeur américain Elisha Otis installe le premier ascenseur dans un magasin de New York.

Premier wagon-lit Pullmann.
Invention du papier à la pâte à bois.

Léon Scott de Martinville dépose un brevet pour le « phonautographe », un appareil qui reproduit les ondulations des sons sur du noir de fumée qu’il étend ensuite sur une plaque de verre.

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Dodane

Alphonse Dodane crée son entreprise en 1857. La Maison Dodane deviendra la seule entreprise française homologuée pour la fabrication des chronographes altimétriques permettant aux parachutistes le saut de nuit à ouverture retardée. Elle mettra au point le compteur au 100e de seconde, destiné au contrôle des sièges éjectables utilisés par l’Aérospatiale et deviendra fournisseur de nombreuses compagnies aériennes civiles, françaises et étrangères

Eugène Sue

Honoré de Balzac,
Victor Hugo,
Théophile Gautier,
Lamartine,
Chateaubriand ...

La littérature se publie en romans-feuilletons.

On y exalte le héros romantique tout-puissant, incarnation d’un moi solitaire qui
s’attaque à la société, agissant quand les autres subissent : c’est le Prince Rodolphe (Les Mystères de Paris), Rio-Santo (Les Mystères de Londres, de Paul Féval) ou Edmond Dantès (Le Comte de Monte-Cristo).

Eugène Sue, plutôt proche des aspirations socialistes, sera presque accusé d’avoir provoqué la Révolution de 1848.

Mais sous le Second Empire, les auteurs d’épopées échevelées sont plutôt des hommes d’ordre proches du pouvoir : Paul Féval (Les Habits noirs, Le Bossu), Ponson du Terrail (Rocambole) ou Ernest Capendu (L’Hôtel de Niorres).

Mais bientôt le public va se lasser, préférer le roman édifiant....

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Baudelaire : Les fleurs du mal

" Fleur" en poésie connote l’éclat innocent et pur, et évoque souvent la femme jeune et désirée. Au " mal" s’associent le sombre, l’informe, le hideux. Et voici que Charles Baudelaire semble affirmer qu’il existe une beauté propre au mal. Misère et beauté, déchéance et pureté se mêlent et se fusionnent.

« Tu m’as donné la boue et j’en ai fait de l’or » dit-il à Paris, capitale du " mal ".

Le "mal" ici embrasse toutes les formes de souffrance et de misère. Mal social : les êtres déchus peuplent l’univers de Baudelaire. Mal moral : sadisme et goût du crime hantent les âmes. Mal physique : souffrance du corps et des nerfs du poète. Mal métaphysique : celui d’une âme angoissée par l’absence de Dieu, assaillie par le tourment du péché et de la damnation.

L’ouvrage est fait de 126 poèmes divisés en six sections : spleen et idéal ; tableaux parisiens ; le vin ; fleurs du mal ; révolte ; la mort. Etapes d’un voyage explorant la misère de l’homme.

Le monde monotone et petit, aujourd’hui
Hier, demain, toujours nous fait voir notre image
Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui

Source : Itinéraires littéraires, XIXe siècle, Hatier, 1990)

11 mai 1857 : mort de Vidocq

Eugène-François Vidocq, né en 1775, est un étrange personnage qui fut voleur, saltimbanque, vrai-faux faussaire, bagnard, marchand, mouchard, chef de la Sureté de Paris et premier détective privé au Monde.

Gamin on le surnommerait "le Vautrin", c’est à dire le sanglier dans le patois de l’Artois. A treize ans il vole des couverts en argent à ses parents. Son père l’envoie alors dans la prison des Baudets (un centre pour jeunes délinquants dirait-on aujourd’hui) où il passe dix jours mais cela ne l’assagit pas pour autant. Les punitions pleuvent mais le vaurien est incurable.

En 1792 il participe aux batailles de Valmy et de Jemmapes mais rapidement l’armée se sépare du bagarreur. Il vit d’escroquerie diverses avant qu’une nouvelle bagarre ne l’envoie en prison. Il a 20 ans.

Evasions, escroqueries, le jeune Vidocq connaître l’horreur des bagnes de Brest et de Toulon. Mais en 1806 il propose ses services à la police comme indicateur.

En 1811 le préfet de Paris le place à la tête de la Brigade de Sûreté, un service de police dont les membres sont d’anciens condamnés et dont le rôle est d’infiltrer le milieu.

Ses nombreux succès et ses méthodes peu orthodoxes lui amènent autant d’admirateurs que de détracteurs.

En 1833 il fonde la première agence de détectives privés.

Source : http://fvidocq.free.fr/

Analyse spectrale de la lumière

Les objets solides, les liquides et les gaz denses émettent un rayonnement continu.
On appelle spectre de la lumière, l’ensemble des longueurs d’onde dont elle est constituée. Chacune de ces longueurs d’onde correspondant à une couleur. Il existe de nombreux spectroscopes (c’est-à-dire qui décomposent la lumière blanche) dans la vie de tous les jours : par exemple les gouttes d’eau qui décomposent la lumière du Soleil pour former des arcs-en-ciel.

En 1857, deux physiciens, Robert Bunsen et Gustav Kirchhoff, construisirent ensemble un spectroscope, c’est-à-dire un instrument destiné à décomposer la lumière en ses longueurs d’onde et à fortement agrandir le spectre obtenu. Ils constatèrent alors qu’à un gaz donné correspondait un ensemble bien défini de "raies" . Par exemple, le gaz de sodium se caractérise par deux raies dans la partie jaune du spectre visible. Ainsi, à partir de l’étude du spectre d’un gaz et de ses raies, il devenait possible de déterminer sa composition. Par exemple, si le spectre d’un gaz inconnu présentait les deux raies jaunes ci-dessus, ce gaz devait contenir du sodium. Il devenait donc possible, grâce à l’analyse spectrale, de déterminer la composition chimique d’un corps à distance, ce qui constituait une possibilité inespérée pour l’étude des corps célestes.

Source : http://www.astronomes.com/c0_histoi... - explication de Olivier Esslinger

 Le phonautographe

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Edouard Léon Scott de Martinville invente le phonautographe en 1857 : il s’agit d’un appareil qui enregistre, sur un cylindre enduit de noir de fumée, les variations des ondes de pression sonores : « les mouvements rapides et spécialement les mouvements vibratoires qui s’accomplissent dans l’air et qui sont produits par des instruments quelconques, soit de mécanique, de physique ou de musique, ou même des voix ou d’autres agents physiologiques » dit Scott


Sources :

- Archives municipales séries 1 D 19
- 2 D 11 (courriers)
- Histoire de la France et des Français
par A. Castelot et A. Decaux
(Editions Robert Laffont)