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1860 de janvier à mars

 

1er janvier 1860 : après l’Angleterre (1838), l’empire Ottoman (1847), la France (1848), le Portugal (1858), la Hollande (1849), c’est au tour de l’Indonésie d’abolir l’esclavage. Aux USA cette question divise encore largement les populations. La traite clandestine des esclaves se maintient en Angola, au Bénin et en Oyo (sud du Nigeria actuel).

8 janvier 1860 : l’unité italienne est en marche. Le pape écrit à Napoléon III son intention de ne rien abandonner de son patrimoine et du « pouvoir civil de l’Eglise romaine ». Quelques jours plus tard il écrira aux évêques de France, les exhortant à « enflammer les fidèles pour le maintien du pouvoir temporel et du patrimoine de Saint-Pierre ».

13 janvier 1860 : à Châteaubriant le sieur Klein, boucher, est devenu adjudicataire de l’hospice civil pour la fourniture de viande en 1860, à raison de 0,57 frs le kg.

Pour les autres denrées, l’hospice n’a pas pu trouver de concurrent et demande au Préfet que l’économe soit autorisé à faire les achats des objets non adjugés « par voie d’économie » . Accord du Préfet le 21 janvier.

13 janvier 1860 : le maire, M. Béchu du Moulin Roul, adresse une lettre au commissaire de police « dans le but de faire constater, s’il y a lieu par un procès-verbal dressé par vous, l’état dans lequel se trouve un nommé Alix François qui a été admis dans cet établissement [hospice] ». Ce constat est nécessaire « pour réclamer l’admission de ce malheureux à l’asile des aliénés de Nantes »

18 janvier 1860 : la ville de Châteaubriant a toujours quatre « individus assujettis à la surveillance de la Haute Police » - « Leur attitude pendant le 4e trimestre de 1859 n’a donné lieu à aucune plainte contre eux ». Mais l’un deux, Roger François, ouvrier peintre, habitant la commune depuis le 9 août 1859, et qui ne trouve pas de travail, demande à changer de résidence obligée, pour se rendre à Boulogne où demeure sa famille. « Ce malheureux est sans moyens par suite de son intempérance, pour faire son voyage. Il serait donc bon, Monsieur le Sous-Préfet, de lui faire accorder l’indemnité de route » écrit le maire « car autrement on l’exposerait à retomber dans les mêmes fautes qui ont été la cause des condamnations prononcées contre lui ».

20 janvier 1860, la maison de l’école charitable, place de la Motte, a été vendue 13 060 frs à M. Jarzebowski.

21 janvier 1860 : la loterie du bureau de bienfaisance a rapporté 1550,05 frs et 500 frs ont déjà été dépensés pour acheter divers objets destinés aux indigents.

23 janvier 1860
 : Traité de libre-échange et de commerce entre la France et le Royaume-Uni. Les droits de douane seront fixés en fonction de la valeur des produits. « C’est le tombeau de nos forges nationales » disent les métallurgistes. La métallurgie française, au bois, est directement concurrencée par la métallurgie au coke venue d’Angleterre.
[ndlr : le haut fourneau de Moisdon s’éteindra en 1864. Celui de Pouancé en 1866. Celui de la Poitevinière en 1868. Le haut-fourneau de la Hunaudière, fermé en 1860 sera rallumé en 1873 et durera jusqu’en 1883 pour une petite production locale]

25 janvier 1860
, le sieur Langouet Jean, préposé-surveillant de l’octroi sur les boissons est décédé le 13 novembre dernier. Depuis cette époque la place est restée vacante. Le maire transmet trois noms au Préfet et précise : « Il va sans dire que le candidat en tête de cette liste est celui que l’administration municipale désire voir nommer » - « Le sieur Labat est un ancien brigadier de gendarmerie ayant une bonne conduite, intelligent, et qui réunit les autres qualités nécessaires pour remplir cet emploi » .

Le lendemain, le Préfet désigne le sieur Labat. Quelle surprise !

31 janvier 1860 : l’indemnité allouée au receveur principal de la ville a été portée à 300 frs comme le demandait le Ministre des Finances (revoir au 27 novembre 1859). Mais ça traîne parce que « cette délibération ne m’ayant pas été retournée avec l’approbation du Préfet, je me trouve dans l’impossibilité de faire jouir ce comptable de l’augmentation qui lui a été accordée » dit le maire qui réclame donc, par l’intermédiaire du Sous-Préfet. Le Préfet avait donné son accord le 27 janvier mais le courrier n’était pas parvenu au maire ....

3 février 1860 : les travaux exécutés aux bâtiments de l’hospice ont coûté
14 673,29 francs.

7 février 1860 : la mairie de Châteaubriant possède depuis longtemps un règlement prescrivant l’élagage des arbres, haies et buissons bordant les chemins vicinaux. Un arrêté a même été pris le 5 février 1838.
Le maire prend cependant un nouvel arrêté « pour être plus en harmonie avec les lois et instructions sur la vicinalité ».

8 février 1860, le sieur Pigrée Eugène est locataire d’une maison située sous les anciennes halles de Châteaubriant et dont le bail expirera le 24 juin 1860.
Cette maison est sous-louée par le sieur Ganache Auguste pour la somme de 182 frs. Le maire estime que c’est un prix élevé « eu égard à l’exigüité du local » et qu’il serait peut-être difficile de retrouver en employant le mode d’adjudication.

Le Conseil Municipal autorise le renouvellement du bail sous la condition expresse que la commune se réserve, pour le cas de la démolition des vieilles halles, la possibilité de cesser le dit bail, à l’expiration de la première ou de la seconde année, sans aucune indemnité.

Il prévoit toutefois de prévenir le locataire au moins trois mois à l’avance, par simple avis, en présence de deux témoins.

9 février 1860 : toujours fidèle au poste, le Docteur Delourmel a vacciné gratuitement au cours de l’année 1859.

9 février 1860 : par acte notarié du 8 avril 1859, le sieur Aubin Louis est devenu propriétaire de l’Hôtel du Boisdulier. Une partie de cet hôtel, réservé par la commune, en dehors de la portion attribuée au presbytère, a été louée au sieur Salmon Victorien père, moyennant la somme de 235 frs, versée à la caisse du receveur municipal. Cette somme de 235 frs sera donc reversée au sieur Aubin.

12 février 1860 : conseil municipal à Châteaubriant. Au sujet du chemin n°41 (de Soulvache au Grand Auverné), le maire propose d’adopter « la ligne perpendiculaire [à l’Hôtel de Ville] à partir de la rencontre avec le chemin n°3 de la Torche à la Trinité ». Le Conseil est d’accord, le changement proposé « étant plus rationnel et n’affectant pas sensiblement l’économie du chemin ».

Le maire propose ensuite de modifier légèrement la ligne de nivellement, proposée par les agents-voyers, pour arriver à traverser à niveau le chemin qui conduit au Moulin de Choisel et n’avoir pas à remonter à grands frais une partie des terres déblayées du chemin.

Le Conseil Municipal, ne voulant pas retarder les travaux, approuve au besoin le nivellement proposé mais fait une autre suggestion : remblayer, exhausser et rendre plus raide le chemin du moulin de Choisel. Opération non retenue car « difficile et coûteuse » surtout dans les circonstances actuelles.

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 Si le froid continue ...

En effet le maire expose que « pendant le temps d’hyver et de chômage », il a dû donner de l’ouvrage aux ouvriers inoccupés et nécessiteux qu’il a fait travailler sur le chemin n° 3 déjà très avancé et dont il convient de finir les terrassements. « Ces travaux ont absorbé la plus grande partie des 1200 frs mis à ma disposition pour les chemins de petite communication. Et ce qui reste ne suffira pas à payer la première quinzaine si le froid continue et ramène sur le chantier les maçons et autres ouvriers d’états, empêchés d’exercer leurs métiers ».

De plus, « les pluies très abondantes de cet hyver ont rendu impraticables des chemins ruraux sur lesquels il sera indispensable, avec le concours des principaux intéressés, de faire quelques réparations pour rétablir les communications nécessaires ».

Le Conseil ouvre donc un crédit supplémentaire de 800 frs qui devront être employés à continuer l’ouverture du chemin n° 3 et à réparer les portions impraticables des chemins ruraux. S’il y a un excédent, il sera appliqué au chemin n° 41.

 Pont Glémois

12 février 1860 (toujours) : le maire appelle l’attention du Conseil sur le Pont Glémois, situé sur la Chère, près de l’Hospice. Il est en mauvais état. « La reconstruction serait un bienfait pour la ville et le roulage considérable auquel il donne passage. L’abaissement du tablier et la disparition des pentes qu’il faut gravir pour y arriver, embelliraient les abords de la ville et rendraient très convenables les abords et la viabilité du Faubourg de Couëré ».
Le Conseil émet le vœu d’une reconstruction aussi tôt que possible par l’administration des Ponts et Chaussées.

 Télégraphie

12 février 1860 (toujours) : « frappé des avantages qu’offre l’emploi de la télégraphie électrique, et de l’état d’infériorité où sont placées les villes en dehors du réseau, le Conseil Municipal émet le vœu de voir Châteaubriant reliée directement avec Nantes par Nort sur Erdre dont l’importance et le commerce ne peuvent que gagner à l’établissement de cette ligne ». Le Conseil ajoute que, « pour la prompte exécution de cette ligne, le Ville fera tous les sacrifices en son pouvoir ».

 Archives : on les garde

12 février 1860 (toujours) : le maire donne lecture de deux lettres du Préfet en date des 5 octobre 1859 et 6 février 1860, tendant à obtenir « que la ville fasse remise, aux archives du département, des cartulaires de la Fabrique de St Jean de Béré et de divers autres registres et pièces détachées antérieurs à 1789 ».

Le Conseil considère que ces pièces sont surtout « interressantes » (avec deux r) pour la ville « car elles constituent la plupart des documents qui établissent et forment en quelque sorte l’histoire de la communauté de Châteaubriant dont St Jean de Béré était la paroisse » - « Les Fabriques remplissant jadis les mêmes fonctions que les conseils communaux, les recueils des délibérations font partie intégrante du patrimoine de la commune qui, plus que tout autre, doit s’intéresser à leur conservation »

Le Conseil Municipal émet à l’unanimité le vœu de les conserver dans ses archives « qui doivent sous peu, comme le fait observer un membre, être convenablement installées dans une armoire ou bibliothèque à vitrines ».

[Ndlr : ces archives
sont toujours à Châteaubriant.
Merci au Conseil Municipal de 1860.
Et souhaitons que,
dans un passé proche,
ces archives
ne rejoignent pas Nantes]

 Octroi

12 février 1860 (toujours) : lecture d’une pétition du sieur ARTUR Aristide, tendant à se faire dégrever des droits d’octroi. Le Conseil, ne se trouvant pas suffisamment édifié, renvoie la décision à la prochaine réunion.

Le maire expose que ce tarif, qui depuis 40 ans au moins n’a pas été modifié, laisse à désirer sous beaucoup de rapports et propose de s’en occuper prochainement.

 Champ de foire

12 février 1860 (toujours) : au Conseil Municipal, M. Hervochon dit qu’il tient de bonne source que M. le Comte du Boispéan serait disposé à céder à la ville, pour 30 000 frs, la belle prairie connue sous le nom de « Champ de foire de Béré »

Le Conseil Municipal estime que cette acquisition est bonne en elle-même « pour les revenus qu’elle produirait à la ville, tant en foins qu’en droits de places et de stationnement » et qu’elle deviendra par la suite plus avantageuse en permettant de relier par une voie raccourcie le faubourg de Béré avec le Faubourg des Loges, et par suite « l’extension du cimmetière [avec deux m ] de Béré, borné maintenant à l’ouest par un chemin qu’il serait, sans cette acquisition, presque impossible de déplacer »

13 février 1860 : les travaux du chemin n° 41 (de Soulvache au Grand Auverné) sont prêts à commencer mais le Préfet demande le consentement de Mme de Virel, propriétaire des terrains de Belêtre. Le maire précise :
« Mme de Virel, très âgée, habite le Morbihan, ne vient jamais à Châteaubriant et ne répond pas aux courriers qui lui sont adressés ». « En ce moment, dit le maire, elle veut faire le partage de sa fortune entre son fils et sa fille, Mme de Villemoge, et abandonner à celle-ci les propriétés de Châteaubriant . Cet arrangement n’est pas encore terminé mais, d’avance, M ; de Villemoge insiste pour que les chemins commencés, qui traversent sa propriété [ de Belêtre] soient achevés le plus tôt possible. ». Il ne s’oppose donc pas à la modification proposée.

« Dans cet état de chose, je pense qu’il y a lieu de passer outre sans attendre l’approbation de Mme de Virel qu’elle n’enverrait pas, et sans la demander à M. de Villemoge qui n’a aucune qualité pour la donner » conclut le maire.

14 février 1860 : le receveur municipal encaisse :
40 frs de Mme Margat (née Baguet de la Rolandière) pour participation aux frais de déplacement d’une pompe.
49 frs de M. Soulard, propriétaire et charpentier, « pour le produit spontané des herbes des promenades »
15 frs de M. Ballais Jules, docteur en médecine et propriétaire, à titre de concours pour la construction du chemin vicinal n°41
20 frs de M. Richer, propriétaire et plâtrier, pour la même raison.

17 février 1860 : le ministre de l’Instruction et des cultes écrit aux évêques de France en leur demandant de ne pas s’occuper des affaires du Pape en Italie. Pris entre l’autorité papale et l’autorité napoléonienne, les évêques se divisent.

Napoléon prend un certain nombre de mesures libérales, par exemple en laissant les journaux républicains faire campagne contre la politique du Pape. « Il est possible de discuter Dieu, disaient les catholiques, à condition de ne pas discuter l’empereur ».

26 février 1860 : réunion du Conseil Municipal à Châteaubriant avec retour sur la demande du sieur Artur (revoir au 12 février). « L’habitation de M. Artur, bien que sise auprès du Moulin de la Liberté dont elle a pris le nom, n’en est pas moins plus rapprochée de la ville que les maisons de Bout de Pavé qui sont encloses dans le rayon de l’octroi » dit le maire. « La distance d’à peine 100 m qui le sépare de la route impériale ne saurait être une cause d’exemption puisque les fermes de Chécheux et de Belêtre soumises à l’octroi en sont plus éloignées ». La demande de M. Artur est donc rejetée comme « mal fondée »

 Fournissez un local pour le télégraphe

26 février 1860 toujours : au sujet du télégraphe électrique, pour lequel la ville demande une station, le Préfet précise : « la principale condition est, pour la ville, de fournir le bureau et le logement du chef de station composé d’au moins quatre pièces et diverses dépendances ». La ville ne peut fournir gratuitement un pareil logement ! dit le Conseil Municipal qui fait observer qu’il existe, au Château, divers appartements inoccupés qu’on pourrait à peu de frais approprier à leur nouvelle destination. « L’administration centrale profiterait au moins autant que la ville des avantages du télégraphe électrique dont le bureau toucherait ceux de la Sous-Préfecture ».- « Par ailleurs, en l’absence d’octrois généreux, et avec des ressources aussi bornées que les siennes, la ville ne peut faire une subvention annuelle de plus de 100 frs, subvention plus que suffisante à couvrir l’intérêt des frais d’installation ».

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 Encore le chemin n° 41

26 février 1860 (toujours) : deux experts ont procédé à la contre-expertise des terrains que MM. Yvon et Roiné sont contraints de céder à la ville pour la construction des chemins n°3 et n°41. Ils ont estimé le terrain de M. Roiné, 163 m2, à la somme de 850 frs, et celui de M. Yvon, 502 m2 à 1000 frs. Le Conseil Municipal, estimant qu’il importe que le propriétaire dépossédé soit convenablement indemnisé de la perte de son terrain » approuve les estimations des experts et autorise le maire à traiter avec MM. Yvon et Roiné.

 Chemin du Pompier

26 février 1860 (toujours) : en ce qui concerne le Chemin du Pompier (appellation sans doute déformée de l’ancien nom : chemin du Pont à Pied) le maire propose d’approuver le plan d’alignement et d’élargissement jusqu’à 7 m de ce chemin « dont les constructions de M. Lorin et les ateliers de M. Langouët ont fait une rue nouvelle et que l’ouverture du chemin n°3, de la Torche à la Trinité va sensiblement améliorer ». Mais les maisons déjà élevées commandent de prendre tout l’élargissement du même côté. Il en résultera que les propriétés atteintes sont principalement en jardins appartenant à Mme Veuve Brossays. « Une discussion assez confuse s’élève à ce sujet » (sic ! On n’en saura pas plus) et le Conseil se met d’accord pour prier M. le Maire de s’entendre avec la propriétaire pour un expertise officieuse du terrain.

[ndlr : cette rue du Pompier s’appelle,
en 2007, " Rue de Condé ".
Elle relie l’ancien hospice (hôpital)
au chemin n°3 qui s’appelle désormais :
rue Jean Jaurès. Elle est toujours très
étroite à son extrémité sud]

 Une 3e arche

26 février 1860 (toujours) : un « curage à vieux fond et à vieux bords » a été ordonné par l’autorité administrative pour les anciennes douves de la ville qui forment le bief du Moulin de St Jean . Cela a eu pour effet d’enlever presque en entier « un attérissement » placé en regard des halles neuves et sur lequel s’appuyait « une des culées du pont à deux arches donnant passage à la rue neuve des halles, au travers du bief du moulin du sieur Artur ».

Depuis cette opération, il existe une lacune, de la culée du pont aux murs d’enceinte, qu’il importe de faire disparaître.

M. le Maire expose que le mode le plus convenable a paru être d’y construire une troisième arche de même dimension que les deux déjà faites.

Le maire a donc demandé un plan et un devis des travaux, à un homme de l’art. Après un sérieux examen, le Conseil Municipal, « considérant qu’il importe de régulariser la rue neuve des halles, tout en y assurant une circulation facile et sans danger, que l’état actuel laisse beaucoup à désirer sous le rapport de l’aspect et de la sécurité, et que le projet qui lui est soumis a pour but d’embellir les abords de l’Hôtel de Ville », approuve le plan et le devis de 1700 frs et souhaite que les travaux soient entrepris le plus vite possible.

29 février 1860 : le jeune De Boispéan Louis Marie, étudiant, né à Rougé, signe un engagement volontaire pour l’un des régiments de zouaves.

1er mars 1860 : en annonçant la réunion de Nice et la Savoie à la France, Napoléon III réclame le versant français des montagnes. Les Anglais ont l’impression d’avoir été dupés.

6 mars 1860 : à Châteaubriant on est loin de Nice et de la Savoie. Le maire de Châteaubriant demande du secours pour Monnier René, ancien cloutier, ancien militaire. La copie de ce courrier, sur le registre de la mairie, se termine ainsi : « J’ai l’honneur d’être M.L.G. V.T.H & T.O.S » qu’il faut peut-être interpréter ainsi : « j’ai l’honneur d’être, Monsieur le Général votre très humble et très obéissant serviteur ». ....
(voir photo ci-dessous)

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8 mars 1860 : la ville aurait l’intention d’acheter la prairie de Couëré, le pré des Pommiers et autres parcelles « dans le but de créer une place publique qui servirait de lieu de dépôt et même de chantier, dont le besoin se fait sentir depuis bien longtemps »

Le maire demande au Sous-Préfet de prescrire une enquête commodo et incommod.

Puis il ajoute :

« la ville, qui n’a pas d’abattoir pourrait, lorsque ses finances le permettront, le faire sur les chemin des Pommiers, situé au sud du chemin n°3 »
[ndlr : cela fait longtemps qu’on parle d’un abattoir. En fait il ne se fera pas à cet emplacement]

13 mars 1860 : l’annexion de Nice et de la Savoie, par la France, est notifiée aux pays étrangers. La Russie accepte cette annexion à condition qu’il ne soit pas question de « frontières naturelles » ou de « vœu populaire » ... alors que Napoléon III voulait, tout justement, invoquer le droit des populations à décider de leur sort ! En Italie, les Républicains n’apprécient pas cette opération.

16 mars 1860 : « dans un but d’intérêt communal », le Conseil Municipal de Châteaubriant « verrait avec grand plaisir que la ville put être dotée d’un télégraphe électrique » dit le maire

« Son établissement rendrait d’éminents services tant à l’administration qu’à l’industrie et aux particuliers ». C’est pourquoi le Conseil Municipal vote une somme de 100 francs par an « aux fins d’appropriation » tout en exprimant ses regrets de ne pouvoir agir plus largement.

17 mars 1860 : le maire de Châteaubriant écrit à l’agent-voyer pour lui indiquer que M. Pierre Boucherie (de la Muloche) est à ajouter à la liste des personnes qui ont accepté de faire des " prestations " pour l’établissement du Chemin n° 3 (de la Torche à la Trinité). Il lui précise aussi que le Préfet n’a toujours pas donné son accord pour le crédit de 800 francs ouvert au Conseil Municipal du 12 février 1860 (il réclamera encore cette autorisation le 3 avril 1860)

19 mars 1860 : la rétribution scolaire pour le premier trimestre de 1860, s’élève à 452 francs

24 mars 1860 : Au traité de Turin (entre la France et le royaume de Piémont-Sardaigne), Victor-Emmanuel II duc de Savoie et Roi de Sardaigne, a cédé la Savoie et Nice à la France. En échange, Napoléon III accepte que les populations de Toscane, de Parme et de Modène, agitées par des révoltes contre l’État pontifical, se prononcent par plébiscite sur leur rattachement au Piémont. Seule Venise reste sous contrôle austro-hongrois.

 

Zola badin

Emile Zola, sévère chroniqueur des mille détails des mœurs et des événements de son époque, était capable d’écrire des textes plus légers, comme ce Diable Ermite (1859) qui commence ainsi :

J’estime qu’un conte badin, 
En hiver, par un temps de pluie, 
Lorsqu’on se chauffe et qu’on s’ennuie, 
Est un remède souverain 
Pour chasser la mélancolie. 
Le corps perdu dans le duvet, 
Et les deux pieds sur un chenet, 
On regarde briller la flamme ; 
Et, par le doux conte bercé, 
On entend chanter dans son âme 
Quelque souvenir effacé 
Ou quelque rêve caressé. (...)

Approchez-vous du feu, ma mie ;
Au bruit du vent et de la pluie,
Écoutez ce récit galant ;
Et, dans un sourire peut-être,
Nous verrons nos baisers renaître,
Nos amoureux baisers d’antan....

Le conte, savoureux, n’a sûrement jamais été mis sous les yeux des jeunes filles dans une pension religieuse. On peut le trouver ici :

http://www.baillement.com/lettres/zola.html

 Tristan und Isolde

Tristan und Isolde est un opéra en trois actes de Richard Wagner, composé entre 1857 et 1859, créé le 10 juin 1865 au Théâtre royal de la Cour de Bavière à Munich. Il est souvent considéré comme l’un des sommets de l’opéra occidental. En se tournant vers l’Ouest et ses mers déchirées, Richard Wagner offre au monde un opéra qui se contorsionne sur lui-même en une passion d’une intensité telle qu’elle ne peut aboutir qu’en une fin tragique qui, plus qu’un renoncement, est une délivrance. C’est un des meilleurs exemples du projet wagnerien de transformer l’opéra en drame musical.

Le prélude du premier acte est devenu un morceau orchestral à part entière, aussi célèbre que prestigieux ; la Liebestod (« mort d’amour ») d’Isolde, à la fin de l’opéra, compte parmi les passages les plus bouleversants qui aient jamais été composés.

Accordéon diatonique

En 1829 l’Autrichien Cyrill Démian, avec ses deux enfants Carl et Guido, dépose le brevet d’un instrument appelé « accordion », instrument à vent, de la famille des instruments à anche libre.

[Une anche est une lamelle de roseau ou de métal, dont l’une des extrémités est fixe et dont l’autre vibre sous l’effet de l’air envoyé].

Dans un accordéon diatonique, sur un même chassis sont placées deux anches, ce qui donne deux notes, une « note poussée » et une « note tirée ». Chacune des anches ne vibre que si elle est attaquée du côté où elle est rivée. Selon que l’on tire ou que l’on pousse le soufflet, l’air entre ou ressort de l’accordéon.

Source : http://perso.orange.fr/diato-amateurs/