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1861, mars avril




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Quartier de Belêtre
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Routes

3 mars 1861 : Le tsar Alexandre II abolit le servage en Russie. Les 20 millions de serfs des domaines privés sont libérés, avec de nombreuses restrictions : soumission au nouveau cadre de la commune rurale, dépendance temporaire au seigneur jusqu’au rachat des terres concédées (dont la surface s’avère rapidement insuffisante), maintien d’un système de possessions communautaires et de redistribution périodique des terres.

6 mars 1861 : lettre du maire de Châteaubriant à M. L’agent-voyer : « Je vous communique une réclamation de M. Ballais demandant paiement de l’indemnité à laquelle il a droit pour dépôt de matériaux sur son terrain. Ces matériaux cosistaient en pierres cassées qui ont été employées à l’empierrement du chemin n° 41. M. ballais propose un mode d’échange qui n’est pas rationnel et non plus admissible. Je vous prie, monsieur, de régler avec lui comme vous le faites en pareil cas sur les chemins de grande communication.

6 mars 1861 : le maire écrit au Sous-Préfet en demandant une rectification du chemin n° 41 (de Soulvache au Grand Auverné) dans sa partie comprise entre la ville de Châteaubriant et le lieu-dit « Les Briotais » : « le Conseil Municipal, dit-il, a été d’avis de rejeter le tracé proposé aboutissant à la Place des Terrasses près l’école communale. Ce côté de la ville est suffisamment protégé par la route départementale n°3, la route impériale n°163 et le chemin n°34 qui passent par cette place »
[ndlr : voilà encore la route départementale n°3 dont il a déjà été question le 2 août 1860. Sur le plan cadastral de l’arrondissement de Châteaubriant publié en 1858 par Charles de Tollenare, agent-voyer en chef de Loire-inférieure, on découvre que cette Départementale n°3 est la route de Châteaubriant à Pouancé, celle qui, de nos jours, s’appelle N 171)

Le maire continue : « Le Conseil Municipal demande que la route n°41 soit dirigée des Briotais sur la Vannerie afin de favoriser un quartier sans autre avenir de prolongement, d’appeler des constructions et de créer un nouveau faubourg qui, au moyen de voies transversales dont il nécessiterait la création et l’élargissement, se trouverait en communication avec les Faubourgs de la Barre et de St Michel.

« C’est alors que tout le midi de la ville se trouverait rationellement aménagé. Il aurait dans sa partie vers l’Est la place des Terrasses sur laquelle déboucheraient plusieurs grandes routes ; au milieu la rue de la Vannerie avec la route de grande communication n°41 ; à l’ouest les faubourgs populaires de la Barre jouissant de l’active circulation des routes de Nantes, d’Issé, de Derval et de Nozay .

Une nouvelle voie du Nord au Midi ?

Le maire explique encore : « En faveur de ce tracé par la Vannerie milite une dernière considération très importante du point de vue urbain et dont, avec raison, se préoccupe le Conseil Municipal : depuis longtemps, vivement, on demande qu’une rue traverse la ville du Nord au midi. Ce tracé dont quelques parties sont exécutées commence à l’hôtel de la mairie et aboutit vis-à-vis le chemin de la Vannerie [ce qui correspond, de nos jours, à la rue Aristide Briand]. C’est une raison de donner de l’importance à ce chemin (…) et de donner une direction normale au chemin n° 41 aboutissant au nord de l’hôtel de ville et, au midi, débouchant sur la rue de la Vannerie ». [Il s’agit là du projet d’ouverture de ce qui est, de nos jours, la rue Michel Grimault].

« Il est à désirer, M. le Sous-Préfet, que cette question reçoive une prompte solution pour mettre à profit les offres avantageuses de M. de Tugny » . Le maire souhaite donc que le Préfet ordonne une nouvelle étude « pour faire connaître la praticabilité, les avantages et les inconvénients du tracé sollicité ».

7 mars 1861, lettre à l’agent-voyer pour lui transmettre la lettre de M. Richer (voir au 24 février 1861) : « Je viens vous prier de vous occuper du nivellement et de l’empierrement de la partie de la place et des voies affectées au cheminn n°41 parce que, aussitôt que votre travail sera terminé, je ferai remblayer et empierrer le reste de cette place afin de satisfaire la juste réclamation de ce propriétaire »

12 mars 1861 : à Mme Veuve Delourme : « Votre feu mari a fourni pour le page de la rue Claire Goutte, 6,50 m de pierres à raison de 6 frs le m, donnant la somme de 39 frs ». . Le maire propose de verser cette somme à Mme Delourme.

15 mars 1861, à M. Grondin marchand-relieur à Châteaubriant : « Vous n’avez besoin d’aucune autorisation pour joindre la vente des images à votre commerce de marchand papetier »

« Quant à ce qui concerne la vente d’almanachs, vous ne pourriez en faire l’objet d’un commerce qu’autant que M. le Ministre de l’Intérieur vous y aurait autorisé en vous accordant le brevet de libraire »

Almanach

Almanach : le mot est paru vers 1390, de l’arabe al-manakh, le radical ma voulant dire « lune, mois ». A la fin du Moyen Age, almanach était le nom que l’on donnait aux tables astrologiques et aux calendriers répandus sous la forme de livrets. Assez rapidement les données astronomiques furent accompagnées d’informations pratiques concernant les jours de marché et les foires, les prévisions météorologiques, et des conseils pour l’agriculture, la santé etc..

En France, le genre "almanach" prend des formes les plus diverses : l’Almanach des Muses, l’Almanach des Buses, l’Almanach des Mystères de Paris, qui exploite le succès des romans d’Eugène Sue, l’Almanach des Cocus, d’après Paul de Kock, l’Almanach prophétique (1835-1852), l’Almanach du Figaro (1856)...

Après la Révolution, les politiques ne furent pas long à découvrir l’intérêt de ces publications qui pénétraient dans tous les foyers : l’Almanach du père Gérard de Collot d’Herbois, l’Almanach des honnêtes gens de Sylvain Maréchal, l’Almanach des Sans-Culottes de l’abbé Mulot étaient conçus pour diffuser les idées révolutionnaires et surtout celles de l’un ou l’autre parti.

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Almanach

L’almanach comme arme efficace de propagande politique fut surtout reprise sous la monarchie de Juillet et au cours de la IIe République, par les agitateurs bonapartistes. Le coup d’État, de Louis-Napoléon fut, entre autres, préparé par l’Annuaire napoléonien ou historial français, lancé en 1841 et par l’Almanach napoléonien (1846-1856) de Marco de Saint-Hilaire

Source :
http://www.ditl.info/arttest/art685.php

16 mars 1861 : le montant de la rétribution scolaire pour le 1er trimestre de 1861 a été de 284 frs pour les enfants résidant à Châteaubriant et 104 frs pour les autres.

23 mars 1861 : Mlle Delalande, propriétaire à Châteaubriant, a une propriété qui est comprise, pour la plus grande partie, dans le quartier de la Vannerie, dans les plans dûment approuvés de la voirie urbaine et vicinale.. « J’ai essayé de traiter avec vous à l’amiable, écrit le maire, et j’espère que vous voudrez bien accepter les propositions justes et avantageuses que je vous ai faites.

Mais la commune a besoin d’entrer en jouissance, le 24 juin prochain, des parcelles que vous êtes dans l’obligation d elui céder. Je viens vous mettre en demeure de donner congé en temps opportun aux locataires de vos maisons.

Faute à vous de vous être mise en règle pour obtenir la sortie de vos locataires au 24 juin 1861, vous serez seule responsable envers eux des dommages qui leur seront dus par suite de votre dépossession et de leur expulsion des lieux »

28 mars 1861 : le Préfet a accordé un secours de 100 frs pour l’ouvroir de Châteaubriant

28 mars 1861 : la commune du Petit Auverné a acquis une parcelle de terrain de la métairie de la Carantage, appartenant à l’hospice, moyennant la somme de 10,40 frs pour l’établissement du chemin n° 29 entre le bourg du Petit Auverné et celui de La Chapelle Glain.

4 avril 1861 : à l’officier comptable de l’hôpital militaire du Dey à Alger : « Je vous accuse réception d’une somme de 4,50 frs provenant de la succession de Yvon Frédéric-Louis, décédé le 31 décembre 1859 à Alger. Cette somme a été versée à la Caisse des Dépôts et consignations ».

6 avril 1861 : il y a 1106 électeurs à Châteaubriant

6 avril 1861 : la commune a versé 9,06 frs auix voyageurs indigents pour le 1er trimestre de 1861

9 avril 1861 : le Préfet a déclaré d’utilité publique :
- le chemin n°3 « destiné à mettre en rapport le Faubourg de la Torche et les questiers de Béré et de Couëré » [à ne pas confondre avec la route départementale n° 3] [ voir plan en février 1860]
- Le chemin n° 41 se dirigeant sur les halles et l’hôtel de ville de Châteaubriant . Cela signifie donc que le nouveau tracé proposé par la commune n’a pas été mis à l’étude.

Le maire fait de nouvelles propositions : « les terrains compris entre le Faubourg de la Torche et le Faubourg de Couëré sont très propres à l’agrandissement de la ville. Ils sont bien situés sur un côteau aspectant au midi avec pente sur la ville, à proximité de la rivière de Chère et de cours d’eau de Choisel, joignant le quartier des Halles nouvellement bâti et déjà populeux (…) L’acquisition et le paiement de ces terrains, l’exécution des constructions à faire, sont rendus praticables par l’excellente mesure gouvernemental qui autorise le Crédit Foncier de France à faire aux communes des prêts remboursables par longues annuités ».

« A Châteaubriant les finances ne sont pas obérées et la ville n’a pas d’impositions extraordinaires. Ses ressources suffisent à ses dépenses obligatoires et permettent de faire quelques améliorations » : le maire estime donc que la commune est dans de bonnes conditions pour obtenir un emprunt du Crédit Foncier. (1)

Encore faut-il être autorisé à faire ces aménagements. Le maire sollicite une mise à l’enquête et rassure : « De nouvelles ressources ressortiraient de l’adoption des plans du Conseil Municipal. Une partie des terrains serait à revendre pour construire l’abattoir. Et les places publiques produiraient des revenus ».

16 avril 1861 : le maire transmet au Sous-Préfet le projet de bail, signé, au sujet de la station télégraphique.

Pierre Michaux

C’est un Allemand, le baron Drais (1785-1851) qui invente le premier deux-roues. Il l’appelle "machine à courir" car, assis sur une selle, l’utilisateur fait avancer l’engin avec ses pieds, les roues lui permettant d’atteindre la vitesse de la course sans effort. En 1817, Drais accomplit avec sa machine 14 km en moins d’une heure, plus rapide ainsi que la malle-poste avec ses chevaux ! Il réussit à déposer son premier brevet et à commercialiser l’engin, sous le nom de "vélocipède". Dans le langage courant, on l’appelle tout simplement "draisienne".

Une draisienne, c’est bien, mais c’est encore cher. Surtout, ça use les semelles de chaussures avec une incroyable rapidité… Aussi l’invention de manivelles et de pédales sur l’axe de la roue avant est-elle essentielle pour l’essor commercial de l’engin. Ce sont deux carrossiers, Pierre Michaux et son fils Ernest, qui auraient inventé ce système en 1861 et qui ont su le diffuser, en installant des salles d’entraînement à côté des lieux de vente : dans l’esprit des manèges pour l’apprentissage de l’équitation, les acheteurs peuvent s’initier sur piste à la pratique du vélo.

Source : http://www.notrefamille.com/





(1) Créé en mars 1852 par Napoléon III, la Banque foncière de Paris, qui deviendra le Crédit Foncier de France (CFF)en décembre 1852, avait pour but de lutter contre les circuits de financement peu organisés et dominés par des usuriers. A partir de 1860, les obligations foncières du CFF sont complétées par les obligations communales, le CCC s’élargissent au financement des collectivités locales