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1862, de janvier à avril




 35 ans de recensement

L’année 1862 marque une évolution dans l’administration des finances. Le 12 novembre 1861 un mémoire d’Achille Fould, ancien (et futur !) ministre des Finances alertait l’Empereur : le budget des dépenses augmentait plus vite que celui des recettes ! A partir du 1er janvier 1862, le corps législatif vote le budget en plusieurs sections. Les crédits supplémentaires doivent avoir la forme d’une loi. Les virements d’un chapitre à l’autre doivent être autorisés par un décret du Conseil d’Etat. C’est une limitation au pouvoir absolu de l’Empereur.

3 janvier 1862 : à Châteaubriant, les fournitures de bois, viandes, grains et farines nécessaires à l’hospice pour 1862 ont fait l’objet (encore !) d’une vaine tentative d’adjudication. Le Préfet autorise à « pourvoir par voie de régie à l’exécution de ces fournitures ».

18 janvier 1862 : la loterie organisée pour le Bureau de bienfaisance a rapporté 1441 francs et le Commission Administrative demande à être autorisée à en faire l’emploi immédiat.

24 janvier 1862 : le maire se plaint : les avances faites aux voyageurs indigents, pour le 3e trimestre 1861, n’ont pas encore été remboursées à la commune.

28 janvier 1862 : lettre faite à M. Arthuys propriétaire à Châteaubriant et à M. Herbert, propriétaire et curé de Sautron, pour leur demander de vendre les terrains nécessaires à l’élargissement du chemin n°1 (de Béré au Bois-Briant).

29 janvier 1862 : les époux Jarzebowski, cafetiers à Châteaubriant, qui ont acheté la maison dite « de l’école charitable », place de la Motte, pour 13060 frs, et qui doivent solder le dernier terme de leur achat (soit 6000 frs) le 24 juin 1862, demandent un délai jusqu’au 24 juin 1865, s’obligeant à continuer à en servir les intérêts jusqu’au paiement, à raison de 5 % l’an. Le Préfet est disposé à accepter ce report mais demande que soit établi un nouvel acte. [Le Garde des Sceaux et le Ministre de l’Intérieur donneront leur accord en juin 1862 ]

1er février 1862 : les sommes versées aux voyageurs indigents pour le 4e trimestre de 1861 s’élèvent à 9,21 frs dont 3,21 frs à la charge de l’Etat et 6 frs à la charge du département.

3 février 1862 : la liste électorale de Châteaubriant comporte 1115 noms (pour 4501 habitants). [De nos
jours, pour 13000 habitants,
la liste électorale de
Châteaubriant compte environ 9000 électeurs … résultat du vote des femmes et de la majorité fixée à 18 ans]

16 février 1862 : Conseil Municipal à Châteaubriant. Il y a
des problèmes autour du bail
de la station télégraphique.
Il est réclamé 220 frs à la
commune pour les droits
d’enregistrement de ce bail.
Le Conseil Municipal conteste :
« il n’a jamais entendu, en traitant avec le Département, être soumis à payer ces 220 frs. »
Il refuse en outre de payer 220 frs supplémentaires « attendu que le bail a été renvoyé et reçu à la mairie 19 jours après l’expiration du délai ». [revoir la lettre du maire du 10 novembre 1861]

En conséquence le Conseil refuse d’ouvrir le crédit nécessaire.

Achat de terrain : le maire expose que le moment semble favorable pour réaliser la vente du terrain faisant suite à la maison de M. Richer [derrière la mairie].

Le Conseil Municipal approuve « et en même temps émet le vœu qu’il soit au préalable dressé un plan régulier donnant l’alignement de la rivière de Chère qui borde au nord le terrain en question ».[bras de la Chère situé derrière la mairie].

 Agrandir l’école

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Plan de la Place des Terrasses

Toujours le 16 février 1862, le maire propose le devis d’une annexe à la Maison d’Ecole [située place des Terrasses].

Mais le Conseil, malgré « l’urgence d’un accroissement considérable à faire à la maison d’école » refuse le plan qui lui est soumis. « Si son exécution donne une classe de plus, elle a l’inconvénient de diminuer un jardin déjà trop étroit et de nuire à la salubrité d’une des deux classes ».

« Dans l’état actuel de l’école, le jardin Legeard de la Diriays peut seul fournir un emplacement convenable et suffisant » dit le Conseil Municipal en ajoutant : « D’un autre côté le tracé d’un chemin de fer dont on fait l’étude, l’assiette de la gare, peuvent sous peu, en modifiant le plan actuel de la ville, lui offrir pour sa maison d’école un emplacement plus avantageux ».

Toujours le 16 février 1862 le Conseil Municipal décide de ne pas augmenter le nombre d’élèves gratuits que peut admettre l’école communale : « Ce nombre, qui est de 60, n’a jamais été atteint, grâce à l’école des frères où bon nombre de nos pauvres reçoivent gratuitement l’instruction ».

 Atelier de charité

Toujours le 16 février 1862, faute d’approbation du Préfet pour les « quinze cents francs » votés par le Conseil Municipal du 10 novembre 1861, pour un atelier de charité, le maire a dû donner du travail « aux ouvriers inoccupés cet hyver » . A l’aide du crédit ouvert au budget pour les promenades et places publiques, il a fait remblayer, niveler et empierrer la partie de la place de la Motte « où se tient le marché aux vaches ». Pour ménager le trop faible crédit inscrit au budget, le maire a dû « employer une partie des harnais et prestations affectés à la petite vicinalité, trop nombreux au reste pour être en ce moment utilement employés sur les chemins de petite vicinalité en construction ». Il leur a fait opérer le transport de matériaux.

Répondant d’avance à d’éventuelles critiques, le maire dit que « à bien apprécier cette opération, et dans un bon esprit, ce n’était pas un détournement de ressources affectées à la vicinalité. En effet la place remblayée et empierrée forme la tête du chemin n° 34 [celui qui va de Châteaubriant à St Aubin] ». Mais, pour couper court à toute difficulté et à toute critique » le maire demande « que le Conseil émette son avis ». Il lui propose de voter un crédit compensant largement la valeur des prestations employées.

Le Conseil Municipal :
- « approuve les agissements du maire qui ont produit une amélioration et donné du travail à des ouvriers qu’on ne pouvait en laisser manquer,
maintient son vote du 10 novembre dernier qui ouvrait un crédit de quinze cents francs pour ateliers de charité,
- dit que ces 1500 frs seront employés à la construction des chemins de petite communication n° 1-2-3. formant ensemble une ligne traversant la commune de l’est à l’ouest et dont l’exécution est très urgente ».

Seulement voilà, il y a des difficultés … avec les agents-voyers (encore !). « le maire fait remarquer combien le retard appporté par MM. les agents-voyers au levé du plan et à la remise du tracé du chemin de la Vannerie aux Briottays, est préjudiciable aux intérêts de la commune. Déjà un pré qui se trouve sur le parcours du chemin a été acquis par M. Philoche. Il y construit une habitation, élève des murs de clôture, trace et plante un jardin, change en un mot la nature et la valeur de l’immeuble à exproprier, toutes choses qu’il n’eut pas pu faire si le tracé réclamé depuis un an avait été remis en temps utile par ces messieurs ».

Par ailleurs, le maire soumet au Conseil le plan d’élargissement et de rectification du chemin n° 34, dans la partie compris entre la ville et la Butte du Bois Hamon. Le Conseil autorise le maire à envoyer des lettres d’offres aux propriétaires des parcelles à concéder.

 Fusils à silex

Le 16 février 1862 le capitaine des pompiers expose au Conseil Municipal l’avantage qu’il y aurait à remplacer les fusils à silex de la Compagnie de Châteaubriant par un nombre égal de carabines à percussion « d’un entretien plus facile et d’un usage plus commode et plus sûr ». Accord du Conseil.

17 février 1862 : le Préfet autorise la Fabrique de St Nicolas à placer une somme de 1000 frs en achat de rentes 3 % sur l’Etat. [Les « fabriques », dont l’existence remonte au Moyen-Age, ont été codifiées par décret impérial du 30 décembre 1809 dont l’article 1 dit : « Les fabriques d’églises instituées par l’article 76 de la loi du 18 germinal an X sont des établissements publics chargés d’administrer les paroisses » . Les conseils de fabrique existent toujours, en principe. Le décret impérial a été modifié de nombreuses fois, par exemple le 18 mars 1992, le 10 janvier 2001 et consolidé le 25 février 2002].

19 février 1862, guerre du Mexique, la France refuse de retirer ses troupes.

20 février 1862 : à Châteaubriant la commission administrative de l’hospice avait décidé d’affecter 1400 frs à la construction d’une maison d’exploitation pour la propriété de la Carantage au Petit Auverné.[voir au 3 septembre 1860]. Mais elle a besoin de cette somme pour faire face aux achats de produits alimentaires pour l’hospice. Elle demande l’autorisation du Préfet pour que M. Guibourg (juge de paix à Châteaubriant) puisse « édifier à ses frais la maison de la Carantage et payer directement les ouvriers sans être tenu de verser les fonds nécessaires à la caisse du receveur ».

En l’absence de réponse, une nouvelle demande sera faite le 19 mars 1862 et l’accord du Préfet sera donné le 21 mars.

20 février 1862 : la vente des boues de la ville rapportera 1176 frs (montant de l’adjudication).

25 février 1862 : Mme Piétin (née Bautrais), ancienne fermière, est autorisée à ouvrir un débit de boissons en remplacement de la dame veuve Guillet.

28 février 1862 : une enquête commodo et incommodo a été menée concernant la demande de M. Legal, tanneur à Châteaubriant, pour « une corroirie et fabrique de cuirs vernis, sur un terrain joignant ses ateliers, entre la rivière de Chère et le ruisseau de l’étang de Choisel ». Elle a donné des résultats négatifs.

6 mars 1862 : pour pouvoir acquérir les terrains nécessaires à la construction du chemin n° 34 [entre Châteaubriant et St Aubin], le maire écrit à MM. Arthuys (marchand de bestiaux et propriétaire), Dujarrier, Aulnette, Delaunay de St Denis, propriétaires ; Amouzeux pharmacien à Cossé le Vivien ; Dufresne de Virel propriétaire à Trédion ; et aux héritiers d’Arimont.

8 mars 1862 : le sieur Freulon Stanislas, maçon, a été reconnu adjudicataire pour les travaux à faire au Pont des Halles, pour un montant de 2104,81 frs.

10 mars 1862 : le ministre secrétaire d’Etat au département de l’agriculture, du commerce et des travaux publics, fait connaître la décision prise le 8 janvier 1862, refusant de prendre en compte la réclamation formée par les sieurs Artur (René père, Célestin et François), meuniers à Châteaubriant. Il s’agit d’une réclamation contre deux arrêtés réglementaires de 1855 touchant les moulins de la Torche et de Couëré et la hauteur d’eau dans les biefs.

27 mars 1862 : la rétribution scolaire pour le 1er trimestre de 1862 se monte à 486 frs : 350 frs pour les élèves de Châteaubriant et 136 frs pour les autres.

28 mars et 1er avril 1862 : le Sous-Préfet adresse un secours de 1000 frs pour l’hospice et de 100 frs pour la société de secours mutuel de Châteaubriant .

1er avril 1862 : le nombre d’électeurs de Châteaubriant est désormais de 1128.

7 avril 1862 : Perrine Gilllot n’est pas dans les conditions d’une admission gratuite à l’hospice de Châteaubriant, puisqu’elle n’appartient pas à la commune. « Néanmoins la Commission Administrative de l’hospice consentirait à ce qu’elle y soit déposée à condition de payer un franc par jour … et si toutefois, si l’état physique de cette malheureuse n’entraînerait pas à des dépenses de linge plus grandes que d’habitude. Dans ce dernier cas, le prix de la journée serait élevé à 1,20 frs par jour ».

7 avril 1862 : Octroi, les frais de perception pour 1861 ont été :
- personnel 700 frs
- matériel 100 frs
- frais de bureau 30 frs

 M. le Comte de Villemorge

11 avril 1862 : revoilà la question de l’élargissement du chemin n° 34, route de St Aubin, entre la ville de Châteaubriant et la Butte du Bois Hamon. M. de Villemorge, par ailleurs propriétaire des terrains de Belêtre, fait des difficultés. Le maire lui répond :

« Vous demandez le paiement immédiat de la parcelle de terrain nécessaire. Vous me dîtes que, faute de paiement, Mme la Comtesse de Villemorge est dans l’intention de s’opposer [à la prise de possession] par tous les moyens de droit. Mme la Comtesse ne peut pas s’opposer à l’exécution des travaux, la loi est précise à cet égard. Mais elle a parfaitement le droit de se faire payer la parcelle dont il est question et d’en exiger le paiement dès que les agents-voyers en auront disposé »

« Nous la supplions de nous traiter avec bienveillance et d’attendre les possibilités de la commune. En tous cas le paiement ne peut être fait immédiatement et avant le temps nécessaire pour faire voter le Conseil Municipal, obtenir l’autorisation du Préfet et faire régulariser l’acte de vente par Mme la Contesse de Villemorge au profit de la commune ».

« Les principaux propriétaires abandonnent gratuitement à la commune les parcelles nécessaires aux élargissements des routes ; ils font acte de louable générosité, trouvant une compensation dans les facilités d’exploitation et aident par là les communes toujours pauvres à les leur procurer plus tôt. C’est ainsi que Mme la Contesse de Villemorges a procédé en plusieurs occasions et l’opinion publique applaudira toutes les fois que Mme la Comtesse voudra faire quelque chose en faveur d’une commune qui cherche à lui être utile et qui lui a créé de grandes valeurs à Belêtre ».

« Je vous prie M. le Comte d’offrir à Mme votre mère l’expression de mes hommages respectueux ».

 Mégisserie

12 avril 1862 : le sieur Jeusset Jean Marie, mégissier à Châteaubriant, a le projet d’établir une mégisserie dans un jardin situé près le bassin de la Chère, mentionné au plan cadastral sous le n° 474. L’enquête commodo-incommodo a été négative. Demande d’autorisation du Préfet.

15 avril 1862 : le sieur René-dit-Bazile, tanneur, demande l’autorisation d’installer une tannerie sur le terrain n° 244, sur le bord de la rivière de Chère, vis-à-vis de l’ancienne tannerie Monnier. Lors de l’enquête publique il y a eu deux oppositions. L’une de M. Ernoul-Provôté Pierre et l’autre de M. de Carfort, son gendre, propriétaires.

Le maire écrit au Préfet : « Comme les intérêts du commerce et de l’industrie méritent protection et que, d’un autre côté, je ne vois pas ceux de ces propriétaires compromis en aucune façon, j’ai donné un avis favorable afin que le pétitionnaire soit autorisé à mettre à exécution son projet ».

23 avril 1862 : Louis François Rimbert, jeune homme de la classe 1861, n°14 de la liste du canton de Châteaubriant, réclame l’exemption [du service militaire] comme frère de militaire.

29 avril 1862 : M. Pierre Bossé, marchand tanneur, demeurant à Châteaubriant, demande l’autorisation de se servir d’une machine à vapeur dans les ateliers situés à Belêtre. L’enquête commodo-incommodo a été négative. « L’isolement du sieur Bossé, de toute habitation, ne peut manquer d’être favorable à sa demande » écrit le maire au Sous-Préfet.

Recensements

Entre 1836 et 1861 il y a eu recensement tous les 5 ans. On observe une progression régulière de la population de Châteaubriant avec une petite accélération en 1846, et une forte accélération en 1861. Les filles sont toujours plus nombreuses que les garçons, les veuves sont deux à trois fois plus nombreuses que les veufs. Une petite anomalie : il n’y a qu’en 1861 que les hommes mariés et les femmes mariées sont au même nombre : ah les aléas du comptage !

On peut retrouver ces chiffres sur le site du Conseil Général : http://www.cg44.fr
(rechercher : archives numérisées)

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recensements

Le recensement de 1841 signale à Châteaubriant :
- 7 personnes en prison
- 36 personnes à l’hospice
- 13 jeunes à l’Ecole Charitable

Le recensement de 1851 donne une liste de professions :
- 486 personnes travaillant dans l’agriculture (dont 231 journaliers et 149 domestiques)
- 692 personnes travaillant dans l’industrie et le commerce, dont 415 apprentis
- 214 professions libérales
- 193 domestiques « attachés à la personne, à l’écurie, à la cave, à la table, à la cuisine, au ménage, garçons de café, d’estaminet, de restaurant ... »
- 415 personnes sans moyens d’existence reconnus
- 681 femmes « vivant du travail ou des revenus de leur mari »
- 1326 enfants en bas-âge à la charge de leurs parents
- 3 personnes en prison

Guerre du Mexique

Napoléon III avait une grande ambition : « la grande pensée du règne » (dira Rouher), était de fonder en Amérique un grand empire latin et catholique, faisant contrepoids aux Etats-Unis anglo-saxons et protestants.

Petit paysan illettré, Benito Juarez Garcia assuma la présidence de la République du Mexique en 1858, et promulga les Lois de Réforme un an plus tard. Ces lois constituent encore la base de l’État mexicain moderne : confiscation des biens du clergé, nationalisation de la terre et séparation de l’Église et de l’État.

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Benito Juarez Garcia

Devant une situation financière grave à cause de la Guerre de Réforme qui l’opposait aux Conservateurs de son pays, il décida de suspendre le paiement de la dette extérieure, ce qui causa les protestations de la France, l’Espagne et de la Grande-Bretagne. Le 14 décembre 1861 un corps expéditionnaire de 9000 hommes (dont 3000 Français) débarqua à Vera Cruz au Mexique pour « impres-sionner Juarez et sa bande »…. sans grand succès ! Le 19 février 1862, l’Angleterre et l’Espagne signent la Convention de Soledad et se préparent à partir. Les Français restent seuls au Mexique et s’avancent vers l’intérieur et notamment vers Puebla. Le siège de cette ville durera jusqu’en mai 1863.

La Guerre du Mexique, mal commencée, finira mal.

La sorcière, par Jules Michelet

En 1862, parut le plus frappant des ouvrages mineurs de Michelet, La Sorcière. Il y démontre avec audace la fonction utile et salutaire de la sorcière au Moyen Âge face au savoir officiel détenu et édicté par l’Église.

Son introduction dit ceci :
« Nature les fait sorcières - C’est le génie propre à la femme et à son tempérament. Elle naît Fée. Par le retour régulier de l’exaltation elle est Sibylle. Par l’amour elle est Magicienne. Par sa finesse, sa malice (souvent fantasque et bienfaisante), elle est Sorcière et fait le sort, du moins endort, trompe les maux »

Le livre est en fait une exaltation de la femme, celle qui guérit, celle qui apaise, celle qui met au monde

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La sorcière

Le livre fit scandale. Michelet avait traité avec Hachette. Mais le jour même de la mise en vente…, un des associés de l’éditeur, soudainement alarmé de certains passages de La Sorcière, fit retirer de la distribution les exemplaires brochés. Les couvertures et les titres, portant le nom d’Hachette, furent mis au pilon et l’on envoya l’auteur, furieux à bon droit, négocier avec un autre libraire. Celui-ci fit supprimer les passages " scandaleux " maus fut cependant poursuivi par la justice pour atteinte aux bonnes mœurs.

Le scandale fit vendre le livre au delà de toute espérance. Mais un troisième libraire refusa de faire un nouveau tirage. Michelet dut le faire faire à Bruxelles.

On a dit que, sociologiquement, Jules Michelet voit dans la sorcière le masque d’une femme révoltée contre l’ordre juridique et symbolique institué par les hommes.

On peut lire ou télécharger ce livre ici :
http://books.google.fr/books?id=r8M...

Gustave Doré

À 5 ans il dessine tout ce qu’il voit. A 8 ans il écrit sa première histoire visuelle. A 14 ans, il publie son premier album. A 16 ans il est déjà un illustrateur célèbre.

On lui doit des illustrations de Balzac et de la Bible, de Rabelais et de la Comtesse de Ségur, de Dante et de Cervantès, de Victor Hugo et de Jean de La Fontaine

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Gustave Doré

En 1862 il illustre les Contes de Perrault.

Gustave Doré illustrera plus de cent vingt volumes entre 1852 et 1883, qui ne parurent pas seulement en France, mais aussi en Angleterre, en Allemagne et en Russie. Gustave Doré influença nombre d’illustrateurs par la suite.





Sources :

- Archives municipales séries 1 D 19
- 2 D 11 (courriers)