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1862, mai et juin




 Des routes, des caniveaux et un dortoir

5 mai 1862 : le Sous-Préfet a écrit au maire de Châteaubriant à propos du sieur Douillet Jean Pierre, décédé le 22 juillet 1861 à La Guyane mais, dit le maire, « il est entièrement inconnu à Châteaubriant bien qu’il dise qu’il y demeurait en dernier lieu ».

12 mai 1862 : à M. le receveur du bureau de bienfaisance de Châteaubriant au sujet des fermiers de La Laye qui appartient au Bureau de bienfaisance. « Je n’ai à vous donner aucune autorisation pour les poursuivre à l’effet d’obtenir d’eux le paiement de leur terme de fermage échu, pour la raison que c’est à vous, en votre qualité de receveur de l’établissement, à faire sous votre responsabilité personnelle toutes les diligences nécessaires mais à la requête du la Commission Administrative ». Le maire lui transmet à cet effet l’arrêté du gouvernement en date du 9 vendémiaire an XII (2 octobre 1803)

 Sage femme

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Accouchement

13 mai 1862 : le Maire de Châteaubriant (M. Béchu du Moulin-Roul) écrit au Sous-Préfet Houssart : « j’ai l’honneur de vous faire connaître que la demoiselle Doineau Louise a été reçue sage-femme de 2e classe par le jury médical du département d’Ille et Vilaine le 16 octobre 1858 et que cette demoiselle m’a formellement déclaré qu’elle allait faire régulariser sa position afin de pouvoir exercer d’une manière tout-à-fait légale dans le département de Loire-Inférieure ».

Ce même 13 mai 1862, on apprend que Mme Civrieux ((épouse du Sous-Préfet) et Mme Cauchy, n’habitent plus à Châteaubriant. De ce fait les dames patronesses de la salle d’asile sont réduites à trois : Mme la Comtesse du Boispéan, Mme Honoré Guibourg et Mme Picot de Plédran. Par ailleurs l’administration de l’hospice exige une pension plus élevée pour les dames religieuses attachées à la salle d’asile. « Il en résulte que ce dernier établissement est dans une position financière difficile et qu’il est nécessaire de prendre des mesures pour le soutenir, recueillir des souscriptions et exciter le zèle des personnes charitables » dit le maire.

C’est pourquoi, « afin que l’action des dames patronesses soit plus effective et qu’elle ne soit pas trop pénible pour chacune d’elles » le maire propose d’élever à 12 le nombre de dames patronesses et de nommer, en cette qualité :

Mme la Marquise de Catuélan
Mme Pierre Le Coconnier, négociant
Mme La Combe
Mme Le Couvette, Gautier-Rougeville 	(procureur impérial)
Mme Grimault
Mme de la Gueronnière
Mme de Pomblain (receveur des finances)
Mme Rouxel
Et Mlle Jeanne Guibourg.

« Je me suis assuré du concours de ces dames » dit le maire.
Fumez !

23 mai 1862 : le maire écrit au Sous-Préfet : « Par votre lettre du 14 de ce mois vous me donnez avis que M. le Ministre des Finances a décidé que des tabacs de cantine, au prix de 4 frs le kg seront accordés à tous les établissements hospitaliers pour la consommation exclusive des individus nécessiteux ou malades recueillis dans ces établissements ». La Commission administrative de l’hospice est heureuse de témoigner au gouvernement sa gratitude à l’occasion de « cette mesure bienfaisante »

[ndlr : Voilà comment on incitait à fumer ! 145 ans plus tard on a compris qu’il fallait interdire le tabac dans les lieux publics et dans les entreprises].

En mai-juin 1862 le gouvernement organise l’élection de 200 délégués ouvriers qui iront à Londres étudier les procédés de travail des industries anglaises et examiner les nouvelles inventions. Par la suite, à leur retour de l’exposition, les délégués français rédigeront des rapports exprimant leur admiration pour la condition des ouvriers anglais et souhaitant, pour eux-mêmes, la liberté de s’organiser. [Mais il leur faudra encore attendre jusqu’à 1886] .

 Le fer et la route

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Réseau routier

12 juin 1862 : le Sous-Préfet a présidé une réunion cantonale composée des maires du canton et du conseil municipal de Châteaubriant. « Vous avez entendu les plaintes multipliées sur la marche du service vicinal » commente le maire de Châteaubriant en poursuivant : « Cet état de choses n’est pas nouveau à Châteaubriant et, en parcourant le registre des délibérations du Conseil Municipal, on trouve la trace de difficultés bien vives, notamment pour le plan du chemin de Châteaubriant à Bain. Le maire et le Conseil Municipal ne purent obtenir les modifications nécessaires, obstinément refusées, qu’en demandant à M. le Préfet de vouloir bien envoyer sur les lieux un ingénieur des Ponts et Chaussées ».

De même le Conseil Municipal était mécontent des agissements du service vicinal « relativement au tracé du chemin de grande communication n°41 dans la partie comprise entre la ville et Les Briotais ».

« J’appellerai dans une prochaine séance le Conseil Municipal à prendre une nouvelle délibération. Les rapports et avis du service vicinal en date du 5 février et du 20 mai 1862, ne sont pas de nature à éclairer de manière satisfaisante la religion de M. le Préfet mais il me semble qu’il y a lieu d’attendre la solution du chemin de fer dont les études se font » dit le maire en expliquant :

« Si la gare du chemin de fer n’est pas rejetée sur le plateau de la Ferrière, si, comme il y a lieu de la désirer pour l’amélioration de la ville, elle peut être placée dans les terrains de St Michel ou dans ceux de la Vannerie, la route impériale n°163 et vicinale n°41 devront se réunir au même point pour passer la ligne de chemin de fer. Il en résulterait que satisfaction serait donnée aux deux quartiers, l’un aurait la gare, l’autre les routes »

[ndlr : plus tard le chemin de fer sera envisagé à l’emplacement de ce qui est actuellement la Rue Alsace Lorraine. Mais le projet sera abandonné parce qu’il aurait été nécessaire de créer des ouvrages d’art sur la rivière de Chère].

15 juin 1862 : le Maire a réuni le Conseil Municipal de Châteaubriant mais seuls 11 conseillers sont présents. « Le petit nombre des conseillers présents me détermine à ne pas aborder aujourd’hui le règlement de nos budgets » dit le maire.

 Le secret de M. Philoche

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D 41

A ce Conseil il est question du chemin n° 41 (du quartier de la Vannerie, vers Erbray).
Le maire donne lecture des rapports de l’agent-voyer en chef et de l’agent-voyer d’arrondissement, et des lettres du Préfet et du Sous-Préfet qui communiquent deux tracés possibles : le tracé rouge et le tracé bleu (ce dernier exécuté après le vœu du Conseil Municipal).
[malheureusement nous n’avons
pas retrouvé ces tracés].

Le Conseil remarque, à l’unanimité :
- Il faut écarter la portion de projet comprise entre la route impériale n°163 et le Carrefour de la Vannerie qui se trouve être une rue de la ville.
- A partir de ce carrefour, sauf une masure qu’il fait en partie disparaître, et deux ou trois parcelles en nature de prairie et jardin, [ce chemin] entre en pleine campagne et sur des terres de 5 à 6000 frs l’hectare ; que le seul obstacle sérieux qu’il rencontre est une propriété que M. Philoche « a trouvé le secret de construire et de compléter pendant l’étude du tracé bleu ».
- Que le changement de direction du chemin n’a modifié en rien les intérêts de M. de Tugny et que la commune « peut toujours compter sur le concours de cet honorable cytoyen(sic !) ».
- Que le chemin, que la commune ne pourrait construire en entier qu’au prix d’un prix énorme de soixante et quelques mille francs peut-être, d’après les chiffres mêmes de MM. les agents-voyers, sera obtenu pour une somme de 10 980 frs pourvu qu’on l’arrête au carrefour de la Vannerie.

Toujours au sujet du chemin n° 41 mais cette fois au nord de la ville, une lettre du Sous-Préfet et un projet de l’agent-voyer proposent, au lieu de suivre l’ancienne direction de ce chemin de Fercé à Soulvache, « déjà relié au chef-lieu par une belle route impériale », de l’infléchir à droite et de le « prolonger jusqu’à Rhetiers au travers des communes de Martigné et de Coesmes, en desservant des villages populeux et importants du département d’Ille et Vilaine ». Le Conseil Municipal, ayant, plusieurs fois, émis un vote favorable à l’exécution de ce tracé destiné à faciliter singulièrement les communications entre deux départements voisins, approuve le projet qui lui est soumis et dont l’exécution ne peut être que « très favorable pour la commune ».

[Ndlr : ceci fut réalisé. De nos jours la route D 41 quitte Fercé en direction de Retiers et coupe la D 46 qui relie Martigné et Coesmes]

15 juin 1862 : à ce même Conseil Municipal, il est fait état de la lettre de M. de St Luc, propriétaire du Bourgérard, au sujet de l’ouverture du chemin de grande communication n° 34 (de Châteaubriant au Grand Fougeray). A cette lettre est joint un plan de traverse de ses terrains. M. de St Luc, à partir de la Place de La Motte jusqu’au grand champ du Bourgérard, « constate trois angles, partant trois inflexions et propose au Conseil de les faire disparaître ». Les frais occasionnés à la commune par cette rectification restant, dit-il, à peu près les mêmes, puisqu’il offre « d’acquérir les parcelles délaissées à droite du chemin au même prix déboursé par la ville pour indemniser M. de la Pilorgerie de celles dont on l’expropriera sur la gauche ».

Le Conseil Municipal, considérant que la belle ligne droite de 600 m proposée par M. de St Luc « améliorera sensiblement les abords de la ville, évitera par la suite toute espèce de rectification, rendra l’entretien de ce chemin plus facile et moins coûteux », adopte à l’unanimité les modifications proposées.

[Ndlr : il s’agit de l’actuel Boulevard de la République à Châteaubriant]

 Caniveaux

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La Chère

Ce même 15 juin 1862 le Conseil Municipal examine « la convenance et certains tra-vaux d’amélioration sur les routes n°163 et n°178 dans leur traverse de la ville ». Il fait alors des réclamations à l’administration des Ponts et Chaussées. Il demande :

- La reconstruction de Pont Glémois et l’abaissement du tablier au niveau des rue et Faubourg de Couëré « parce que les eaux de la Chère, depuis le règlement des usines qu’elle alimente, n’atteignent plus la hauteur qu’elles prenaient antérieurement ».
- Des caniveaux sont réclamés sur le rempart de l’étang de la Torche et au droit de la promenade sur la route de Nantes à Laval qui en est dépourvue « sur la portion comprise entre l’entrée du Faubourg st Michel et la rampe des Terrasses ».

Un membre fait observer que divers propriétaires d’immeubles récemment construits sur les routes n° 163 et 178, désirent garnir les façades de leurs maisons de trottoirs dont l’établissement et la conservation sont en quelque sorte subordonnés à celui des caniveaux réclamés par la commune.

 Encore les routes

Ce 15 juin 1862 le Conseil Municipal unanime engage le maire à insister auprès du Préfet pour obtenir le prompt achèvement du chemin de grande communication de Châteaubriant à Fougeray (n°34) dans lequel la commune a reporté toutes ses ressources, dans le but de se relier à la gare de Langon. Quelques lacunes existent encore sur la commune de St Aubin des Châteaux. « La commune de Sion est fort en retard, il serait à désirer dans l’intérêt de l’arrondissement qu’elle employât toutes les ressources dont elle dispose à mettre sur son territoire cette route en état de viabilité ». De son côté la commune de Fougeray travaille activement à se relier au chemin de fer et M. le Préfet d’Ille et Vilaine, qu’un membre du Conseil et M. Le Maire de St Aubin ont eu l’honneur d’entretenir « au sujet des avantages procurés au pays par l’achèvement d’une voie si importante », leur a paru animé des dispositions les plus favorables.

Questions diverses : Conformément à la loi sur les Caisses d’Epargne, le Conseil Municipal procède au renouvellement de 5 directeurs sortants dont le mandat est expiré. Ils sont réélus à l’unanimité pour une nouvelle période. Il est sursis jusqu’à une prochaine réunion pour le remplacement de M. Toullic ancien Président du Tribunal.

Le Ministre des travaux publics, en date du 8 janvier 1862, rejette le pourvoi formé par Messieurs Artur contre la décision de M. le Préfet au sujet de son arrêté portant réglementation des moulins de la Torche et de Couëré. Le Ministre, d’accord avec le Conseil Général des Ponts et Chaussées, a réservé les droits des tiers.

Diverses personnes sont dégrevées de la prestation en nature pour chemins vicinaux, ou de la Taxe sur les chiens.

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Jeton prince impérial

Enfin, ce 15 mai 1862, le Conseil Municipal vote une subvention de 100 frs à titre de fondateur de la Société des prêts de l’enfance au travail, plus une somme annuelle de 10 frs, à inscrire au budget communal, pendant la durée de cette association placée sous l’auguste patronage de sa majesté Impératrice et du Prince Impérial.

 Fureur

21 juin 1862 : le maire sollicite l’autorisation du Préfet pour que la nommée Garnier, Aimée, se trouvant à l’hospice, soit admise à l’asile St Jacques de Nantes, « étant atteinte d’aliénation mentale » : « Cette fille se livre à des actes de fureur envers les personnes de l’établissement et menace de mettre le feu ou de se détruire » et l’hospice de Châteaubriant n’est nullement approprié pour que les aliénés puissent y être traités.

27 juin 1862 : Le rôle de la rétribution scolaire pour le deuxième trimestre 1862 a été établi par M. Lucas Delaunay :

- Elèves dont les parents ou tuteurs résident à Châteaubriant 336 frs
- Elèves étrangers 132 frs

Total 468 frs

Exposition Universelle

1862 est l’année de l’exposition universelle de Londres, une des grandes expositions du XIXe siècle.

M. Morin (de Nanterre) y reçut médaille et croix de la Légion d’Honneur pour son utilisation de l’aluminium (métal qui ne fit son entrée dans le monde de la science et de l’industrie qu’en 1855) : couteaux, sabres, plaques laminées. « Il peut remplacer l’argent sur les plaques métalliques et même servir à la fabrication d’excellents réflecteurs ». « L’aluminium se tréfile au point qu’on peut en faire de la dentelle » dit le catalogue de l’expo (Ed.Gallica).

C’est à cette exposition, par exemple, que Claude Montal présenta quatre pianos munis, notamment, d’une « pédale d’expression ». Et d’une « pédale d’accrochement ». Aveugle il a, le premier, ouvert aux aveugles de tous les pays une carrière nouvelle et fructueuse, celle de l’accordage des pianos.

Esclavage

A noter l’intérêt tout particulier du jury de cette exposition pour l’amélioration des conditions de travail des hommes. On note par exemple, à propos de l’exploitation du coton : « quelle industrie que celle qui manufacture 850 millions de kilogrammes de coton ! Mais quelle souffrance pour cette industrie qui, alimentée par une culture étrangère et par une culture servile, voit tout un peuple condamné au désespoir, à la faim, à la mort (…). Dieu ne veut pas que les douleurs de l‘homme soient stériles. Il sortira au moins de ce déchirement la certitude que l’esclavage doit être aboli. Cette abolition n’entraînera pas la destruction des récoltes et l’industrie européenne de la filature et du tissage n’en sera pas moins active et moins prospère »

 

La controverse des sieurs Artur

La réclamation des sieurs Artur (père et fils) est ancienne : elle date de 1855, en opposition aux arrêtés du 24 janvier et du 21 mars 1855 réglementant les moulins de la Torche et de Couëré. Ces arrêtés ont été pris pour faire droit aux réclamations des riverains dont les terrains sont transformés en marécages par la retenue d’eau du moulin de la Torche.

Selon l’administration, on peut diviser ces terrains en deux classes :
- Les uns, à l’état de marécages, qui ont été noyés de temps immémorial
- Les autres qui sont de véritables prairies.

Dans son rapport du 20 septembre 1855, l’ingénieur en chef Jégou écrit : « On ne devrait pas autoriser une retenue ayant pour résultat de convertir la plaine basse en lac sur 1200 m de long et de frapper ainsi de stérilité 25 hectares de terrain, près d’une ville importante, au grand préjudice de l’agriculture et de la salubrité publique ».

Mais M. ARTUR dit que l’administration n’a pas le droit d’intervenir parce qu’il ne s’agit pas d’une rivière navigable ou flottable et qu’il n’y a en présence que des intérêts et droits privés.

Le ministère répond que c’est une question de salubrité publique et que les titres [de propriété] n’établissent pas pour les sieurs Artur le droit de noyer les propriétés en amont.

« En effet, si les terrains d’amont et les usines ont appartenu, antérieurement, au même propriétaire, cette circonstance ne peut être invoquée aujourd’hui, attendu qu’en 1793 tous ces biens ont été confisqués et ensuite vendus séparément comme biens nationaux :
- les terrains le 26 vendémiaire an III
- et 8 mois plus tard les usines et l’étang »

 

Salammbô

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Salammbô

Salammbô est un roman historique de Gustave Flaubert, paru en 1862 chez Michel Lévy.

Il prend pour sujet la Guerre des Mercenaires, IIIe siècle av. J.-C., qui opposa la ville de Carthage (en Tunisie actuelle) aux Mercenaires barbares qu’elle avait employés pendant la première Guerre punique, et qui se révoltèrent, furieux de ne pas avoir reçu la solde convenue. Flaubert chercha à respecter l’Histoire connue, mais profita du peu d’informations disponibles pour décrire un Orient à l’exotisme sensuel et violent. La somptuosité minutieuse et colorée des descriptions font de l’œuvre une suite de tableaux plutôt qu’un roman. Batailles, scènes de supplices, d’orgies, mouvements de foules exaltés ou exaspérées donnent carrière aux rêves flaubertiens d’exotisme, de volupté cruelle, de cultes antiques et barbares.

Dès sa parution le roman connaît un succès immédiat, avec d’appréciables encouragements (Victor Hugo, Jules Michelet, Hector Berlioz). Il fut ensuite largement adapté en opéras, films, tableaux, etc
(source : wikipédia)

 

Les découvertes de 1862

L’inventeur américain Richard Gatling invente la première mitraillette efficace.

Le physicien français Léon Foucault mesure avec précision la vitesse de la lumière.

Le savant français Louis Pasteur discrédite la théorie de la génération spontanée.

L’astronome allemand Argelander termine la publication de son catalogue des étoiles visibles depuis l’hémisphère Nord (450 000).

Le chimiste allemand Adolf von Baeyer met au point le premier acide barbiturique, nommé dit-on du prénom de son amie Barbara. Certains dérivés seront utilisés pour leurs propriétés hypnotiques.

 

Civil War

La guerre de Sécession aux USA porte encore le nom de « Civil War » En 1861, ni le Nord ni le Sud n’étaient prêts à s’engager dans une guerre et ne s’attendaient à un conflit d’une telle ampleur et d’une telle durée.

- le Nord disposait d’un plus grand potentiel militaire avec une population de 22 millions d’habitants Il possédait de très nets avantages matériels - en argent et en crédit, en usines, en production alimentaire, en ressources minérales et en transport - qui s’avérèrent décisifs.
- le Sud (partisan du maintien de l’esclavage) ne comptait que 9 millions d’habitants, dont presque 4 millions étaient des esclaves noirs. La loyauté de ceux-ci envers la Confédération n’était pas assurée. La capacité du Sud à combattre fut handicapée par un manque chronique de nourriture, de vêtements, de médicaments et d’artillerie lourde, ainsi que par une lassitude de la guerre et une inconnue : la réaction des Noirs.

En fait la guerre durera jusqu’en 1865. En France l’opinion était plutôt favorable aux Nordistes parce qu’ils combattaient l’esclavage. Mais l’entourage impérial préférait les milieux élégants du Sud. Ceux-ci crurent un moment que l’Angleterre ou la France viendraient leur prêter main forte.

Le sort des esclaves, on n’en parlait pas en Europe. Et on en parlait d’autant moins que les esclaves n’ont pas du tout bougé pendant ces quatre années de guerre : pas de rebellion, pas de soulèvement. Ils sont toujours restés fidèles à leurs maîtres.

De nombreuses batailles eurent lieu en 1862. Le 19 juin Lincoln signa une loi mettant hors-la-loi l’esclavage dans les Territoires (Proclamation d’Emancipation des esclaves).

Lincoln avait ordonné un blocus de tous les ports sudistes afin qu’aucun approvisionnement essentiel ne parvînt à la Confédération. Slidell, agent des Confédérés demanda à Napoléon III des navires pour forcer ce blocus, mais Napoléon réserva sa réponse …

Source :
http://www.medarus.org/NM/NMTextes/...

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Esclavage des noirs