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1864 - de janvier à avril




 Crétins et crétineux

6 janvier 1864 : un avoué de M. Delaunay de St Denis a pris contact avec le maire. Celui-ci répond : « les conditions que vous avez stipulées seront remplies ». Voici ces conditions :
- « La commune paiera à M. Delaunay une indemnité calculée à raison de la surface occupée par la carrière.
- Elle s’oblige à combler à ses frais les excavations faites et à faire. La carrière sera censée abandonnée deux ans après que l’extraction aura cessé.
- L’ouverture de la carrière faite sur le chemin sera bouchée aussitôt que l’état de l’exploitation le permettra ».

Stipuler …

Le mot « stipuler » vient du latin stipula (= paille) : le vendeur d’un champ devant remettre publiquement à l’acquéreur une poignée de paille du champ comme symbole du transfert de propriété. Un contrat peut stipuler. Une convention internationale aussi. Mais c’est par erreur qu’on dit « la loi stipule » ou « le code stipule ». On doit dire : la loi (ou le code) dit, prévoit, édicte, dispose, fixe … etc.

Rabelais a employé stipuler dans le sens de solliciter : « Je suis journellement stipulé, requis et importuné pour la continuation des mythologies pantagruelicques »

11 janvier 1864 : dans un discours suivant la victoire relative des républicains aux élections, Adolphe Thiers revendique le rétablissement des cinq « Libertés nécessaires » : libertés individuelles et de la presse, des élections libres, droit d’interpellation et responsabilité des ministres.

12 janvier 1864 - France - A l’occasion de la remise du chapeau de cardinal à l’archevêque de Rouen, Mgr de Bonnechose, Napoléon III répond au discours de Thiers qu’il ne saurait être question de libertés supplémentaires. Mais il n’en est pas moins décidé à faire une réforme sociale pour satisfaire l’opinion.

Le député Emile Ollivier propose alors une loi sur le droit de réunion et de coalition, et sur le droit de grève, droits supprimés aux ouvriers par la loi Le Chapelier du 14 juin 1791.

13 janvier 1864 : le tsar Alexandre II libère les serfs de Russie…. Cela ne l’empêchera pas d’asservir les Polonais !

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Maison Boutruche

21 janvier 1864 : à Châteaubriant le maire fait une nouvelle démarche auprès de M. Boutruche pour « faire consentir ce propriétaire à donner une nouvelle promesse de vente et à produire les pièces propres à régulariser l’affaire » c’est-à-dire la vente de sa maison.

D’après les conditions établies par le conseil de famille en date du 1er décembre 1863, la commune aura toute facilité pour se libérer de la somme de 12 000 frs [prix de la maison]. Les paiements seront partiels et devront s’effectuer par sommes de 3000 frs, le premier le 24 juin 1866 et les autres de deux ans en deux ans, avec intérêt de 5 %.

 Prostituée

2 février 1864 : le Sous-Préfet écrit au maire, « relativement à la femme Jousseau Marie, détenue à la maison d’arrêt de Châteaubriant, atteinte d’une maladie vénérienne ancienne et qui aurait besoin d’être traitée à l’hospice de Nantes » .

Le maire répond : « la femme Jousseau n’est venue à Châteaubriant qu’en 1863 avec son mari. Ils n’ont rempli aucune des dispositions prévues par la loi pour acquérir domicile civil et domicile de secours. Le mari a travaillé l’an dernier dans différents ateliers. Le 9 janvier 1864 il a fait viser à la mairie de Châteaubriant son livret pour Angers ».

« Je ne puis donc engager la commune à payer le traitement de la femme Jousseau qui ne doit l’état dans lequel elle se trouve qu’à son immoralité et à la prostitution. Et le Conseil Municipal refusera sans doute l’ouverture du Crédit nécessaire ».

Prostitution

Selon la revue de Thérapeutique médico-chirurgicale parue en 1863 (page 172), voici comment parvenir à l’extinction de la syphilis :

« Reconnaissant l’impossibilité de la poursuivre dans le secret des habitations c’est à dire dans la prostitution privée » un médecin propose « de cloîtrer les prostituées. Voici ce qu’on ferait à Paris par exemple. On supprimerait toutes les maisons de tolérance et à leur place on en construirait une par chaque arrondissement en tout vingt. Chaque maison aurait une administration au complet : un directeur aux appointements de 7.000 frs, un médecin et un chirurgien résidants chacun aux appointements de 6.000 frs, un pharmacien aux appointements de 3.500 frs, un receveur économe aux appointements de 2.500 frs, une maîtresse en chef aux appointements de 2.000 frs, quatre sous-maîtresses chacune aux appointements de 1.000 frs et vingt-cinq domestiques aux appointements de 200 frs chacune. Les maîtresses et les sous-maîlresses seraient prises parmi d’anciennes prostituées ou d’anciennes maîtresses de maison. La mission des médecins serait de visiter chacun des clients du lupanar, de lui délivrer un permis d’entrer ou de le faire jeter à la rue suivant qu’il serait sain ou malade. Leur soirée serait comme on voit bien remplie. Dans chaque établissement il y aurait une infirmerie destinée au traitement des jeunes pensionnaires de l’établissement. Pour empêcher la vérole de s’introduire subrepticement dans ces asiles, on ne permettrait aux pensionnaires de sortir qu’à des jours fixes et accompagnées d’un argus femelle. Reste à savoir si la vigilance ou la fidélité de l’argus ne pourraient pas être quelquefois en défaut. L auteur pense qu’on arriverait ainsi à éteindre la syphilis dans les maisons de prostitution. Il en résulterait une grande faveur dans le public pour ces maisons et leur prospérité en serait une conséquence forcée. Les bénéfices qu’elles feraient, serviraient à assurer la vieillesse des prostituées dont le sort est actuellement si déplorable ».

[Ndlr : en voyant les salaires proposés, on peut comparer avec celui du Commissaire de Police de Châteaubriant : 1400 frs. Quant au reste de la proposition ….]

3 février 1864 : l’inspecteur d’académie de Nantes envoie, par l’intermédiaire du maire, le diplôme d’officier de santé de M. Hervochon Victorien.

4 février 1864 : le maire transmet au Sous-Préfet une lettre du Bureau de Bienfaisance à sa majesté l’Impératrice « dans le but d’obtenir de son inépuisable bonté un ou plusieurs lots pour la loterie organisée en faveur des plus nécessiteux de la commune ».
[Ndlr : on apprendra plus tard que l’Impératrice a donné un service de table].

 Testament mystique

7 février 1864 : un Conseil Municipal se réunit à Châteaubriant à « deux heures de relevée » et discute autour du testament fait par la veuve Derouet « aux fins d’un testament mystique en date du 30 décembre 1858 » : elle lègue 200 frs au bureau de bienfaisance et 200 frs à l’hospice. On apprendra par ailleurs que Mme Derouet laisse une fortune de plus de 80 000 frs et que la légataire universelle est Mlle Sinoir Victoire.

De même Mlle Guérin lègue 50 frs à l’hospice, à perpétuité. [voir au 14 juillet 1863].

Le Conseil Municipal doit émettre un avis sur ces deux legs. « Après en avoir délibéré, considérant que les pieuses libéralités des regretables (sic !) dames Derouet et Guérin viendront améliorer la situation financière des établissments de bienfaisance de la commune, sans grever sensiblement les héritiers des donatrices, autorise l’hospice et l’hôpital à les accepter » . Mais il demande cependant l’approbation du Préfet.

Toujours le 7 février 1864 : les travaux du Pont des Halles (devant la mairie) sont terminés. Le Conseil Municipal paie ce qu’il doit à M.Stanislas Freulon, entrepreneur de travaux, soit 197,98 frs.

Une parcelle de terrain a été prise à Mlle Caron, 934 m2, pour la rectification du chemin n°34 de Fougeray à Juigné. (prix du terrain : 469 frs + 15 frs pour la purge des hypothèques légales). [Ndlr : en fait on verra, le 18 juin 1865, que c’est M. le Pays de la Riboisière qui paiera ce terrain, au nom de la commune].

 Immondices

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Moulin de Choisel

Toujours le 7 février 1864 : Des petites parcelles en excédent de chemin, situées aux environs du Moulin à vent de Choisel seront vendues aux riverains.

L’agent-voyer aurait préféré que ces excédents soient utilisés au dépôt de répurgation de la ville. Mais le Conseil Municipal considère « qu’il importe que le dépôt des immondices, dont la vente est d’un grand produit [environ 1000 frs/an], soit situé sur un lieu d’accès facile, assez vaste pour recevoir la masse des dépôts et assez central pour que les laboureurs puissent venir aisément et concurrement s’y approvisionner d’engrais ».

« Les parcelles sus-désignées sont loin de présenter un espace suffisant, et elles sont situées à plus de 500 m de la ville, sur un point élevé, ce qui serait de nature à éloigner les cultivateurs ».

 Boutruche, toujours

Toujours le 7 février 1864, il est fait état d’une lettre de M. le Conseiller d’Etat, Préfet de Loire-Inférieure, en date du 28 janvier 1864, à propos de la maison Boutruche. Le Préfet donne son accord mais demande au Conseil Municipal d’indiquer et « de voter les ressources nécessaires pour faire face à la dépense en suggérant une imposition extraordinaire ».

Le Conseil Municipal « témoigne sa reconnaissance de la bienveillante indication de M. le Préfet » mais déclare n’avoir pas besoin de recourir à cette ressource. L’enlèvement des vieilles halles « est vivement réclamé par la population, mais cette amélioration, pour être accueillie favorablement, doit plutôt être demandée aux économies faites ou à faire ». D’ailleurs la caisse municipale présente un reliquat de 11 277,39 frs.

Le Conseil Municipal vote 12 000 frs, prix principal de l’immeuble, payable par quart le 24 juin des années 1866, 1868, 1870, 1872 - et 2400 frs montant total des intérêts à partir de juin 1865 jusqu’au 24 juin 1872. et 1250 frs pour le coût de l’acte d’acquisition et la purge des hypothèques.

 Dépêches

Toujours le 7 février 1864 : l’instituteur communal, M. Lucas Delaunay, demande à la commune d’acquérir un orgue harmonieux devant servir à l’enseignement de la classe de chant. Coût 750 frs.

Il demande aussi de faire construire une 3e classe « les deux anciennes se trouvant, à l’égard du grand nombre des élèves, d’une insuffisance notoire ». Décision renvoyée à une prochaine session.

Toujours le 7 février 1864 : plusieurs commerçants de la ville, ayant avec Bain [de Bretagne] d’actives et importantes relations, ont fait auprès du Directeur de Postes, des démarches pour que le service des dépêches qui reliait autrefois directement les deux villes, fut repris et continué jusqu’à la gare de Messac.

Le Conseil Municipal considère qu’un service régulier fonctionne tous les deux jours entre Bain [de Bretagne] et Châteaubriant, que l’entrepreneur propose de soumissionner le transport des dépêches et d’établir un service journalier si la création de ce courrier se réalise. « Son établissement rendrait au commerce entre les deux villes les services les plus importants ». Le Conseil Municipal émet donc à l’unanimité le voeu que cette importante amélioration soit promptement réalisée. Le Directeur des Postes promet de faire examiner la demande.

 Statue et carrière des princes

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Mode féminine

Toujours le 7 février 1864 : le maire avise son Conseil Municipal qu’il a reçu une lettre du maire de Nantes, le 2 novembre 1863. Celui-ci invite le Conseil Municipal à s’associer ‘« aux sentiments qu’a fait naître la mort si regrettable de son excellence M. Billaut ».

Adolphe Billaut, ministre de l’Intérieur de Napoléon III, n’a pas laissé un souvenir impérissable. Mais il était Nantais, et député d’Ancenis. Alors … « les mandataires de la ville de Châteaubriant, voulant, dans la mesure de ses faibles ressources, s’associer aux sentiments si bien exprimés par M. le Maire de Nantes, votent une somme de 50 frs pour l’érection d’un monument ». Celui-ci fut construit en 1867.

Enfin, ce 7 février 1864, il est question de la pierre extraite à Châteaubriant à « La Carrière du Prince » pour les besoins de la commune. La note s’élève à 454,90 frs pour 306 m3. Le Conseil Municipal, considérant que « ces matériaux ont été extraits par un atelier de charité installé par la ville pour donner du pain à de pauvres ouvriers inocupés (sic ! ) », que la famille De Préaulx a toujours été secourable aux pauvres de Châteaubriant, sollicite de Mme la Marquise l’abandon du prix des matériaux.

11 février 1864 : Mlle Jouin Perrine, résidant à Châteaubriant, vient d’être condamnée par la tribunal correctionnel de Redon à 6 mois d’emprisonnement pour vol. Elle laisse une petite fille (enfant naturel) sans aucun moyen pour pourvoir à ses besoins. « Je vous prie Monsieur le Sous-Préfet, d’avoir l’extrême obligeance de solliciter l’admission de cette petite infortunée à l’asile des enfants abandonnés de Nantes. Il y a lieu de penser que sa mère, à l’expiration de sa peine, reprendra sa fille » écrit le maire.

Le même jour le maire envoie au Sous-Préfet le registre des vaccinations opérées gratuitement dans la commune de Châteaubriant par M. Delourmel, docteur en médecine, vaccinateur spécial pour l’année 1863.

13 février 1864 : M. Gautier Victorien, cultivateur à Bourgérard, demande que le dépôt de boues de la ville soit éloigné de son habitation. « Leurs émanations compromettent sa salubrité ».

16 février 1864 : le colonel-président du Conseil d’administration du 7e régiment d’infanterie de ligne, dans une lettre du 7 janvier 1864 datée d’Orizaba (Mexique) demande un extrait de naissance du jeune Leclèze Edouard, capitaine au même régiment et faisant partie du corps expéditionnaire du Mexique.

 Manifeste des soixante

17 février 1864 : « Manifeste des Soixante » rédigé par l’ouvrier ciseleur Henri Tolain. et signé par soixante prolétaires. Il présente un programme de revendications sociales pour soutenir une candidature ouvrière à une élection partielle sous le Second Empire, dénonçant l’hypocrisie de l’égalité telle que l’a formulée la Révolution de 1789 et demandant une véritable démocratie politique, économique et sociale. C’est un texte d’importance dans l’histoire du mouvement ouvrier.

Le manifeste des Soixante

Le manifeste des soixante compte 7 revendications immédiates :
- Abroger l’article 1781 du Code Civil ainsi formulé : « Le maître est cru sur son affirmation pour la quodité des gages, pour le paiement des salaires de l’année et pour les acomptes donnés pour l’année courante »
- Abolir la loi sur les coalitions
- Créer des chambres syndicales
- Élargir la compétence des sociétés de secours mutuels
- Réglementer le travail des femmes
- Réformer l’apprentissage
- Rendre l’instruction primaire et professionnelle gratuite

28 février 1864 : nouveau Conseil Municipal à Châteaubriant où le maire donne lecture de l’état des chemins de grande communication, de moyenne et petite vicinalité. Le Conseil désigne le chemin n° 41 (de Châteaubriant à Fercé et au delà) comme étant celui sur lequel devront être employées les ressources de 1864.

A la suite de sa pétition du 13 février, le maire a demandé à M. Gautier d’écrire au propriétaire de sa ferme pour obtenir l’autorisation de louer à la ville un lieu de dépôt moins gênant pour lui et cependant commode pour cet objet. Mais le propriétaire, M. le Comte de St Luc, n’a pas encore répondu.

Le Conseil Municipal, est mis au courant des efforts infructueux de M. le Maire pour traiter à l’amiable avec M. de St Luc l’acquisition de l’emplacement du chemin de Fougeray à Juigné, et de ceux nécessaires à l’installation de divers services publics. Il sollicite donc de l’autorité supérieure la déclaration d’utilité publique.

Le Conseil Municipal autorise le maire à faire élaguer les arbres du « boulevart » [Il s’agit du boulevard de l’Eperon qui, de nos jours, est le boulevard Victor Hugo].

M. Guilloux, propriétaire riverain du chemin de la Torche à la Maison Brûlée, veut édifier une maison. Il demande un alignement. Le Conseil Municipal est d’avis que la largeur du chemin soit portée à 6 m au moins.

Le tracé du chemin de Béré au Moulin Neuf [il s’agit du chemin n°7], enlève à M. Gérard une parcelle de son jardin sur laquelle « existe un puits dont l’eau est bonne et abondante ». En présence de l’insuffisance constatée du puits public de Béré, le Conseil Municipal engage le maire à faire exécuter les travaux nécessaires à la conservation de ce puits sur lequel on pourrait placer la pompe du puits public.

Le Conseil Municipal constate aussi que, après l’ouverture de ce chemin nouveau, tout l’ancien devient inutile, il y aura lieu de le céder aux riverains. « l’affaire ne saurait être onéreuse pour la ville qui aura plus de terrain à céder qu’à employer ». Le Maire est autorisé à traiter avec M. Gérard jusqu’au prix de 1 fr du mètre-carré.

 Honorables directeurs

Enfin, conformément aux statuts de la Caisse d’Epargne, il doit être procédé au remplacement de quatre directeurs. A l’unanimité le Conseil Municipal du 28 février 1864 s’empresse de renouveler le mandat « des honorables directeurs sortants ».

14 mars 1864 : le maire transmet au Sous Préfet neuf actes portant concession de terrain au cimetière : sept à titre perpétuel et deux à titre temporaire.

21 mars 1864 : « J’ai l’honneur de transmettre une délibération prise par la commission administrative de l’hospice de Châteaubriant, sous la date du 2 de ce mois, pour témoigner à M. le Préfet toute sa reconnaissance pour sa bienveillance envers cet établissement dont la situation financière a grandement besoin de sa haute protection afin de pouvoir arriver à réaliser les réparations urgentes et considérables au bâtiment principal » écrit le maire.

[Ndlr : reconnaissance, bienveillance, haute protection … que de déférence excesssive dans le langage. Les Grands de ce monde ont-ils besoin de courbettes et de salutations ? A noter qu’on ne parle jamais de basse protection !]

22 mars 1864 : il n’existe plus, dans la commune de Châteaubriant, aucun officier, sous-officier ou soldat en retraite, décoré de l’ordre impérial de la Légion d’honneur.

22 et 30 mars 1864 : le maire avait transmis au Sous-Préfet une demande de la commission administrative de l’hospice, souhaitant traiter à l’amiable pour l’affermage de la métairie de la Carantage au Petit Auverné. Le Sous-Préfet appuie la demande en disant : « Les intérets de l’hospice avaient souffert de la mauvaise exploitation des mains des anciens fermiers et ne peuvent que gagner par la continuation du bail du sieur Rétif qui paiera d’ailleurs 150 frs en sus du prix actuel ». Le Préfet autorise donc la commission à renouveler le bail pour 1150 frs annuels, avec le sieur Rétif qui est considéré « comme un cultivateur intelligent et travailleur ».

28 mars 1864 : Le Conseil Municipal autorise l’hospice à accepter « les pieuses libéralités » du « regrettable M. Anger » (abbé) et accepte l’offre faite par M. le Comte de Boispéan de construire à ses frais une seconde sacristie à l’église St Jean de Béré suivant le plan dressé par M. Morin, architecte ».

 Le train

28 mars 1864 : le Conseil Municipal de Châteaubriant est informé de l’ouverture d’une enquête sur un chemin de fer de Laval à la Loire. Deux projets sont présentés : l’un de Laval à Nantes par Châteaubriant, l’autre de Laval à Angers par Château-Gontier. Le plaidoyer du maire est éloquent :

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Daumier
Les trains de plaisir

« Il convient de laisser aux importantes villes de Nantes et de Laval le soin d’établir à l’enquête, ainsi qu’elles l’ont fait précédemment par des délibérations émanant des corps qui les représentent, la prééminence du chemin de Laval à Nantes » dit le maire M. Béchu du Moulin Roul. « L’option faite en faveur de cette ligne par la ville de Laval acquiert d’autant plus d’importance que, devant être dotée de l’une ou de l’autre ligne, cette ville n’a pu déterminer sa préférence que par de grandes considérations d’intérêt national, d’intérêts commerciaux, industriels et agricoles. Les mêmes considérations sont applicables à la ville de Nantes et dans de plus grandes proportions en raison de la multiplicité de ses affaires, de son port, de ses importations et de ses exportations »

« Nantes a de plus une impérieuse raison à faire valoir : la nécessité d’obtenir un chemin de fer pouvant former une voie de communication avec Paris pendant les inondations de la Loire. Ces inondations désastreuses qu’on ne peut ni prévoir ni empêcher sont fréquentes. En 1856, la ligne d’Orléans fut envahie et coupée par les eaux, le service entre Nantes et Paris dut être rétabli par la route impériale de Nantes à Laval. C’est cette route que suivit l’Empereur pour rentrer à Paris. C’est maintenant le projet de chemin de fer à l’enquête ».

Après le rappel de ces points d’histoire, le Conseil Municipal parle de Châteaubriant et de son arrondissement : « C’est ici le lieu de reparler de ce quadrilatère dont il a été si souvent et dont il sera toujours question tant qu’il existera. Ce quadrilatère de 30 lieues carrées sans chemin de fer, le seul peut-être en France, ce doit être le désir du gouvernement, le désir de son excellence le Ministre des Travaux Publics de faire cesser cet état de choses anormal, contraire au programme de
l’Empereur ».

« Le projet de chemin de fer à l’enquête de Nantes-
Laval par Châteaubriant-
Craon passe au milieu du quadrilatère et le traverse
dans toute sa longueur. Il attirerait à lui tous les transports de l’arrondissement. De tous nos voeux nous appelons son adoption et sa prompte exécution ».

 Il multipliera ….

« Ce chemin de fer mettra en communication facile l’arrondissement de Châteaubriant avec Nantes, chef-lieu du Département. Il favorisera, multipliera le transport des personnes, devenu difficile par la suppression ou le service incomplet de voitures publiques. Il développera et rendra plus productive notre agriculture spéculatrice et commerciale, important des masses d’engrais, livrant la moitié de ses céréales à l’exportation, élevant dans une progression croissante des chevaux, des bœufs, des porcs dont il se fait toutes les semaines un grand commerce à Châteaubriant et qui sont expédiés pour Paris, par la Normandie, pour les grandes villes ».

 … il rendra …

« Il permettra le transport des bois de construction et autres de nos forêts, rendra possible la reprise de nos forges, de nos hauts-fourneaux qui ont besoin de houille à bon marché et de faciles expéditions ». « Il rendra de plus en plus prospère l’exploitation de nos bancs calcaires, de nos ardoisières, de nos carrières, de nos mines de fer ».

 … la prospérité …

« Et notre ville actuellement à 50-60 km de tous chemins de fer et ne jouissant pas pour ainsi dire des bienfaits de ces voies de communication, trouvera dans le passage de la ligne de Nantes à Laval, ces facultés de transports, d’importation et d’exportation qui lui manquent et qui forment la prospérité de son commerce, de son industrie, de ses fonderies, de ses fabriques de machines, de ses importantes tanneries et de ses cuirs vernis ».

« Nous ne venons pas nous faire les détracteurs de la ligne Laval-Angers. Le gouvernement de l’Empereur, juge de la question, reconnaîtra que la priorité ne doit pas être donnée à cette ligne traversant un pays déjà plus favorisé ».

« Angers, par le chemin de fer du Mans, est en communication avec Laval et nous souhaitons que Châteaugontier, qui a les avantages d’une rivière navigable, qui est tout près d’un chemin de fer, reçoive encore une satisfaction. Cette ville peut être mise en communication par Sablé avec la ligne du Mans à Angers, par Craon avec la ligne de Laval à Nantes ».

 Notre pays industrieux

Le Conseil Municipal du 28 mars 1864 dit encore : « Pour toutes les raisons qui précèdent, nous pensons que le Chemin de Fer projeté par le gouvernement, de Laval à la Loire, doit être dirigé sur Nantes. Napoléon 1er avait relié ces deux villes par la route impériale de Caen aux Sables d’Olonne, pour l’union des ports de la Manche et de l’Océan. Ce puissant intérêt national doit être la base du traité adopté ».

« Cette ligne est la seule qui puisse parer aux désastreuses éventualités des inondations de la Loire. Elle est de nécessité absolue pour le commerce et l’industrie de Nantes, de Laval, de notre pays industrieux qui referme d’importantes richesses agricoles, forestières, minérales et métallurgique ».

« Pleins de confiance dans la justice distributrice du gouvernement de l’Empereur, nous le supplions de l’accorder aux vœux, aux besoins, aux sollicitations, aux espérances de nos populations »

« Cette délibération, signée par les maires du canton, les membres du Conseil Municipal et les habitants, sera déposée à la Sous-Préfecture pour annexe aux autres pièces de l’enquête ».

Le Conseil Municipal s’est ensuite séparé, sans autre sujet à l’ordre du jour.

31 mars 1864 : la rétribution scolaire pour le premier trimestre de 1864 s’est élevée à 576 frs : 364 frs pour les élèves habitant Châteaubriant et 212 pour les autres.

9 avril 1864 : lettre au maire de Segré : « J’ai reçu la pétition émanant du maire, des conseillers municipaux, des propriétaires et notables de Segré, tendant à obtenir un chemin de fer passant par Segré et, subsidiairement, dans le cas où cette direction ne serait pas accordée, émettant un avis favorable à la ligne de Laval à Nantes » - « Je désire joindre cette délibération importante à l’enquête ouverte à Châteaubriant et à cet effet, je viens vous prier, Monsieur et honoré collègue, de m’adresser un second exemplaire revêtu de votre signature et à défaut des autres signataires mentionnant et certifiant qu’elles ont été apposées »

« Dans ce même ordre d’idées et pour que ces intérêts et désirs soient représentés dans la Mayenne et la Loire-Inférieure, le canton de Pouancé a envoyé à Laval et à Châteaubriant un double de son travail »

13 avril 1864 : Une concession de terrain dans le cimetière de Châteaubriant a été demandée pour l’inhumation de Mme Bongérard de Grandmaison, née Bouvier des Touches Adélaïde, propriétaire décédée à Châteaubriant le 6 avril 1864. L’approbation du Préfet est nécessaire pour que cette concession devienne définitive.

16 avril 1864 : pour le legs de Mme Veuve Derouet, la légataire universelle, Victoire Sinoir, propriétaire et marchande à Châteaubriant, légataire universelle, est chargée de payer la somme de 200 frs pour le bureau de bienfaisance et pour l’hospice. Le maire indique au Sous-Préfet que Mme Derouet a laissé en mourant une fortune de 80 000 frs, soit en immeubles soit en meubles. [L’accord préfectoral sera donné le 19 avril].

 Legs

19 avril 1864 : au sujet de testament de l’abbé Anger (legs à l’hospice et à divers autres), le maire écrit : « Tous frais et legs particuliers déduits », il resterait un actif de 3000 frs. « La commission administrative de l’hospice est donc d’avis d’accepter les avantages que pourrait produire la liquidation de la succession ».

« Quant aux héritiers qui sont tous, sauf une sœur qui habite notre ville, étrangers à la commune », ils ont tous pleine et entière connaissance des dispositions faites par le testateur et « tout porte à croire que s’ils avaient eu l’intention de s’y opposer ils l’auraient manifestée depuis longtemps » [Ndlr : le décès date du 16 novembre 1863]

20 avril 1864 : le bail de l’éclairage a expiré le 30 décembre 1863. Le maire sollicite l’autorisation de payer la dépense résultant de l’éclairage, en 1864, au sieur Bressin, dernier fermier, qui veut bien se charger du service jusqu’à l’époque où le nouveau fermier le prendra à son compte, c’est-à-dire le 1er janvier 1865.

 Etat civil : ratures

20 avril 1864 : le Parquet du Procureur Impérial à Châteaubriant envoie au maire des observations sur les registres de l’Etat Civil de 1863. Il dit notamment : « Dans tous les actes on indique le lieu de naissance des père et mère, ce qui est inutile et on omet d’indiquer la profession de la mère, ce qui est exigé ». Cinquante-cinq remarques du Procureur concernent « des ratures non approuvées par des signatures spéciales » ou l’absence de signature d’un témoin. Pour le 1er avril 1863 le Procureur Gautier Rougeville relève l’acte de décès n°13 : « acte de décès de son petit-fils (souligné), rapporté par M ; l’adjoint Prodhomme. Celui-ci eut dû s’abstenir ».
23 avril 1864 : la liste électorale à Châteaubriant comporte 1182 noms pour 1864.

L’existence civile

La tenue des registres d’état-civil est une reponsabilité importante des municipalités parce qu’ils « sont destinés à contenir les actes qui intéressent au plus haut point l’honneur et la fortune des familles » dit une circulaire de 1864 (in archives E1 de Châteaubriant) en expliquant :

« Les actes doivent être écrits très lisiblement. Le désir d’économiser sur la dépense du papier timbré porte quelquefois les officiers de l’Etat-Civil à trop serrer leur écriture, à presser les lignes outre mesure (…). Souvent les actes sont tellement rapprochés que la dernière ligne de l’un se confond avec la première ligne de l’autre. Ainsi l’expérience a appris que les lignes sont trop pressées, lorsque la page du registre en contient plus de quarante-cinq ; que la marge doit avoir une largeur d’au moins 6 cm ; et qu’il convient de laisser, entre les actes, un blanc de deux à trois lignes pour en marquer la séparation et ne pas trop serrer les signatures. On obtient plus de régularité, en traçant toutes les lignes au crayon »

Egorgés

Le 25 Brumaire an III (c’est à dire le 15 novembre 1794), une circulaire signé Rebillard est envoyée dans les communes, disant ceci : « Je viens d’apprendre en frémissant que, dans quelques municipalités, on néglige de constater la naissance ou la mort des indivdius en ne les inscrivant pas sur les registres destinés à cet effet »
« Je ne puis croire que des officiers publics ayent (sic) négligé cet objet important et que les municipalités ne surveillent pas cette partie essentielle de leurs obligations. Vous en devez compte à vos frères, et les familles dans lesquelles vous jetteriez le désordre, en ne faisant pas votre devoir, peuvent vous en rendre responsables. Ce sont vos enfants, vous frères, que vous assassinez civilement. Plus cruels que la mère qui égorge son fils encore au berceau, vous enlevez aux vôtres ce que l’homme a de plus cher : l’existence civile.

Ah, frères, remédiez donc sur le champ à cette faute qui devient un crime, et m’en rendez compte de suite si vous ne voulez, en vous attirant les reproches de votre propre famille et de la postérité, attirer sur vous toute la sévérité des Loix (sic). »

Salut et fraternité
Rebillard

23 avril 1864 : au sujet des « enfants assistés », le maire de Châteaubriant signale au Sous-Préfet que Rose Marchand n’est pas maintenant à Châteaubriant. « Elle est à Châteaugiron (Ille et Vilaine) et doit revenir en cette ville dans peu de jours, pour y demeurer chez le sieur Louapre Pierre, boulanger, en qualité de domestique ».

 Le four à briques

29 avril 1864 : le sieur Martin Julien, briquetier à Châteaubriant, demande l’autorisation de reconstruire un four à briques sur sa propriété située dans le faubourg de la Barre.

« L’orifice du four est à ciel ouvert et M. Martin demande à le faire reconstruire suivant un système où l’orifice sera fermé. Il y a eu enquête publique du 7 au 22 mars 1864 et nul n’a soulevé de réclamation ». Mais les voisins (Chevreul aubergiste et Freulon maître maçon), se sont manifestés après coup, en disant que le four est établi à 15 mètres des habitations. « Ce four peu élevé de terre et sans cheminée, répand, lors de la cuisson des fournées de brique, une fumée tellement épaisse que tous les voisins en sont incommodés et en ressentent de plusieurs manières la gêne et les dommages. Les arbres fruitiers des voisins les plus proches périssent en partie et le fruit ne peut réussir dans les autres. Le linge que nous étendons dans nos jardins est noirci par cette fumée, de manière à ne pouvoir s’en servir. Sans compter que nous sommes infectés dans nos maisons ainsi que tout le voisinage ». Dans une lettre au maire les voisins demandent « de faire une enquête pour vous en assurer avant de donner suite à notre réclamation. Si une cheminée élevée était construite, il pourrait se faire que les inconvénients signalés disparaîtraient en partie du moins ».

29 avril 1864 : le sieur Grandin Frédéric, relieur et papetier, sollicite un brevet de libraire à Châteaubriant « en remplassement (sic !) de M. Thomery démissionnaire en sa faveur ». M. Grandin, fils d’un ancien sous-officier de l’Empire qui avait de beaux services militaires, « est un homme recommandable, très bon citoyen, rendant des services publics dans la compagnie de sapeurs-pompiers. Le brevet de libraire lui serait nécessaire pour compléter son commerce »

Oeuvres de 1864

Parmi les livres publiés en 1864 citons :

- Dictionnaire érotique moderne, d’Alfred Delvau. … à ne pas mettre entre toutes les mains !

- Dictionnaire populaire illustré d’histoire et de géographie

- Une étude de Lecomte de Lisle sur les poètes contemporains

- Voyage au centre de la Terre,
par Jules Verne

- L’Ami Fritz, par Erckmann-Chatrian

- Histoire d’un conscrit par Erckmann-Chatrian

- La Belle Hélène, opéra bouffe de Jacques Offenbach

- Dictionnaire Dupiney de Vorepierre (1864)

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Congélateur

On y trouve notamment ce modèle de glacière, appelé aussi Congélateur ou Glacière des familles

« Dans l’espace de 40 à 60 minutes, on obtient
de 2 à 7 kilog. de glace, suivant les dimensions de l’appareil. Le liquide très-frais que l’on recueille dans le vase V peut s’utiliser pour rafraîchir les boissons ».

- Premier tome des Annales scientifiques de l’Ecole Normale Supérieure (qu’on peut désormais consulter sur internet) : pouvoir rotatoire des liquides, inégalités du mouvement de la lune, fermentation acétique, analyse immédiate des minéraux, etc.

- 1864 c’est le début de la photographie couleur - C’est aussi la parution de la revue spirite « journal d’études psychologiques »

 

Gustave Doré et la Bible

De 1864 à 1866, Gustave Doré publie 235 illustrations de la Bible, tout comme il avait illustré précédemment : Rabelais, Balzac, Dante, etc. Alliant le grotesque au sublime, Doré est un artiste romantique noir. Il est l’un des plus brillants praticiens de la gravure sur bois.

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Gustave Doré

Ci-contre : Josué commande
au soleil de s’arrêter
http://www.creationism.org/images/D...

 

Lait de femme

Selon la revue de Thérapeutique médico-chirurgicale parue en 1863, voici un moyen simple de communiquer au lait de chèvre et de vache les qualités du lait de femme (page 277) : « II est difficile d’élever un enfant qui n’a pas le sein pour se nourrir. Cela dépend de la différence du lait des animaux avec celui de femme. Un moyen de parer à cet inconvénient c’est dit-on de nourrir les chèvres et les vaches dont le lait doit servir à l’alimentation des enfants avec des betteraves et l’on aura un lait semblable à celui de la femme ».

 

Crétins et crétineux

En page 197 de la revue de thérapeutique médico-chirurgicale, parue en 1863, il est question de l’extinction du crétinisme : « ces Messieurs, nous voulons dire les crétins, savent fort bien se passer de M. le maire pour pratiquer l’acte instinctif auquel tout être humain est appelé pour ne pas mourir tout entier sans laisser de ses traces sur le globe » Mais il y a moyen d’y mettre ordre (…) : c’est de les châtrer.

« Cette opération, prodiguée abusivement pour faire des gardeurs de sérails ou des chanteurs de chapelle n’a rien de douloureux, le chloroforme venant en aide. Elle est aussi sans danger aucun. Une génération seule de crétins aurait à s’y soumettre puisque là s’arrêterait leur progéniture. On naît crétin et quand on le devient plus tard, ce qui est hélas très fréquent, c’est à un degré tolérable. Ce ne sont que des crétineux ». On débarrasse ainsi le crétin, et sans danger, d’un organe, dangereux par lui-même, et cause d’immoralité.

Un peu plus loin, heureusement, la revue s’oppose à cette méthode « attentatoire à la dignité de l’homme » : « où serait l’humanité le jour où l’on décréterait la castration d’une race entière pour l’éteindre ? On verrait le lendemain un conquérant décréter la castration en masse de la nation conquise, ce serait peut être le seul moyen de supprimer la Pologne révoltée ».

 

 

Usurpation

La loi du 28 mai 1858 punit tout individu qui prend un titre honorifique qui ne lui appartient pas ou qui change, altère ou modifie le nom que lui assignent les actes de l’Etat Civil. Une circulaire adressée aux maires explique que cette loi « a pour but de réprimer les usurpations d’une vanité coupable et de maintenir aux titres légalement conférés ou glorieusement acquis, le respect et l’inviolabilité que le gouvernement de l’Empereur s’honore de leur assurer. Elle est enfin destinée à protéger l’intégrité de l’Etat-Civil et de mettre un terme à la modification arbitraite et illicite des noms de famille ». Il est donc demandé aux officiers d’Etat-Civil « de n’attibuer aux parties, dans les actes authentiques et officiels, que les titres et noms qu’elles justifieront être en droit de porter »

(courrier du 10 août 1858)





Sources :

- Archives municipales
- 1 D 19 (conseils municipaux)
- 2 D 11 (courriers)
- Histoire de la France et des Français
par André Castelot et Alain Decaux

- Et Wikipédia (par internet)