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1864, juillet-septembre

 L’ouvroir accueille 40 à 60 jeunes filles

1er juillet 1864 : le maire de Châteaubriant, M. Béchu du Moulin Roul, écrit à M. Ameline à La Bretesche (Seine et Oise) : « le sieur Chevalier Charles ne sait pas ce que sont devenus votre congé et l’extrait de votre mariage pour la raison, m’a-t-il dit, qu’il n’en avait jamais eu connaissance

Pour les actes que vous désirez obtenir, ils vous coûteront, législation comprise, la somme de 4.50 frs » . Finalement le maire les enverra le 23 juillet 1864

1er juillet 1864 : le sieur Chevrel François est autorisé à ouvrir un débit de boisson, rue du Faubourg de la Barre à Châteaubriant. (un de plus !, il y en avait beaucoup à cette époque)

3 juillet 1864, lettre au sous-intendant militaire à Nantes : « Dans l’intérêt de la dame Buron Anne, veuve, boulangère à Châteaubriant, je vous adresse deux mandats établissant qu’elle a fourni aux troupes de passage la quantité de 31 rations de pain pendant le 2e trimestre de 1864. Le kg de pain bis-blanc a été de 0,26 frs. La dame réclame 6 francs ».

 Reconnaissance

3 juillet 1864 : le Conseil Municipal se réunit à Châteaubriant. Le maire lit la lettre de Mme la Marquise de Préaulx annonçant qu’elle abandonne, en faveur de la commune, les droits de carrière qui lui sont dus à raison de la pierre extraite à la carrière de la Cohardière pendant la campagne de 1863. Le Conseil Municipal, « touché de la bienveillance constamment montrée par Mme la Marquise envers les pauvres ouvriers de la commune exployés à l’extraction de ces matérieux, dit que mention de cette libéralité sera faite au registre de délibérations afin de lui en témoigner officiellement sa reconnaissance »..

A cette même réunion est lue une lettre de M. Guimené, en date du 30 avril 1864, réclamant une indemnité pour les terrains qu’il a abandonnés à la commune lors de la reconstruction de sa maison d’habitation et de celle de l’ancienne maison du Pot d’Etain.

 Dépôts sauvages

Par ailleurs, ce 3 juillet 1864, le maire rappelle qu’en une précédente occasion il avait demandé d’abaisser les tarifs en vigueur pour les dépôts faits à long terme par des particuliers sur les places publiques. Le Conseil :
- 1 - Considérant que les places publiques sont le domaine de la communauté des habitants « ayant tout indivisement le droit d’en jouir »
- 2 - Que « les matériaux y déposés par un particulier, entravant au profit d’un seul la libre jouissance des autres habitants, constituent pour ces derniers un préjudice qu’il importe de restreindre dans l’intérêt général et même dans celui plus spécial des riverains ».
- 3 - Que le meilleur moyen de réduire la durée de ces dépôts encombrants et nuisibles à la libre circulation, « lui paraît être le moyen du prix du loyer des emplacements occupés »

… est à l’unanimité d’avis qu’il n’y a pas lieu d’en modifier le tarif.

 Pont Glémois

Toujours ce 3 juillet 1864, le maire signale qu’un accident s’est produit au Pont Glémois qui a nécessité une réparation urgente. Le Conseil Municipal émet à nouveau le voeu d’une reconstruction prochaine. Il en est de même des caniveaux de la route impériale de Caen aux Sables d’Olonne le long du rempart de la Torche.

Enfin M. Gripon se plaint de n’avoir pas été admis à payer le prix des parcelles de terrain par lui acquises à Bout de Pavé. Le Conseil charge M. le Maire de régler cette affaire au plus vite, en considérant « qu’il importe à la prospérité financière de la commune d’encaisser au plus tôt le prix des terrains aliénés »

6 juillet 1864 : le sieur Dion Jacques est autorisé à ouvrir un débit de boissons Faubourg de Couëré à Châteaubriant.

7 juillet 1864 : une circulaire de son excellence Monsieur le Ministre secrétaire d’Etat au département de la guerre, adressée aux intendants militaires, règle l’admission dans les hôpitaux des jeunes gens de la deuxième portion du contingent. Transmise à l’ordonnateur des dépenses de l’hospice de Châteaubriant.

 Augmenter les impôts

16 juillet 1864, le maire transmet au Sous-préfet une délibération du 5 juin 1864 relative à l’acquisition des maisons Thuau et Boutruche, en demandant l’autorisation du Préfet :

« La démolition des vieilles halles est une bonne mesure pour l’embellissement, l’amélioration et la prospérité de la ville. La commune peut payer sur ses réserves et ses ressources ordinaires, ressources qui seront augmentées par la vente de quelques terrains communaux, notamment d’emplacements de maison à bâtir place des nouvelles halles » [Ndlr : Les nouvelles halles c’est la mairie actuelle].

« Si malgré l’état prospère de la caisse municipale, M. le Préfet voulait maintenir le recours à une imposition extraordinaire, j’aurais de bien bonnes raisons à donner au Conseil et aux plus imposés, cependant je suis loin de garantir un succès ».

« Certainement la mesure est très populaire mais il n’y a rien de plus propre à la frapper d’impopularité que de demander une aggravation d’impôts pour l’exécuter ».

« Le plus imposé, porté à défendre son argent, sans participation aux devoirs et à l’honneur des améliorations, peut trouver fort à propos de ne rien sacrifier pour faire disparaître ce monument d’un autre âge et nous, commune, nous tomberons dans l’impuissance bien constatée par nos peines et démarches sans succès ».

« Nous espérons que M. le Préfet voudra bien nous accorder confiance, nous soutenir et nous aider à bien faire ».

 L’ouvroir

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Ouvroir

16 juillet 1864 : l’ouvroir de Châteaubriant a été fondé il y a environ 10 ans à l’hospice de Châteaubriant et « a été organisé par le soin de l’administration dans le but de faire apprendre les travaux de lingerie à des filles pauvres de la ville ».

De 40 à 60 jeunes filles, suivant les saisons, y sont élevées, nourries et entretenues. Elles travaillent sous la direction d’une religieuse, maîtresse d’ouvrages. A leur sortie elles sont d’habiles ouvrières, quelques unes ont été placées très avantageusement en qualité de femmes de chambre, leur conduite et leur service donnent toute satisfaction.

Les recettes et les dépenses de l’ouvroir sont indépendantes de l’hospice. D’après les recommandations de M. l’Inspecteur Général Martin d’Oizy à son rapport de 1862, il est intervenu entre l’administration et Mme la Supérieure un arrangement approuvé par M. le Préfet qui met l’administration en dehors des risques et pertes de l’ouvroir.

En vertu de cette convention, il est payé entre les mains du receveur de l’hospice un prix de pension fixé à 30 centimes par jour et par enfant. Le linge de l’établissement est fait et raccommodé gratuitement eu égard à la modicité de la pension. L’hospice fournit la salle de travail et les enfants sont nourris dans l’établissement.

C’est à Mme la Supérieure qu’il incombe de faire face aux paiements et aux besoins de l’ouvroir au moyen
de la rétribution des ouvrages
confectionnés et à l’aide de charités.

L’allocation de 100 frs sur les fonds départementaux est nécessaire, et l’œuvre très utile à maintenir.

 La soupe

16 juillet 1864, le maire réclame : la commune n’a pas encore été remboursée des 8,80 frs qu’elle a avancés pendant les trois premiers trimestres de 1863, au titre des secours versés aux voyageurs indigents et condamnés-libérés munis de passeports et feuilles de route.

22 juillet 1864 : par traité du 16 juillet 1864, l’hospice civil de Châteaubriant s’engage à fournir, moyennant 20 centimes par ration, la soupe nécessaire aux détenus de la prison de Châteaubriant, aux lieu et place de M. Rimmel Emile, demeurant à Chalons-sur-Marne, ayant pour représentant, dans le département de Loire-Inférieure, M. Godard Vatteband.

Ce traité est en voie d’exécution depuis le 1er janvier dernier et durera pendant toute la gérance de M. Vatteband, c’est-à-dire trois, six ou neuf ans, avec faculté de le rompre en prévenant respectivement six mois avant l’expiration de l’un des deux premiers termes. [Le Préfet donnera son accord le 11 août 1864].

25 juillet 1864 : le maire envoie au Sous-préfet le plan de la Place des Terrasses « parce que plusieurs propriétaires de terrain bordant cette place désirent faire construire et demandent des alignements »

2 août 1864 : la gendarmerie a dressé un procès-verbal le 18 juillet dernier contre le nommé Michel François, voiturier à Châteaubriant. Celui-ci présente ses moyens de défense. Le maire envoie le tout au Sous-Préfet pour être soumis au Conseil de Préfecture

2 août 1864 : comme le 15 juin dernier, le maire insiste auprès du Sous-Préfet pour solliciter l’admission du jeune Peltier Louis à l’asile des enfants abandonnés de Nantes. « Ce petit malheureux est à la charge de gens dont la position ne peut leur permettre de le garder plus longtemps et qu’ils n’ont pris que dans un but fort louable de charité »

8 août 1864 : M. Livergnage se voit refuser l’autorisation d’ouvrir un cabaret à Châteaubriant (cf 21 septembre 1864)

 Convention de Genève

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Henri Dunant

12 août 1864 : signature à Genève de la fameuse « Convention de Genève » décidant que les ambulances et hôpitaux militaires seront reconnus neutres par les belligérants, que les militaires blessés ou malades seront recueillis et soignés, à quelque nation qu’ils appartiennent. C’est la naissance officielle du droit humanitaire international, né de la volonté d’améliorer le sort des blessés sur le champ de bataille. Son origine est étroitement liée à celle de la Croix Rouge. Toutes les deux sont dues à l’initiative du genevois Henry Dunant, révolté par le triste sort des blessés après la bataille de Solférino (1859).

13 août 1864 au commandant de la Compagnie des Sapeurs Pompiers : « La France va dans peu de jours célébrer un nouvel anniversaire de la fête de l’empereur. Il importe que le Te Deum qui sera chanté dans cette circonstance soit entouré de tout l’éclat qui convient à une fête nationale. Vous aurez donc à donner les ordres nécessaires pour que la Compagnie de Sapeurs Pompiers y prenne part. Elle devra être réunie sur la place de l’Hôtel de ville à onze heures et demi du matin ».

14 août 1864, au Conseil Municipal de Châteaubriant, on apprend que les boues provenant de la répurgation de la ville sont déposées depuis longtemps sur la banquette du chemin de Châteaubriant à St Aubin des Châteaux. « Non seulement cet obstacle nuit à la libre circulation, mais il est de nature à compromettre la santé des habitants du quartier ». Le Conseil Municipal autorise le maire à faire procéder à la vente dans un délai très rapproché.

 Le juge observe ….

Sans doute y a-t-il eu une enquête publique au sujet du projet d’acquisition par la ville de la Maison Thuau attenant aux vieilles halles. Personne n’a fait d’observation mais le juge de paix, lui, a cru bon de donner son avis : « la ville, avant de songer aux dépenses somptuaires doit s’attacher préalablement à donner satisfaction à des intérêts plus utiles et plus urgents qu’elle oublie ou qu’elle laisse en souffrance ».

Dans sa séance du 14 août 1864, le Conseil Municipal « ne saurait partager l’opinion de l’honorable commissaire enquêteur. Sommairement il prétend qu’il n’existe pas de projet plus utile et plus urgent pour la ville de Châteaubriant que celui qui consiste à faire disparaître les vieilles halles ainsi que les maisons de la Dame Thuau et du sieur Boutruche. Dans l’état actuel, les bas-côtés des halles sont le réceptacle d’immondices, constamment déposées à la faveur de l’obscurité, ce qui compromet sérieusement la salubrité publique, deux fois au moins par semaine, le mercredi jour de marché et le dimanche. La population qui afflue à ce point central de la ville forme une agglomération telle que la circulation est à peu près interrompue, ce qui constitue un danger perpétuel pour les personnes que leurs affaires attirent au milieu de cet encombrement. En faisant disparaître les vieilles halles et les maisons Thuau et Boutruche, la ville sera dotée d’une place formant un carré long qui sera rapidement bordé par les constructions que les propriétaires riverains, mus par leur légitime intérêt, s’empresseront de faire élever et l’on peut, sans être taxé d’exagération, assurer que la réalisation du projet de la ville aura pour effet immédiat d’embellir, d’enrichir et d’assainir tout à la fois un des plus important quartiers de la cité »

Décidément le projet de destruction des vieilles halles a déjà fait couler beaucoup d’encre !

 Autres projets

Le Conseil Municipal du 14 août 1864 affirme en outre « qu’il n’ignore pas qu’il existe d’autres améliorations qui réclament sa sollicitude, que notamment il existe certaines rues et certains passages qui ont évidemment une largeur insuffisante et regrettable dans l’intérêt de la circulation. Mais chacun sait que la ville, avec les ressources limitées dont elle dispose, ne saurait entreprendre à la fois toutes les améliorations utiles qui lui sont signalées. Ce n’est qu’avec le temps et successivement qu’elle pourra les accomplir. Elle doit s’attacher tout d’abord à donner satisfaction aux intérêts qui ont plus spécialement un caractère d’utilité publique et elle a conscience d’avoir déféré au vœu de toute la population en entreprenant l’œuvre de régénération de cette partie de la ville ». Le Conseil Municipal ne pense donc pas qu’il y ait lieu de surseoir à l’acquisition de la maison Thuau.

16 août 1864 : le receveur municipal est prié de « toucher du sieur Juilliard Antoine, ramoneur, la somme de 21 frs pour prix du produit des herbes des promenades publiques des Terrasses » et à en « passer écriture »

 Température et sécheresse

18 août 1864 : le maire rappelle la loi du 19-20 août 1790 chargeant l’administration de « procurer le libre cours des eaux, d’empêcher que les prairies ne soient submergées ou inondées par la trop grande élévation des écluses des moulins, de diriger enfin toutes les eaux du territoire vers un but général d’utilité »

« La police, le curage et l’amélioration des cours d’eau non navigables ni flottables, ont été, suivant un décret impérial du 3 mai 1861, placées exclusivement dans les attributions de M. le ministre d’Etat au département de l’agriculture, du commerce et des travaux publics, c’est-à-dire que l’exécution en demeure confiée à MM. Les agents des Ponts et Chaussées aux fins d’arrêtés de MM. les Sous-préfets ».

Le maire commente alors : « la température que nous éprouvons et la sécheresse qui en est la suite, nécessitent de prendre les mesures nécessaires et de nature à satisfaire l’impérieux besoin dans l’intérêt de la salubrité des eaux ». C’est pourquoi il demande que le curage des rivières et de leurs affluents soit opéré le plus promptement possible, par exemple avant le 15 octobre. Il demande en particulier au Préfet de prendre l’arrêté ordonnant le curage dans la commune de Châteaubriant. Le Préfet lui donnera satisfaction le 9 septembre en prescrivant un curage des ruisseaux pour Châteaubriant, Soudan et St Aubin des Châteaux.

 A éteinte de feux

22 août 1864 : M. Richard Benjamin, aubergiste, est autorisé à tenir un débit de boissons.

29 août 1864 : le maire demande au préfet l’autorisation de « procéder à la vente des boues provenant de la répurgation de la ville ». Il souhaite une adjudication, « une publicité et concurrence aux enchères et à éteinte de feux »

26 août 1864, lettre au Sous-préfet : depuis longtemps les populations désirent qu’il soit créé à Châteaubriant un comice « pour exciter les progrès de l’agriculture et augmenter la prospérité du pays ». L’administration municipale a fait circuler une liste de souscription et a recueilli 1000 à 1200 frs. « Ces ressources insuffisantes sans doute pour bien faire, permettent cependant de tenter un essai dès cette année ». Un comité est formé, composé de MM. :

Picot de Plédran, adjoint
Vauquelin conseiller municipal et officier de pompiers
Dolo, conseiller municipal et vétérinaire
Moquet Jean, conseiller municipal 
Davost, régisseur des propriétés rurales
Robin, propriétaire et maître d’hôte
Arthuys, propriétaire et marchand de bœufs

Ce comité a arrêté un programme de prix à distribuer le lundi 12 septembre, « veille des foires de Béré ». Il demande l’autorisation du Préfet. « Si cet essai de comice réussit, des statuts analogues aux statuts du comice d’Ancenis seront arrêtés par le comité pour obtenir l’approbation définitive de M. le Préfet, son secours et son appui ».

29 août 1864 : suite à l’enquête commodo et incommodo relative au projet d’alignement de la Place des Terrasses, le commissaire enquêteur observe : « l’autorité municipale, en cédant des terrains sur cette place pour constructions, devait imposer aux concessionnaires l’obligation d’établir des façades symétriques et en rapport avec les ressources locales ».

Pour le maire ces observations sont bonnes, « elles ont pour but l’embellissement de la ville et, l’occasion se présentant, elles pourront recevoir leur application ».

 Moudre le tan

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Tannerie

29 août 1864 : M. le Garde des Sceaux, en date du 6 juin 1852 (oui, 1852) a pris une décision « à laquelle M. le ministre secrétaire d’Etat au département de l’intérieur a donné son adhésion » : il autorise la commune à vendre des terrains, près le moulin de Choisel, sur le bord du chemin de grande communication n° 41, à MM. Chatellier Jean-Baptiste et Delaunay de Saint Denis Jean-Marie.

30 août 1864 : le sieur Bossé Pierre, marchand tanneur, a demandé l’autorisation d’établir dans son usine, située à Bel-être, une seconde machine à vapeur pour moudre le tan. Le procès-verbal de l’enquête publique est négatif. « Et je vous dirai, M. le Sous-préfet, que, à raison de l’éloignement de l’usine du sieur Bossé de toute habitation, la machine nouvelle qu’il désire y installer ne peut présenter aucun inconvénient »

[Ndlr : cet emplacement est, de nos jours, en plein centre ville, juste derrière la mairie, à l’angle de la Rue de Belêtre]

30 août 1864 : le classement des archives de la mairie est très avancé

6 septembre 1864 : le capitaine président du Conseil d’Administration centrale à Blisak (Afrique) a écrit au maire de Châteaubriant pour signaler le décès de Cadorel Désiré, chasseur au 2e bataillon d’Afrique, décédé à Cordova « par suite d’un coup de couteau donné par un soldat mexicain dans une rixe le 21 juin dernier »

 Testaments

9 septembre 1864 : le maire demande l’autorisation de réunir le Conseil Municipal en session extraordinaire pour examiner une délibération prise par le Conseil d’Administration de l’hospice civil, relativement au testament de Mlle de Lévin de la Briais. « En vertu de ce testament et par suite du décès de M. de Lévin, les droits éventuels cédés en faveur de cet établissement et des pauvres de la commune de St Julien de Vouvantes et de Juigné des Moutiers sont ouverts et il y a lieu de les sauvegarder ».

12 septembre 1864 : Mlle Guérin Cécile a légué 520 frs à l’hospice par testament olographe du 29 juin 1863. Mais « il y a défaut de consentement des héritiers de la testatrice » - « Ces pièces sont très probablement restées dans vos bureaux » écrit le maire au Sous-préfet.

Le maire signale en outre que le legs de 200 frs fait à la fabrique de St Nicolas par feue Mme veuve Derouet en a été versé directement aux mains du trésorier par Mlle Victorine Sinoir, marchande, sa légataire universelle, et sans autre formalité.

12 septembre 1864 : au sujet du legs de M. l’abbé Anger (revoir au 29 juin) les maires de Châteaugontier et Sablé n’ont pas répondu au courrier. Le maire de Châteaubriant précise cependant : « les héri
tiers sont tous dans une position aisée de fortune et il n’y a pas lieu de s’occuper de leurs charges de famille » - « Je viens donc, M. le Sous-préfet, vous rappeler que si l’hospice ne recevait pas l’autorisation d’accepter le legs de M. L’abbé Anger, il s’en suivrait que les deux personnes nominativement indiquées dans son testament seraient appelées à en jouir et qu’elles ont le droit d’en disposer ainsi qu’il leur conviendrait ».

20 septembre 1864 : une délibération de la Commission Administrative de l’hospice de Châteaubriant sollicite l’autorisation d’accepter le legs de Mlle Sophie Fresnais de la Briais en date du 2 août 1850 « et de se pourvoir près de qui de droit afin d’obtenir l’envoi en possession ».

23 septembre 1864 : la rétribution scolaire pour le 3e trimestre 1864 se monte à 214 frs pour les élèves de la commune de Châteaubriant et 138 frs pour les élèves étrangers.

 La teigne

23 septembre 1864 : selon un certificat délivré par M. Delourmel de la Picardière, docteur en médecine, médecin de l’hospice et de la prison, « le jeune Vivien Victor, 13 ans, fils de Vivien Joseph et de feue Drouet Jeanne, est affecté de la teigne, maladie très difficile et très longue à guérir, qui est contagieuse et exige que ce petit malheureux soit séparé de ses frères et soeurs ». Cette maladie ne peut être traitée à Châteaubriant, le maire sollicite l’admission de l’enfant à l’Hôtel-Dieu de Nantes, en signalant que son père, ouvrier menuisier demeurant Faubourg de Béré, est hors d’état de faire le plus léger sacrifice dans l’intérêt de son fils.

 

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Petits ramoneurs

La teigne est une infection des cheveux, elle peut aussi toucher la peau, les pieds, les ongles …

Au niveau du cuir chevelu la teigne se manifeste par une tache rouge et arrondie dépourvue de cheveux, souvent recouverte de croûtes ou de pus. Elle peut être transmise par les animaux (chats, chiens, lapins, hérissons, chevaux…) ou par contagion d’homme à homme.

La teigne, devenue rare, existe encore. Une loi de 1989 impose de retirer les enfants de l’école jusqu’à la guérison.

 

28 septembre 1864 : l’adjudication des boues de la ville s’élève à 1294 frs.

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Thuau-Boutruche

28 septembre 1864 : le maire envoie au Sous-préfet un nouveau consentement du propriétaire de la maison Boutruche. « La caisse communale sera en mesure de satisfaire aux engagements sans laisser aucun service en souffrance » . Les sieurs Boutruche précisent que, si le 1er décembre prochain, la commune n’est pas autorisée à acquérir leur maison, ils seront entièrement dégagés de leur promesse. Dans le cas d’autorisation, ils auront à donner congé à un des locataires pour éviter un renouvellement du bail.

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Jules Verne

Jules Verne, Voyage au centre de la terre

Voyage au centre de la Terre est un des nombreux romans de science-fiction de Jules Verne. Il parut en 1864.
Thème : Ayant découvert un manuscrit ancien, un savant, son neveu et leur guide entreprennent un voyage vers le centre de la Terre en y entrant par un volcan islandais éteint.

Comme à l’habitude de Jules Verne, le roman est un habile mélange de données scientifiques, d’extrapolations osées et d’aventure. L’introduction du roman reflète l’engouement d’alors pour une science jeune, la cryptologie (Edgar Poe y sacrifiera aussi dans la nouvelle Le scarabée d’or).

La suite enchaîne sur une description de l’Islande de la fin du XIXe, puis sur une vaste introduction à deux autres sciences en plein essor, la paléontologie et la géologie.

 

La première Internationale

Le 28 septembre 1864, un congrès ouvrier européen se tient au Saint-Martin’s Hall de Londres à l’initiative des syndicalistes britanniques des Trade Unions. La décision y est prise de créer l’Association Internationale des Travailleurs (qui sera plus tard appelée « Première Internationale ») unissant les mouvements ouvriers de divers pays.

Dans ses statuts de 1864 (rédigés par Karl Marx), l’AIT affirme que « l’émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes » et déclare agir « pour l’émancipation définitive de la classe travailleuse, c’est-à-dire pour l’abolition définitive du salariat ». (lire les statuts ici :
http://www.marxists.org/francais/ma...

Dans les luttes quotidiennes, l’AIT soutient les mouvements et luttes des travailleurs, les luttes pour le suffrage universel, pour la réduction du temps de travail, contre le travail des enfants.

 

Maxwell et l’électromagnétisme

La plus grande partie de la vie scientifique de James Klerk Maxwell a été consacrée à l’électricité. Sa plus importante contribution est le développement et la formulation mathématiques des travaux sur l’électricité et le magnétisme réalisés par Michael Faraday et André-Marie Ampère notamment.

Il en tire un ensemble de vingt équations différentielles à vingt variables. Ces équations, désormais connues sous le nom d’équations de Maxwell, sont présentées la première fois à la Royal Society en 1864 et décrivent le comportement et les relations du champ électromagnétique ainsi que son interaction avec la matière.

Maxwell réunit ainsi dans un seul cadre l’électricité, le magnétisme, la lumière et leurs interactions avec la matière. Ce triomphe de la physique du XIXe siècle sera aussi le point de départ de la révolution lancée par Einstein cinquante ans plus tard, car les équations de Maxwell portent en leur sein le principe de relativité...

Les petits ramoneurs

« Chaque année vers la fin de l’automne, survenaient en Bretagne des équipes de petits ramoneurs. C’étaient des enfants originaires de l’Auvergne que leurs parents louaient à des employeurs. Certains de ces pauvres petits n’avaient pas 10 ans. La raclette à la ceinture, une gaîne de cuir aux genoux, la frimousse tachetée de suie, ils allaient de bon matin par les rues en lançant leur ritournelle :

Ramonez-ci, ramonez-la,
La cheminée de haut en bas
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Petits ramoneurs

Les « patrons » veillaient de près à ce que ces pauvres enfants fussent le plus possible à leur inhumaine besogne » raconte Francis Trochu dans un livre sur Marie Veillet, sainte dame de Châteaubriant qui recevait chez elle ces petits ramoneurs, surtout le dimanche.

« Il me semble encore les voir assis près de la grande marmite où bouillait le pot-au-feu dont ils avaient toujours leur part »

Sources :

Archives de la mairie de Châteaubriant : délibérations du Conseil (1 D 19) et courriers (2 D 11) .