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1865, de juillet à septembre




Juillet 1865  : à Paris, dans un petit local, rue des Gravilliers, trois ouvriers ouvrent le premier bureau français de l’Internationale. Les adhérents sont assez lents à les rejoindre. Ils ne seront pas plus de 500 l’année suivante. [Ndlr : La résignation des hommes devant les conditions de travail et de vie qui leur sont faites, stupéfiera toujours l’historien !]

7 juillet 1865 : l’adjudication de la démolition des vieilles halles a été faite. Le procès-verbal est transmis au Sous-Préfet.

11 juillet 1865 : lettre à M. Guimené. « Le Conseil Municipal offre 5 frs du mètre pour les terrains que vous avez abandonnés à la voirie urbaine, par suite des alignements qui vous ont été donnés pour la construction de vos maisons place St Nicolas et rue Claire Goutte »

12 juillet 1865 : il y a une contestation sur la surface d’un terrain pris par la ville sur un champ appartenant à M. Hardy. La ville dit que ce terrain fait 3a 37ca. Mais l’expert de M. Hardy parle de 6 à 7a. Le maire demande à M. Luneau, agent-voyer, de vérifier à nouveau, « pour que l’on puisse parvenir à terminer cette petite affaire ».

14 juillet 1865 : Sénatus-consulte de Napoléon III laissant « le libre choix de la citoyenneté française aux Algériens tout en leur assurant sans condition les droits civils des Français ». Ce texte est considéré comme le plus libéral de la législation coloniale française. Les Juifs d’Algérie peuvent obtenir leur naturalisation française s’ils la demandent.

15 juillet 1865 : M. Guillouard Charles, rentier demeurant rue d’Anjou St Honoré à Paris, demande une concession pour sa mère, Mme Moriceau Françoise, décédée à Châteaubriant

17 juillet 1865 : la mairie de Châteaubriant a enregistré l’acte d’engagement de Dorn Léonce pour le 36e régiment d’infanterie de ligne.

18 juillet 1865 : le Conseil Municipal des Touches a sollicité l’érection (sic !) d’une foire qui aurait lieu le 13 mars de chaque année et qui serait destinée à la mairie du Grand Auverné. Le Conseil Municipal de Châteaubriant en est avisé.

21 juillet 1865 : demande de concession pour M. Lecoconnier Frédéric, propriétaire et négociant, qui veut établir une fondation de famille. Le maire demande l’approbation du Préfet.

24 juillet 1865, le maire transmet au Sous Préfet le procès-verbal constatant l’élection de 14 membres du Conseil Municipal de la commune de Châteaubriant. Le nombre de conseillers ne se trouvant pas complet, un second tour de scrutin aura lieu les samedi et dimanche 29 et 30 juillet.

25 juillet 1865 : encore des concessions au cimetière pour Mme Rabu veuve, née Clément Aimée, propriétaire ; et pour Mme Aubin veuve, née Poirier Jeanne, cabaretière. Mais il faut toujours l’autorisation du Préfet.

 L’état de détresse de la salle d’asile

7 Août 1865 : le maire demande au Sous-Préfet une augmentation de l’allocation spéciale destinée à la salle d’asile.

" Notre salle d’asile, fondée il y a 20 ans par mon prédécesseur M. de la Pilorgerie, rend de très grands services. Elle est bien tenue, fréquentée par beaucoup d’enfants. M. le Préfet qui a bien voulu à son premier passage à Châteaubriant assister aux exercices des enfants, a jugé par lui-même des soins donnés, des résultats obtenus. Il a eu la bonté de témoigner en termes flatteurs de sa satisfaction et d’exprimer ses sentiments d’intérêt et de protection ".

De nos établissements de bienfaisance, la salle d’asile est la plus difficile à soutenir au niveau de ses besoins indispensables et dont voici l’énumération :

200 - Loyers
800 - Pension à l’Hospice de 2 dames
400 - Traitement de ces 2 dames
300 - Chauffage, entretien du mobilier, réparations, vêtements et
aliments à donner aux enfants nécessiteux
Total 1700
 
Les ressources sont :
300 - Allocation départementale
800 - Allocation municipale
600 - Sommes complémentaires
Total 1700

"Jusqu’ici on est parvenu à se procurer cette somme de 600 frs par secours obtenus de Sa Majesté l’Impératrice, par produit de loterie, par quête annuelle. Mais il faut bien reconnaître qu’une somme aussi élevée devient de plus en plus difficile à réaliser tous les ans"

Dans cet état de détresse de la salle d’asile et considérant les services qu’elle rend, surtout aux classes peu aisées, et combien il importe de maintenir son existence, nous prions M. le Préfet de venir à notre secours et de vouloir bien doubler l’allocation qu’il a la bonté de faire ».

« Il y a 4 ans, et lors de l’augmentation de la pension exigée par l’administration de l’hospice pour les dames de la salle d’asile, le Conseil Municipal a dû adopter la même mesure et porter à 800 frs la subvention de 400 frs qu’il accordait précédemment »

« Je vous serais très reconnaissant, Monsieur le Sous-Préfet, de vouloir bien recommander aux bontés de Monsieur le Préfet la demande formée en faveur de notre salle d’asile ».

9 août 1865 : le bureau de bienfaisance, pour accroître ses ressources et venir au secours des malheureux, sollicite l’établissement d’une loterie. Prix des billets : 50 centimes, le nombre de billets n’excédant pas 3000. Une demande d’autorisation est faite au Préfet. Celui-ci donne son accord le 12 août. Le maire précise à l’ordonnateur du bureau de bienfaisance : « la loterie, ainsi que par le passé, aura lieu sous la surveillance de l’autorité municipale qui se plaît à vous faire connaître que son soutien plein et entier vous est accordé »

Cinématographe et mots valises

Le très austère Charles Dodgson, auteur de Alice au pays des merveilles, écrivait en 1856 dans son journal : « Je pense que ce serait une bonne idée de peindre sur les plaques d’une lanterne magique les personnages d’une pièce de théâtre que l’on pourrait lire à haute voix : une espèce de spectacle de marionnettes ». Il avait ainsi pressenti le cinématographe. Il achète son premier appareil photographique à Londres le 18 mars 1856 et devient un photographe réputé.

Il est aussi l’inventeur involontaire des « mots-valises », par suite d’un bégaiement qui lui occasionna de nombreuses moqueries dans son enfance. La hâte à s’exprimer, combinée avec un défaut d’élocution, aurait amené l’enfant à fondre involontairement deux mots en un seul.

Tout flivoreux vaguaient les borogoves,
Les verchons fourgus bourniflaient.

écrit-il dans de l’autre côté du miroir où un personnage donne l’explication : « C’est comme une valise, voyez-vous bien : il y a trois significations contenues dans un seul mot… Flivoreux, cela signifie à la fois frivole et malheureux… Le verchon est une sorte de cochon vert ; mais en ce qui concerne fourgus, je n’ai pas d’absolue certitude. Je crois que c’est un condensé des trois participes : fourvoyés, égarés, perdus. »

Lewis Caroll (Charles Dodgson) ouvrit ainsi la porte à de nombreux auteurs comme Antonin Artaud et Raymond Queneau. Des mots-valises sont même entrés dans le langage courant comme informatique (de information et automatique), franglais, courriel, modem, tapuscrit.

On peut alors s’amuser à l’infini en créant des mots. Adoléchiant : jeune personne au mauvais caractère ; chérisson : être dont on aime le charme piquant ; escrotale : vendeur aux dents longues , etc

(Source : internet, Wikipedia)

 Transports pas payés

17 août 1865 : au sujet des convois, le maire explique au Sous-Préfet : « Depuis quelques temps, le service des transports éprouve des difficultés sans nombre, faute d’avoir dans cette ville un représentant ou préposé de l’entrepreneur général des convois civils et militaires, par la raison que les ordres de fourniture ne sont point payés aux individus qui sont requis de les exécuter et lesquels, du reste, ne savent à qui s’adresser à cet effet ».

« Un pareil état de choses ne pourrait être toléré plus longtemps et il convient d’y porter remède le plus promptement possible car autrement il y aurait impossibilité de trouver quelqu’un qui voulusse bien obtempérer aux réquisitions de ce genre faites par l’autorité ».
[Ndlr : décidément, le langage administratif est toujours terrible !]

« M. Besnier Auguste, maître de poste à Châteaubriant, était chargé de ce service, en tant que préposé, en vertu de traité. Mais son traité se trouvant expiré, il refuse maintenant de s’en occuper en alléguant toujours, et comme les autres fournisseurs, le défaut de paiement ».

« Je vous fais observer que, pour éviter des retards, j’ai été obligé de me rendre garant envers le sieur Gasnier, maître d’hôtel à Châteaubriant, et que les ordres de fourniture demeurent en ma possession »

21 août 1865 : au sous-intendant militaire à Nantes : « Le sieur Hubert François, chasseur de 1re classe au 20e bataillon de chasseurs à pied, habitant de la commune de Châteaubriant, a été congédié à Lyon le 1er janvier dernier. N’ayant point encore reçu son mandat de masse, je viens, à sa prière, solliciter près de vous son expédition ».

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En-tête du Décret impérial
du 26 août 1865

26 août 1865 : à la suite des élections des 22 et 29 juillet 1865, un décret impérial nomme :
- Maire : M. Béchu du Moulin Roul
- Premier adjoint : M. Picot de Plédran

4 septembre 1865 : à la suite de sa lettre du 17 août, le maire précise : « Je m’empresse de vous adresser les coupons dont je me suis rendu garant auprès du sieur Gasnier, maître d’hôtel et loueur de voitures, demeurant dans cette ville. L’un de ces coupons a été délivré pour Craon le 22 juillet dernier et l’autre pour St Mars la Jaille le 4 août. Veuillez bien, Monsieur le Sous-Préfet, les faire parvenir à Monsieur le Préfet pour que ce fournisseur soit payé ».

5 septembre 1865 : un acte a été passé avec le sieur Perrinel Jean, propriétaire et marchand, pour la cession d’une parcelle de terrain dans la rue de Couëré, pour 4.06 m2. moyennant la somme de 20,30 frs.

7 septembre 1865  : le maire envoie au receveur des finances à Châteaubriant le procès-verbal d’adjudication, en date du 6 juillet, constatant la vente publique de matériaux provenant de la démolition des [anciennes] halles et des maisons Thuau et Boutruche. Les sieurs René Legal négociant et Eugène Augeard, marchand de meubles, se sont rendus adjudicataires. Le sieur Legal pour la maison Boutruche (460 frs) et les anciennes halles (930 frs). Le sieur Augeard pour la maison Thuau (300 fr). Soit au total 1690 frs.

 Souvenirs de la prison

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Châteaubriant

7 septembre 1865 : dans une lettre au Sous-Préfet, le maire de Châteaubriant retrace la localisation de la prison :

« Au château, le Pavillon des Champs, siège actuel de la prison, servait avant la révolution de logement aux officiers de M. le Prince de Condé, propriétaire du château et de la baronnie de Châteaubriant.
Jusqu’en 1826 environ, ce même pavillon, devenu en 1807 propriété particulière, a servi d’habitation privée. Vers 1826 environ, ce même bâtiment, acheté par le département, fut approprié par celui-ci au service de la maison d’arrêt qui a continué d’y être installée jusque vers 1845 ».

« Dans cette année environ, Mgr le Duc d’Aumale acheta, avec les surplus du château, le Pavillon des Champs qui servit de logement des gardes du Prince. Pendant cet intervalle, la prison occupa une maison particulière appartenant au bureau de bienfaisance et située rue de la Porte Neuve à Châteaubriant »

« Vers 1854, le département ayant acheté le château, la prison fut réinstallée dans le Pavillon des Champs où elle est encore aujourd’hui. Toutes les réparations, acquisitions et vente ont eu lieu sans le concours de l’autorité municipale qui ne peut fournir les renseignements ci-dessus que sur ses souvenirs »

12 septembre 1865. le maire est absent. Un adjoint écrit au Sous-Préfet : « Dans l’intérêt de la salubrité publique, en l’absence de M. le Maire de Châteaubriant, j’ai pris le 10 de ce mois un arrêté qui doit demeurer permanent. Je m’empresse de vous l’adresser en double pour que vous ayez l’extrême obligeance de le soumettre à l’approbation du Préfet. Il serait à désirer que cet arrêté pût être promptement revêtu de la formalité sans laquelle il ne saurait être exécutoire, et ce à raison des chaleurs et de la grande sécheresse que nous éprouvons »

12 septembre 1865 : l’adjoint au maire écrit aussi pour : « obtenir un secours temporaire pour la nommée Letourneur Jeanne, lingère, demeurant à Châteaubriant , pour élever son enfant né en cette ville le 20 janvier 1864. Cette fille est une malheureuse qui est aujourd’hui sans ressource pour nourrir et élever son enfant ».

17 septembre 1865 : Conseil Municipal. Les membres élus par les assemblées électorales des 22 et 29 juillet se sont réunis et ont désigné M. Picot de Plédran comme secrétaire de séance. Puis a été lue la formule du serment : « Je jure obéissance à la Constitution et fidélité à l’empereur ».

Ensuite, après appel nominal des conseillers, « chacun a levé la main droite en disant « je le jure » . Mais quatre absents n’ont pas pu assister à cette réunion : MM Delourmel de la Picardière, Hervochon, Daniel Lacombe et de la Pilorgerie. Apparemment, ces personnes ont contesté les élections ….

20 septembre 1865 : le maire envoie au Sous-Préfet « ampliation du procès-verbal constatant la prestation de serment et l’installation des membres de l’administration et du Conseil Municipal de Châteaubriant », sauf des quatre absents. « Ultérieurement, je vous transmettrai la pièce justifiant la prestation de serment de ces messieurs dès qu’elle aura eu lieu ».

Il demande aussi l’autorisation de réunir le Conseil Municipal « pour faire actuellement la session qui n’a pu avoir lieu au mois d’août. Elle a notamment pour cause urgente les travaux nécessités par la démolition des vieilles halles ».

 Boucher les caves

24 septembre 1865 : réunion du Conseil Municipal. Deux des absents du 17 septembre prêtent le serment exigé « en prenant séance ». [Ndlr : les deux derniers prêteront serment le 12 novembre]

Le Conseil Municipal examine les avant-projets de remaniement de la place des vieilles halles, se rend compte des frais qu’ils pourraient entraîner pour la commune dont les finances, par suite de l’acquisition des maisons Thuau et Boutruche, sont engagées pour quelque temps. Il considère d’ailleurs que les raccords de pavage et de nivellement projetés n’ont aucun caractère d’urgence. Il décide seulement que « les caves des maisons Thuau et Boutruche seront comblées au niveau des places et rues voisines. Les remblais nécessaires seront extraits sur la place des Terrasses dont les habitants réclament l’amélioration, entendu que les travaux de déblayement (sic !) seront faits sans compromettre les arbres complantés sur cette place ».
[Ndlr : complanter c’est planter ensemble. Au temps de la féodalité, il existait une taxe appelée : droit de complant. ]

 La propreté de la banlieue

Toujours le 24 septembre 1865 : répondant au désir des habitants du quartier des halles neuves [actuelle mairie], le Conseil Municipal charge le maire de faire dresser les plans et devis d’un lavoir et d’un abreuvoir publics, à construire en amont et en aval du chemin de grande communication n°41 (actuelle rue Guy Môquet).

Les habitants des villages de La Ville-Marie et la Borderie, réclament aussi un lavoir et un abreuvoir en aval du ponceau du même chemin n° 41 qui donne passage au ruisseau descendant de l’étang de Deil. Demande rejetée. Le Cahier des délibérations porte, rayée, la mention suivante : « demande combattue par quelques membres plus soucieux, paraît-il, du bien être de la ville que de la propreté de sa banlieue »

 200 km pour 28 km

Toujours le 24 septembre 1865 : prenant en considération les plaintes suscitées par la manière anormale dont s’opère le transport des dépêches entre Châteaubriant et la ville de Bain, éloignées de 28 km, le Conseil Municipal émet le vœu que ces deux localités soient desservies par un courrier direct et journalier.

« En effet, une lettre mise à la poste de Châteaubriant à destination de Bain, part à 2 h du soir pour Laval, arrive à Laval à 8 h du soir, en repart à 4 h du matin pour Rennes où elle séjourne jusqu’à 7 heures, reprend le chemin de fer de Redon jusqu’à Marsac pour, de là, revenir à Bain après un parcours de plus de 200 km. Il est avéré, et les timbres de la poste en font foi, qu’il faut souvent 7 à 8 jours pour recevoir à Châteaubriant la réponse à une lettre écrite à un habitant de Bain ».
[Ndlr : de nos jours, pour aller de Châteaubriant à Louisfert, il faut passer par Orvault, soit environ 150 km de trajet.]

26 septembre 1865 : la rétribution scolaire pour le 3e trimestre de 1865 s’élève à 362 frs dont 250 frs pour les enfants dont les parents habitent la commune et 112 frs pour ceux qui y sont étrangers.
[Ndlr : cela fait un certain temps qu’on ne trouve plus, dans ce compte, les élèves gratuits …]

26 septembre 1865 : lettre au sous-intendant militaire à Nantes, dans l’intérêt de Mme veuve Buron, boulangère chargée de la fourniture du pain aux troupes de passage. Le maire transmet un mandat constatant qu’elle a livré 14 rations à un détachement du 54e régiment d’infanterie de ligne. « Le prix du kg de pain à cette époque valait 26 centimes d’où il résulte que la somme due à la boulangère est de 2.62 frs. Veuillez bien, M. le Sous-Intendant, faire mettre à l’adjudication du service des vivres le mandat dont il s’agit pour qu’il soit soldé »

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Propriété de M. Gérard

30 septembre 1865 : pour la construction du chemin de petite communication n°1, de Béré au Bois Briant, la commune a besoin d’acquérir du sieur Gérard Pierre, cultivateur, demeurant à La Grange, deux parcelles de terrain estimée à un franc le mètre carré superficiel, pour 454 frs, et un puits estimé à 200 frs. Le maire demande que soit pris un arrêté en Conseil de Préfecture pour pouvoir « procéder à la passation de l’acte ».

30 septembre 1865 : le ministre secrétaire d’Etat au département de l’instruction a accordé une collection de livres à placer à la bibliothèque scolaire de Châteaubriant [mais il faudra des mois pour qu’ils y arrivent ! ]

Claude Bernard

Introduction à la médecine expérimentale

Dans son livre « Introduction à la médecine expérimentale », paru en 1865, Claude Bernard insiste sur la fragilité et le caractère provisoire des théories scientifiques. Pratiquement ignoré des milieux scientifiques à sa sortie, son livre ne connaîtra le succès qu’à partir des premières années du XXe siècle.. Pour lui, observation, hypothèse et expérience sont les trois phases obligatoires du raisonnement expérimental. De plus, Claude Bernard recommande au savant de conserver dans son travail une grande liberté d’esprit assise sur le doute philosophique. Son ambition doit être de répondre au comment des choses et non au pourquoi.

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Claude Bernard

« On donne le nom d’observateur à celui qui applique les procédés d’investigation simples ou complexes à l’étude de phénomènes qu’il ne fait pas varier et qu’il recueille, par conséquent, tels que la nature les lui offre. On donne le nom d’expérimentateur à celui qui emploie les procédés d’investigation simples ou complexes pour faire varier ou modifier, dans un but quelconque, les phénomènes naturels et les faire apparaître dans des circonstances ou dans des conditions dans lesquelles la nature ne les lui présentait pas. Dans ce sens, l’observation est l’investigation d’un phénomène naturel, et l’expérience est l’investigation d’un phénomène modifié par l’investigateur » écrit-il.

« La simple constatation des faits ne pourra jamais parvenir à constituer une science. On aurait beau multiplier les faits ou les observations, que cela n’en apprendrait pas davantage. Pour s’instruire, il faut nécessairement raisonner sur ce que l’on a observé, comparer les faits et les juger par d’autres faits qui servent de contrôle ».

« La science de la vie ... je dirais que c’est un salon superbe tout resplendissant de lumière, dans lequel on ne peut parvenir qu’en passant par une longue et affreuse cuisine ».
(extraits)

Source : Wikipedia

Sources :

- Archives de la mairie de Châteaubriant, 1 D 19 (Conseil Municipal) et 2 D 11 (Courriers)
- Internet et notamment Wikipédia