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1865, octobre-décembre




3 octobre 1865 : à Châteaubriant les individus soumis à la surveillance de la Haute Police sont au nombre de 5 :
- Trois forçats libérés : Guerchais Jean, Roussel François, Pelé François
- Un réclusionnaire : Destois isidore
- Et une femme en correctionnelle : Clavel Jeanne
« Leur conduite, sauf celle de Destois, n’a donné lieu ni à plainte, ni à remarque » écrit le maire, M. Béchu du Moulin Roul

9 octobre 1865 : les opérations électorales de juillet 1865 ont été contestées. Mais, selon l’arrêté de préfecture du 17 août, la protestation de MM. de la Pilorgerie et autres, est rejetée. L’arrêté a été transmis administrativement par les soins du Commissaire de Police.

10 octobre 1865 : plusieurs industriels de Châteaubriant désirent obtenir une place à l’exposition universelle de 1867. Le maire, M. Béchu du Moulin Roul, demande au Préfet « des notes d’admission pour être déposées au secrétariat de la mairie à la disposition des sollicitants ».

 Duplicata

11 octobre 1865 : Juhel Joseph, « ancien militaire de la République et de l’Empire », a obtenu un secours annuel de 100 frs dont il a précédemment touché les arrérages. Mais il n’a pas perçu le trimestre échu le 1er octobre, parce qu’il n’a pas pu présenter la lettre d’avis qui constitue son titre. Il l’a perdue ! « Il est porté à croire qu’elle est restée dans les bureaux » dit le maire en pensant que « il est bien plus vraisemblable qu’elle a été perdue par M. Juhel, affaibli par l’âge et les infirmités. C’est en vain que je l’ai fait rechercher à la Sous-Préfecture et à la recette particulière ».

« Dans l’intérêt de ce vieux militaire, malheureux et déjà très gêné de n’avoir pas reçu son trimestre, j’ai l’honneur de vous demander, M. le Payeur, quelles sont les démarches à faire pour obtenir un duplicata de la pièce perdue »

16 octobre 1865 : Mlle Anger Victoire a fait un don de 30 frs au bureau de bienfaisance, pour les pauvres, à l’occasion de son mariage.

17 octobre 1865 : M. Morisson Félix, docteur en médecine à Châteaubriant, est nommé membre du bureau de bienfaisance, « comme sortant par ancienneté » . Il en est de même pour M. Vauquelin, propriétaire. Il y aura bientôt une cérémonie de prestation de serment.

 Toujours le violon

17 octobre 1865 : le maire écrit au Sous-Préfet pour demander que le violon soit maintenu à la Maison d’Arrêt, dans le local spécial et séparé qui lui est destiné - offrant d’ailleurs d’allouer au gardien, « pour ses peines de soins », une légitime indemnité. Celle-ci était fixée à 0.75 frs par détenu. « La commune n’a jamais refusé le paiement, mais il y a peu d’années, le gardien avait reçu ordre de ne rien recevoir et le service se fait gratuitement ».

La commune n’a pas de local qui pourrait être utilement établi, pas de personnel pour faire le service « et bien évidemment l’effet, l’exemple et la crainte de la répression ne seraient plus les mêmes si le lieu de dépôt cessait d’être à la maison d’arrêt. ».

« Par ces considérations d’ordre plus élevé que les réclamations des gardiens de la prison, qui sont aujourd’hui renouvelées, l’autorité supérieure a constamment jugé à propos de maintenir l’état de choses actuel existant depuis un temps immémorial ». Mais, « d’après les renseignements qui me sont parvenus, il serait question d’opérer un changement, et encore, bien que je n’aie pas été consulté, il est de mon devoir de réclamer contre une mesure qui serait désastreuse pour l’ordre et la sécurité publique ».

18 octobre 1865 : comme le 8 juin dernier, le maire transmet, pièces justificatives à l’appui, « les états des sommes payées à titre de secours aux condamnés libérés et aux voyageurs indigents munis de passeports ou de feuille de route », états établis par M. Lancelot receveur principal, pour le troisième trimestre de 1865 et il rappelle qu’il est toujours dû à la commune la somme de 18,93 frs pour avances antérieures.

18 octobre 1865 : la vente des boues de la ville a rapporté 1010 frs.

12 novembre 1865 : cette fois le Conseil Municipal se réunit au complet à Châteaubriant . Après le rejet de leur contestation, MM. de la Pilorgerie et Daniel-Lacombe prêtent serment d’obéissance à la Constitution et de fidélité à l’empereur.

 Sacrifices

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Moulin neuf

L’assemblée vote un crédit de 1500 frs, additionnellement, imputable au budget de 1865, pour « faire travailler en hiver les ouvriers inoccupés ». Mille francs seront appliqués à l’avancement des travaux sur le chemin n°41 (actuelle rue Guy Môquet) et 500 frs sur le chemin n° 1 (actuelle route des Bas), de Béré au Moulin Neuf.

« Le Conseil prie M. le Maire d’appeler l’attention de M. le Préfet sur les sacrifices que s‘impose annuellement la commune de Châteaubriant pour le complément de son réseau vicinal, sacrifices qui lui paraissent mériter sa participation aux précieuses ressources que les communes sont appelées à retirer de l’emprunt voté par le Conseil Général ».

A propos du chemin n°1, Mme de la Provôté fait remarquer que le tracé, dans la traversée du Moulin Neuf, passe tellement près de ses constructions qu’il rendrait très difficile au fermier l’usage de ses bâtiments d’exploitation. Elle soumet un autre tracé et propose de concéder gratuitement le terrain en échange d’excédents abandonnés. Accord du Conseil.

L’assemblée approuve aussi le tracé d’un chemin conduisant « de La Mercerie à la Bruyère (sic !) puis à la Basse Bruyère, et de là à la limite de la commune après avoir traversé une petite partie de la commune de Rougé en passant près des lieux de la Tindiays et de l’Ecluse, il se prolonge sur le territoire de St Aubin des Châteaux et pourrait desservir un certain nombre de villages totalement dénués de voies de communication. Ce chemin conserve sur presque tous les points de son parcours une largeur suffisante et paraît avoir été jadis une voie importante ».

 Acqueduc

Toujours le 12 novembre 1865, le Conseil vote la construction d’un acqueduc (sic !) « dans la Rue de la Poterne où viennent affluer les eaux pluviales de toute la place St Nicolas et de la Porte Neuve, au grand préjudice des habitants dont les habitations sont inondées. Cet acqueduc, à deux regards, partant du coin du jardin dont jouissent Mmes Bessin, irait verser ses eaux dans l’égout situé entre les remises de Monsieur Babser et la maison Juhel. ». Les dépenses qu’il occasionnera seront imputées sur les fonds de pavage et sa construction sera donnée par voie d’adjudication publique.

Monsieur le maire présente en outre un avant-projet de chemin à établir de Béré à Palluel (sic !). « Le conseil, voulant statuer dans cette affaire avec maturité, procède à la nomination d’une commission de cinq membres »

Le Conseil vote aussi la demande de mise à l’enquête du chemin de Soulvache au Grand-Auverné, « dans la partie comprise entre la ville et le moulin des Briottays » (sic ! Décidément, la personne chargée du compte-rendu a eu des problèmes avec les noms propres).

 Secours

Toujours le 12 novembre 1865, le Conseil Municipal est saisi d’une demande de Mme Mercier (ou Lemercier) « si dévouée, si méritante » dit le maire : « malgré son zèle et ses soins, son pensionnat lui fournit à peine de quoi subvenir aux besoins de sa famille. Elle ne peut cependant élever le prix de la pension. En raison de l’éducation quasiment gratuite qu’elle donne à plusieurs élèves, elle sollicite une subvention de la bienveillance du Conseil Municipal ». Mais celui-ci estime que l’état de la caisse municipale « ne permet aucun acte de munificence ». Mais, « si au mois de mai le règlement du budget le permet, le Conseil Municipal serait heureux d’accorder un secours à Mme Mercier en témoignage de sympathie et de reconnaissance de ses services ».

 Contestation

A la fin du Conseil Municipal une petite contestation s’élève : trois élus demandent que, selon la loi, le secrétaire de séance soit étranger à l’administration communale. Le maire répond que « le vœu de la loi est rempli, le secrétaire étant conseiller municipal »….

M. Picot de Plédran, premier adjoint, dit : « Si, depuis 9 ans j’ai presque constamment rempli les fonctions de secrétaire, c’est contrairement à mes goûts, uniquement par déférence pour le vote de mes collègues ».

[Ndlr : on trouve en effet M. Picot de Plédran secrétaire de séance presque constamment depuis le 4 janvier 1857, succédant en cela à M. Guibourg qui a rempli cette tâche pendant plus de 10 ans]

16 novembre 1865 : le maire indique que le Conseil Municipal a voté 1500 frs pour ateliers de charité, pour extraire et casser de la pierre pour les chemins n°41 et n°1.

« A cette époque et tout l’hiver, nous aurons beaucoup d’ouvriers sans ouvrage. Il est d’un intérêt humanitaire et gouvernemental de venir à leur secours » - de plus, en votant des fonds et en les appliquant à la construction de chemins, « le Conseil Municipal espère se concilier la bienveillance de M. le Préfet et motiver en faveur de la commune de considérables allocations ».

 Une nouvelle église ?

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Eglise St Nicolas

19 novembre 1865 : nouveau conseil municipal. Cette fois M. Daniel-Lacombe est secrétaire de séance. Lecture est faite d’une lettre du curé de la paroisse de Châteaubriant qui réclame « un concours moral et pécuniaire pour remplacer l’église actuelle trop petite et en mauvais état par une église plus grande et plus commode répondant aux désirs et aux besoins d’une grande partie de la population ». Le Conseil Municipal nomme une commission pour étudier la question et déterminer dans quelles conditions et dans quelle proportion la ville pourra s’intéresser à la construction d’une nouvelle église.

Enfin plusieurs membres du Conseil demandent que les droits des places et marchés de la ville soient mis en adjudication.

20 novembre 1865 : par suite d’alignement dans la Rue de Couëré pour la reconstruction d’une maison appartenant à M. le Coconnier, propriétaire et négociant, la ville lui cède une parcelle de terrain de 8.48 m2. Le prix du mètre-carré n’ayant pas bougé depuis le 24 mai 1846 (oui, 1846 !) M. le Coconnier aura à verser la somme de 101,76 frs.

20 novembre 1865 : le maire demande un renouvellement du congé de semestre pour M. Alizon Célestin, apprenti marin. « Ce marin s’est toujours bien comporté, il appartient à une famille honnête pour laquelle il est du plus grand secours ».

 Un problème chez les pompiers

21 novembre 1865 : le 5 novembre dernier, le maire a reçu une lettre du Capitaine des Pompiers exprimant « le regret qu’il éprouvait de la retraite de M. Vauquelin, sans raison d’être » et engageant le maire à pourvoir à son remplacement.

Le 14 novembre, le maire a répondu : « Il me semble que tout d’abord il y a lieu de faire une nouvelle démarche auprès de M. Vauquelin pour l’amener à retirer sa démission. Si vous voulez, nous la ferons ensemble. Je regarderais comme très heureux de conserver à la compagnie cet honorable citoyen qui jouit de l’affection générale et nous lui serions très reconnaissants de se rendre aux vœux que nous lui exprimerons ». Mais ce 21 novembre, la démarche n’a pas encore été effectuée : « M. le Capitaine est indisposé et M. Vauquelin est absent momentanément ». Le maire écrit au Sous-Préfet : « Il n’y a pas lieu de mettre dans cette affaire, qui a sa gravité, une trop grande précipitation. Soyez bien persuadé, M. le Sous-Préfet, que je ne la perds pas de vue ». [voir la suite au 30 novembre]

22 novembre 1865 : le maire adresse trois mandats au sous-intendant militaire à Nantes pour le pain fourni par Mme Veuve Buron, boulangère, pour le mois d’octobre dernier. Il y a eu 41 rations. « Le prix du pain en octobre a été de 0.25 frs d’où il suit qu’il est dû à la dame Buron la somme de 7, 69 frs ». [ce qui montre que la ration de pain est environ de 750 g]

23 novembre 1865  : le Conseil Municipal a autorisé la vente de terrain à M. Augeard à raison de 1 fr le mètre, en bordure du chemin n°41. Le maire demande à l’agent-voyer du canton quel est le nombre de mètres dont a bénéficié M. Augeard. Celui-ci a l’intention de construire une clôture à claire-voie.

23 novembre 1865 : il s’élève une contestation entre M. le Comte de Boispéan et M. Hunault-Ballais. M. le Comte rappelle au maire qu’il a cédé gratuitement à la commune le terrain nécessaire à la construction du chemin de grand communication Châteaubriant-Soulvache, dans la traversée de son Pré des Noës, se réservant expressément les vieux chemins et terrains à l’ouest. Et dès lors il ne sait de quel droit M. Ballais s’est permis d’enclore une partie du vieux chemin.

Le maire répond : « M. Ballais n’a pas été autorisé à faire ce commencement de clôture et la commune ne lui a pas vendu la partie du vieux chemin qui longe sa propriété. Mais dans le temps il a été décidé par M. le Préfet que M. Hunault-Ballais avait conformément à la loi un droit de préemption ». « J’ai parlé à M. Ballais de votre réclamation. Il est tout disposé à vous satisfaire ; il désire acheter et propose de vous payer le prix qu’il a reçu lui-même pour la traverse de son champ, 2500 frs l’hectare ».

« Si ces offres qui me semblent raisonnables et conciliantes sont accueillies favorablement par vous, M. le Comte, l’affaire recevrait facilement une solution. Il interviendrait une délibération du Conseil Municipal et vous vendriez à M. Ballais cette partie de vieux chemin qui vous serait concédée en faible compensation des terrains que vous avez bien voulu donner à la commune. Le mode de règlement serait à suivre pour les autres terrains délaissés au delà ».

29 novembre 1865 : au sujet du chemin n°1 (lire au 12 novembre), qui établirait des communications sur la rive droite de La Chère, l’enquête publique n’a relevé aucune opposition. « On peut en espérer la réalisation dans un avenir assez peu éloigné, grâce à la vive impulsion donnée par l’administration supérieure à la construction des voies de communication, ce grand élément de prospérité et de bien-être ».

« Dans la commune de Châteaubriant, au moyen des prestations et des allocations généreuses du Conseil Municipal, le chemin de la Mercerie à la Bruère et à la limite de la commune, bon en plusieurs endroits, serait facile à mettre en état de viabilité ». Le maire demande au service vicinal d’en faire le plan « dans un délai d’un à deux ans ».

 Le torchon brûle

30 novembre 1865 : au sujet de M. Vauquelin (revoir au 21 novembre) le maire écrit au commandant de la Compagnie des Pompiers : « Vous n’avez pas répondu à ma lettre du 14 novembre et M. le Sous-Préfet vient de m’écrire que vous n’étiez en aucune manière disposé à voir M. Vauquelin. Je le regrette et je vous serais reconnaissant de revenir sur cette détermination. Une démarche auprès de M. Vauquelin me semblait très convenable. A défaut d’autre effet elle établirait que vous aviez fait tout ce qui dépendait de vous pour retenir votre lieutenant dans la compagnie que vous commandez »

Le même jour, le maire écrit au Sous-Préfet : « je ne vois pas qu’il soit besoin d’une réunion dans votre cabinet pour traiter l’affaire de la démission de M. Vauquelin. Il est tout aussi administratif de continuer la correspondance que vous et M. le Capitaine avez entamée et à laquelle j’ai répondu ». « Vous me dites que M. le Capitaine n’est en aucune manière disposé à voir M. Vauquelin. Je le regrette. Cette démarche de toute convenance avait aussi pour effet d’établir que le capitaine avait fait tout ce qui dépendait de lui pour retenir son lieutenant. Je ne tarderai pas à me transporter chez M.Vauquelin. S’il refuse de retirer sa démission, je ferai un tableau de présentation afin de pourvoir à la vacance ». Décidément, le torchon brûle chez les Pompiers.

1er décembre 1865 : la famille de l’apprenti-marin, Rohard Jean-Marie, a quitté la commune de Châteaubriant pour aller habiter celle de Rougé où elle demeure au village de la Croiserie. Le maire de Châteaubriant envoie au Sous-Préfet le mandat destiné à ce jeune homme [un mandat de masse sans doute] pour qu’il l’adresse au maire de Rougé.

4 décembre 1865 : la guerre de Sécession est terminée en Amérique du Nord depuis avril mais une commission d’enquête révèle que les Etats du Sud sont toujours aux mains des leaders de la Confédération et que les Codes Noirs y restaurent la vieille servitude.

 Ouf ! Plus de démission

6 décembre 1865 : Pompiers, suite. « Hier j’ai accompagné MM. Grimault et Vauquelin, officiers de pompiers. J’ai fait auprès de M. Vauquelin la démarche dont je vous avais fait part et qui me semblait de toute convenance avant de procéder à son remplacement » écrit le maire au Sous-Préfet. « M. Vauquelin, cédant à nos instances, animé de sentiments d’union et de concorde, consent à retirer sa démission ».

« Ainsi se trouve terminée cette affaire convenablement, à la satisfaction générale ».

6 décembre 1865 : le maire écrit au commandant des Pompiers : « J’ai fait la dé-marche à laquelle j’aurais voulu vous associer. Nous avons eu soin d’exposer les désirs que vous m’aviez verbalement exprimés de conserver à la compagnie son honorable lieutenant. M. Vauquelin, cédant à nos instances, animé de sentiments d’union et de concorde, a bien voulu retirer sa démission ».

14 décembre 1865 : le maire adresse au Sous-Préfet un extrait de l’acte de décès « du sieur Monier Jean, débitans de tabac, ancien militaire qui jouissait d’un secours de 100 frs au titre de médaillé de Ste Hélène »

15 décembre 1865 : le maire de Châteaubriant réclame au maire de Ruffigné le questionnaire agricole pour l’année 1865, qu’il devait rendre à la fin du mois de novembre. Il lui rappelle qu’une réunion à ce sujet a eu lieu à la mairie de Châteaubriant le 6 décembre et que « le maire de Soudan vous a dit que votre beau-frère, M. Bernard, instituteur et secrétaire de mairie à Soudan vous mettrait facilement à même de remplir le questionnaire et vous prîtes l’engagement de me fournir cette pièce mercredi dernier au plus tard »…. En fait le maire de Ruffigné n’adressera cette pièce que le 26 décembre !

18 décembre 1865 : entrée en vigueur du XIIIe amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique abolissant l’esclavage. Quatre millions d’esclaves sont affranchis. Les États-Unis seront le pays qui aura le plus importé de Noirs après le Brésil.

21 décembre 1865 : M. Lucas Delaunay, instituteur communal a établi « le registre matricule pour le 4e trimestre de l’année 1865 » soit 554 frs : 354 frs pour les élèves de la commune et 200 frs pour les élèves étrangers.

24 décembre 1865 : aux USA, fondation du Ku Klux Klan à l’initiative de six officiers du Tennessee déçus par la défaite des États sudistes lors de la guerre de Sécession. Il s’agit une organisation clairement antisémite et raciste. Ses membres se livrent à des raids, des lynchages, des agressions physiques et des incendies (116 actes de violence enregistrés dans le seul Kentucky entre 1867 et 1871).





Sources :

- Archives de la mairie de Châteaubriant, 1 D 19 (Conseil Municipal) et 2 D 11 (courriers)
- Internet et notamment Wikipédia
- Itinéraires littéraires - XIXe siècle, Ed Hatier