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Histoire du Grand Auverné (3)

 Moulins et chapelles

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au Moulin de Rochemort

Il y avait, autrefois, six moulins à vent au Grand Auverné : Haute Lande, Basse Lande, Rochemort, le Val, la Coutancière, la Haie. Il y avait un moulin à eau à La Petite Bouve. Le moulin de Basse Lande, qui appartenait à M. de St Amand, (maire du Grand Auverné) a été détruit un jour par son propriétaire parce que ses ailes faisaient peur à son cheval.

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Chapelle de la Bauche

Dans le village de La Bauche on trouve une toute petite chapelle dédiée à Ste Anne, construite au XIXe s. Le village du Grand Auvais possède aussi une petite chapelle à proximité d’un bel étang sur la rivière La Brêche et une vieille demeure assez caractéristique.

 La croix de Villechoux

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Villeneuve, Villechoux : deux importants villages du Grand Auverné. Le mot ville, viendrait du latin villa désignant un domaine foncier comportant des bâtiments d’exploitation et d’habitation. Villechoux serait à l’origine « village déchu » : à une certaine époque, le village a pu être victime d’un incendie, ou d’une épidémie [dans ce cas on brûlait les maisons, souvent en bois, pour éviter la contagion], avec reconstruction d’un village un peu plus loin, ce qui expliquerait la présence de Villeneuve à un kilomètre de Villechoux !

Au village de Villechoux, il existe deux belles croix pattées, une petite et une grande.

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Croix de Villechoux

La plus petite porte un Christ au traitement naïf, elle serait du XVIIe siècle. Cassée, peut-être pendant la Révolution, enterrée, elle fut retrouvée par le grand-père de M. de Kerangat en faisant les fondations d’un hangar en construction.

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Croix à Villechoux

La plus haute, se trouvait dans le quartier des enfants, dans le vieux cimetière entourant l’église. « Lors de l’aménagement du nouveau cimetière, sur la route de Riaillé, le Conseil Municipal de l’époque trouva que cette croix n’était pas belle et préféra faire construire une grande croix en béton armé ! Personne ne voulant de cette croix, mon grand-père maternel l’implanta au cœur du village de Villechoux » raconte Jacques de Kerangat.

 Maire pendant 50 ans

Le grand père de Jacques de Kerangat était Alverne, mais Jacques de Kérangat lui-même est né le 13 mars 1918 à Questemberg où résidait son père. « L’été nous venions passer les vacances à Villechoux. Moi j’aimais bien la région, ses gens et ses paysages. A la mort de mon grand-père, je suis venu habiter ici et j’ai été élu maire en 1945, à la sortie de la guerre. J’ai été maire prenant 50 ans tout en continuant mon métier d’éleveur de moutons ».

« En 1945, je succédais à M. Rochereau. Celui-ci avait été élu maire à la fin de la guerre de 1914-1918, prenant, à mon avis, la place qui aurait dû revenir à l’adjoint de la municipalité précédente, M. Châtaigner le forgeron, sur qui était retombée la lourde charge, pendant la guerre, d’aller annoncer aux familles le décès d’un père ou d’un fils, au point que le pauvre homme ne pouvait plus sortir de chez lui sans que les habitants le suivent des yeux avec inquiétude ».

« J’ai connu et accompagné toute l’évolution du bourg. Il y avait beaucoup de commerces et d’agriculteurs après la guerre, des familles de 7-8-10 enfants. Avec toutes les maisons qui se sont construites au bourg, nous espérions avoir un accroissement de population : ce ne fut pas le cas, en raison de la diminution de la taille des familles ».

M. de Kerangat a rempli sa tâche de maire du mieux qu’il a pu. « Je pense n’avoir jamais pris de délibération de complaisance, ni fait de faux certificats comme on m’en demandait, par exemple pour la mutualité sociale agricole ».

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Article de La Mée
15 septembre 2010