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Livre - La lettre de Guy Môquet, les fusillés de la Sablière

 

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Guy Môquet à 17 ans

 La lettre de Guy Môquet

« Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé.

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !

J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge, qui, je l’escompte, sera fier de les porter un jour.

A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme. 17 ans et demi, ma vie a été courte ! Je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous.

Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d’enfant.

Courage ! _ Votre Guy qui vous aime

Dernière pensée :
Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir ! ».

                    (Jean, Roger et Rino 
                     sont des camarades internés à Choisel. 
                     Tintin désigne Jean-Pierre Timbaud, 
                     Charles Michels est un autre fusillé)

 Trois salves meurtrières

L’heure est venue : les 27 montent dans les camions bâchés en chantant la Marseillaise. D’une seule voix, à pleins poumons, les autres détenus reprennent l’hymne national. L’écho en parvient sur la ville de Châteaubriant. C’est jour de marché mais il n’y a quasiment personne dans les rues : le bruit a déjà couru de cette exécution imminente. Les Allemands sont passés dans les commerces pour leur dire de fermer ;La secrétaire de la sous-préfecture, Mlle DUBOC, requise pour pointer, sur une liste, ceux que Chassagne désignait, a pu parler. D’autres Castelbriantais ignorent tout du drame qui se prépare.

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Georges Chassagne

Soudain le chant puissant de La Marseillaise pétrifie les Castelbriantais, certains se précipitent au dehors pour voir passer les camions et une houle d’indignation les secoue. Les poings se serrent, des larmes coulent sur les visages crispés.

Les camions, en quittant Choisel, rejoignent la mairie. Ils prennent vers la gauche (rue du 11 Novembre) jusqu’à la Torche. Là, longeant la rivière au pied du château, ils quittent la ville en direction de Soudan. Mme CHAPLAIS (Faubourg de Chécheux) se souvient que les Allemands sont passés l’enfermer dans sa cave. Le trouble et l’émotion des Castelbriantais sont si forts que les uns croient les avoir vus passer ici, et les autres là.

La Sablière, une immense carrière à la sortie de la ville. Neuf poteaux ont été dressés à la hâte. 15 h 40 : les fermiers de la Carrière sont bouclés chez eux, portes et volets clos. Un soldat allemand monte la garde. Madame ROBERT réussira quand même à voir, dressée sur une chaise haute de bébé, par l’imposte de la porte. Le premier camion descend dans la carrière. Le second reste à mi-côte. Le troisième attend près de la ferme.

Les neuf premiers otages se placent devant les poteaux d’exécution, les yeux non bandés, les mains libres. Ils crient « Vive la France ». « Vive le Parti Communiste » et même « Vive le Peuple Allemand ». TENINE crie en allemand : « Vous allez voir comment meurt un officier français ! » . Le soleil brille de tout son éclat. Devant les poteaux, les moteurs des camions vrombissent pour tenter d’étouffer les chants et les cris.

A 15 h 55, sont morts pour la France
Charles MICHELS, Jean POULMARCH, Jean-Pierre TIMBAUD,
Jules VERCRUYSSE, Désiré GRANET, Maurice GARDETTE,
Jean GRANDEL, Jules AUFFRET, Pierre GUEGUEN

L’officier allemand qui commande le peloton d’exécution vient loger une balle supplémentaire dans la tête de chaque victime.

A 16 heures, sont morts pour la France
Marc BOURHIS, Raymond LAFORGE, Maximilien BASTARD
Julien LE PANSE, Guy MOQUET, Henri POURCHASSE
Victor RENELLE, Maurice TENINE, Henri BARTHELEMY

Dans les champs proches de la carrière, les paysans qui écoutent religieusement trouvent que La Marseillaise est encore plus vibrante. « Allons enfants de la Patrie, le Jour de Gloire est arrivé ... ».

A 16 h 10, sont morts pour la France
Raymond TELLIER, Titus BARTOLI, Eugène KERIVEL
Huynck KON HAN, Charles DELAVAQUERIE, Claude LALET
Antoine PESQUE, Edmond LEFEVRE, Emile DAVID

La fusillade est brutale « Des lambeaux de chair furent projetés dans les ajoncs, les genêts et les ronces, ce qui attira les corbeaux du château les jours suivants » dira Alfred GERNOUX. Malgré le bruit des camions, les salves sont entendues très loin, et même jusqu’à la ville. « Ah les salauds ! » disent les gens.

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Document D 9

Les 27 sont morts. Parmi eux, il y avait plusieurs titulaires de la Croix de Guerre et de la Légion d’Honneur, pour des actes de bravoure remontant à 14-18. Les hommes et les femmes de Châteaubriant en ont le cœur lourd de chagrin, de dégoût et de colère. « Les vrais vainqueurs de cette journée, ce n’est pas nous les Allemands, mais eux les Français communistes » écrira le soir même, Herr KRISTUKAT, Kreiskommandant de Châteaubriant.

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux ...

Les corps sont entassés en vrac dans les trois camions militaires allemands. Le sang coule des camions et couvrira le sol du chemin d’accès à la Carrière pendant des jours et des jours. Près du château, le passage à niveau est fermé pour le passage d’un train. Le sang sur la route .

Puis les corps sont jetés pêle-mêle au château, sous la Salle des Gardes, bien gardés par des sentinelles. Entre la Sablière et le Château, des corbeaux en nuages noirs tournoient dans le ciel. Triste chant funèbre. Dans la soirée, bravant l’interdit, plusieurs Castelbriantais, dont Mme LEBASTARD et Mme POHALE, se rendent au château pour voir les corps. Le lendemain matin, Denise CARIDEl, vient de Louisfert, toute seule, avec son vélo, pour mettre des fleurs à la Carrière tragique. C’est pour leur dire : "Voilà mes p’tits gars !...Voilà mes copains, c’est pour vous !"

Le 23 octobre 1941, les corps sont mis en bière. D’après Louis ARAGON : « l’un des cadavres était trop grand pour la caisse. Un Allemand prit une barre de fer pour l’y faire entrer. Comme le fossoyeur municipal, qui était présent, protestait, l’autre cria "Kommunist, pas Français" ». Les 27 Otages sont enterrés en neuf endroits différents : Erbray, Moisdon, Noyal, Petit-Auverné, Saint Aubin des Châteaux, Lusanger, Ruffigné, Sion-les-Mines et Villepôt. Tombes anonymes. Les jours suivants, le fils d’Henri BARTHELEMY vient à Châteaubriant. Ne sachant où trouver la tombe de son père, il fait confectionner 27 petits bouquets et demande à Marcel CHARRON (père) de l’emmener sur les tombes des 27 Otages. « En fleurissant chaque tombe, je suis sûr de fleurir la tombe de mon père » dit-il. Marcel CHARRON, qui est garagiste, dispose d’une voiture et d’un permis de circuler. Il visite les cimetières des neuf communes. Cela lui vaudra d’être dénoncé à la Kommandantur, à la fois par le maire d’une de ces communes et par un Castelbriantais, entrepreneur de maçonnerie, bien intentionné ! Dénonciation heureusement sans conséquence. Le Castelbriantais sera condamné après la Libération.
.

Neuf communes (1). Cette dispersion, loin de créer l’oubli, renforce l’esprit de la Résistance. Dès le lendemain, et malgré l’interdiction, la foule de Châteaubriant et des environs fleurit les trous des poteaux de la Sablière et les tombes des victimes. Les autorités allemandes interdisent les défilés et diligentent une enquête pour trouver « les coupables » qui ont apporté des fleurs.

Du monde entier monte la réprobation, le crime est connu jusqu’en Angleterre et en Amérique, le Chili et le Brésil protestent auprès d’Hitler. Chacun espère qu’un jour le nazisme devra plier.

Le soir au camp de Choisel, lors de l’appel nominal, le bureau a oublié de rayer le nom des fusillés. Quand le gendarme de service énonce Charles MICHELS, quelqu’un répond « mort pour la France ». Et ainsi de suite, 27 fois. L’épouse d’Eugène KERIVEL, détenue elle aussi à Choisel, montre un courage admirable malgré la mort de son mari : « La vie continue . » dit-elle. Courageusement, elle s’est offerte pour remplacer Guy Môquet mais les Allemands tenaient à faire un exemple en fusillant un jeune de 17 ans.

Dans la baraque 6, les internés découvrent les dernières pensées des Fusillés, écrites sur les murs des bois. Les parois sont soigneusement découpées et mises en sûreté en dehors du camp par Roger PUYBOUFFAt. Une jeune fille, Esther GAUDIN, fille d’un interné du Camp de Choisel, vient de Nantes, sac à dos et socquettes aux pieds, pour emporter clandestinement « ces derniers messages d’amour » alors que les corps des fusillés sont encore entassés pêle-mêle sous la Salle des Gardes du Château. Les planches appartiennent au Musée de l’Histoire et figurent au Musée de la Sablière à Châteaubriant.

Contrairement à l’espérance des nazis, grâce au courage des vingt-sept martyrs, aux détails qui malgré la censure percent sur leur attitude héroïque de patriotes, l’exécution soulève dans le pays et dans le monde entier un écho considérable. Selon le poète Aragon « le dimanche suivant, plus de 5000 personnes ont défilé dans la Carrière et déposé des fleurs ».

Du monde entier monte la réprobation, le crime est connu jusqu’en Angleterre, en Amérique, le Chili et le Brésil protestent auprès d’Hitler. Chacun espère qu’un jour le nazisme devra plier.

Au camp de Choisel, les 700 détenus reprennent leur vie quotidienne en fleurissant chaque jour la place des « absents ». Ils apprennent que l’attitude courageuse de leurs camarades conduit les autorités allemandes à décider de ne plus prendre d’otages à Châteaubriant. Le chef de camp estime que les exécutions de la Sablière « ont beaucoup attaqué le moral d’un certain nombre d’internés "P", toutefois la réaction est toute différente chez les intellectuels. Ceux-ci semblent dire que cet événement ne fera que rapprocher et même souder la cause des gens dignes du nom de Français. Beaucoup paraissent attendre une nouvelle charrette. Ils iront à la mort comme leurs camarades sans faiblesse, sans le concours d’un représentant du culte, n’ayant rien à se reprocher ». D’autres exécutions suivront effectivement : neuf otages fusillés à la Blisière le 15 décembre 1941. Neuf internés de Choisel sont transférés à Compiègne en février 1942 (trois seront exécutés). D’autres détenus de Choisel seront fusillés en mars 1942 (2) et en avril 1942 (8) mais à Nantes.

« A la veille de la Toussaint 1941, René ADRY confectionne une grande couronne de fleurs dans laquelle il dissimule 27 balles afin de rendre hommage aux 27 martyrs. Cette couronne immense est déposée par un groupe de camarades, dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, sur le lieu même du massacre. Tout au long de la journée de la Toussaint une foule considérable vint se recueillir dans la Sablière malgré les Allemands » raconte Maurice MARCHAND.

Le maire de Châteaubriant est alors Maître NOEL. Sur le registre des délibérations du Conseil Municipal, aucune trace des exécutions de la Sablière. Plus tard il n’y aura aucune mention ni de La Blisière, ni de La Brosse, ni de Bout-de-forêt. En revanche on y mentionnera les condoléances du Conseil Municipal aux villes de Nantes et Saint Nazaire bombardées par les armées alliées.

Le 7 mai 1942, les détenus de Choisel quittent Châteaubriant pour le camp de Voves en majorité, et quelques-uns pour Aincourt et Pithiviers. Un certain nombre d’entre eux, précédemment inscrits sur les listes de Châteaubriant, seront envoyés en Camp de Concentration (Sarrebrück et Mauthausen).

Le dentiste Roger PUYBOUFFAT de Châteaubriant, qui a tant aidé aux évasions, est arrêté dès décembre 1941, incarcéré à Romainville puis déporté à Sarrebrück et Mauthausen. Il reviendra, mais dans un piteux état. (voir page 204)

°°°

Les Castelbriantais, jeunes à cette époque, n’oublient rien de l’émotion qui les a secoués. Le drame de la Sablière demeure présent dans les cœurs.

De la fusillade de Châteaubriant, les nazis voulaient faire un exemple national. Ils pensaient ainsi frapper de terreur les patriotes, de plus en plus décidés à agir, et ainsi affaiblir une résistance montante qui commençait à les préoccuper .

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Cette exécution barbare fut un coup de tonnerre qui galvanisa et précipita le développement de la Résistance. « Malgré la terreur qui pèse sur la ville, la foule de Châteaubriant et des environs se porte vers la Sablière. A l’emplacement des neuf poteaux d’exécution, des fleurs en nombre considérable sont déposées et à la Toussaint suivante, ce furent de nombreuses gerbes, la route était noire de monde » dit Alfred Gernoux. D’un seul coup l’opinion publique castelbriantaise a basculé : les 27 sont devenus des Martyrs, des symboles de la Résistance qu’il faut mener.

D’aucuns se demanderont s’il fallait risquer la mort d’Otages, en attaquant l’ennemi sur le sol de France. Louis MARTIN-CHAUFFIER, déporté à Neuengamme et Bergen-Belsen, dont le fils fut déporté à Buchenwald, écrira, dans « L’homme et la bête » en 1947 : « Si la considération d’autrui avait pesé sur l’action, et la pensée de représailles retenu de les provoquer, il n’y aurait pas eu de résistance, la libération ne nous eût pas rendu l’honneur, la France ne se serait pas relevée. Soumise à son vainqueur, elle eût partagé sa défaite. Les guerres, mêmes les plus légitimes, sont des massacres d’innocents. La faute en est à ceux qui les engagent ou n’ont pas pu les empêcher ».

Des poètes ont écrit sur le drame de la Sablière, René Guy Cadou par exemple. Pierre Seghers évoque aussi les 50 Otages de Souges, le lendemain :

 Octobre

Le vent qui pousse les colonnes de feuilles mortes,
Octobre, quand la vendange est faite dans le sang,
Le vois-tu avec ses fumées, ses feux, qui emporte
Le massacre des Innocents ?

Cinquante qui chantaient dans l’échoppe et sur la plaine,
Cinquante sans méfaits, ils étaient fils de chez nous,
Cinquante aux regards plus droits dans les yeux de la haine
S’affaissèrent sur les genoux

Cinquante encore, notre Loire sanglante.
Et Bordeaux pleure, et la France est droite dans son deuil.
Le ciel est vert, ses enfants criblés qui toujours chantent
Le Dieu des Justes les accueille

Ils ressusciteront vêtus de feu dans nos écoles
Arrachés aux bras de leurs enfants ils entendront
Avec la guerre, l’exil et la fausse parole
D’autres enfants dire leurs noms

Alors ils renaîtront à la fin de ce calvaire
Malgré l’Octobre vert qui vit cent corps se plier
Aux côtés de la Jeanne au visage de fer
Née de leur sang de fusillés*
Pierre Seghers

Les souvenirs de la fermière

A Châteaubriant, après une longue opposition des autorités locales, le lycée de la ville a pris le nom de "Guy Môquet"

La cérémonie d’inauguration du Lycée Guy Môquet
a eu lieu le 21 octobre 1977 en présence de son père Prosper Môquet.

Un professeur d’Espagnol, M. Henri Beloeil, a fait un sondage auprès de ses élèves en septembre 1989. ( 65 élèves de 3 classes : Terminales G, Seconde 1 et Seconde 5).
La question était : Qui était Guy Môquet ?

Voici les réponses :

Fusillé : 25,  
Tué : 11,  
Ne sait pas : 24,  
Etudiant : 2,  
Ecrivain : 1,
Soldat de 14-18 : 1,  
Révolution : 1.

Donc :
- Ne savent pas ou se trompent grossièrement : 29/65 : 44,61%
- On répondu correctement Fusillé : 25/65 38,45%

A Châteaubriant, dans un lycée quui s’appelle Guy Môquet.


L’article de Libération

La mémoire bafouée de Guy Môquet

Un peu de rigueur SVP

L’article de Pierre Louis Basse

Et cet autre texte de Pierre Louis Basse paru dans "Bellacio" :

Pas résistant, Claude Lalet, jeune fiancé de 18 ans, fusillé à Châteaubriant le 22 octobre 1941, et qui fut, avec Pierre Daix, de la toute première manifestation contre l’occupant, le 11 novembre 1940 ? Pas résistant, le jeune Guy Môquet, faisant le coup de poing contre Blouin et Dubuisson, jeunes antisémites du lycée Carnot ? Pas résistant, le jeune Pierre Georges, 19 ans, à peine le ventre remis de la mitraille, en Aragon, où il a défendu la République espagnole, qu’il est arrêté, dès novembre 1939, torturé, déjà, par les brigades spéciales ? Les hommes dont je vous parle seront les fers de lance des bataillons de la jeunesse, dès lors que l’Allemagne envahit l’URSS, en août 1941... Pas résistants, les hommes et les femmes de L’Université libre, qui diffusent un premier numéro, dès novembre 1940, au moment où Paul Langevin a été arrêté ?

Le pacte germano-soviétique est inique et déstabilise à l’époque de nombreux militants. Mais l’histoire est un corps mouvant. Une pieuvre dont il faut avoir le courage d’affronter l’ensemble des ramifications. Ne rien oublier. Pas davantage Moscou que Munich 1938. Ou la déclaration de non-agression franco-allemande du mois de décembre de la même année. Lâcheté des classes dirigeantes...

Le 22 octobre 1941, les 27 de Châteaubriant sont fusillés dans la carrière. Ils refusent d’avoir les yeux bandés. C’est jour de marché. Les habitants ont entendu les chants monter des camions. Oui, ils ont chanté L’Internationale. Mais Guy, Timbaud, Ténine, Grandel et tous les autres ont aussi chanté La Marseillaise. Ils ont crié "Vive la France !" avant de mourir. Ils ont lancé, comme un cri de défi à un monde qu’ils espéraient plus juste : "Vive 1789 !"

Pierre- Louis Basse, journaliste et écrivain


Les souvenirs d’Odette Nilès

Un dossier très documenté : http://www.crdp-reims.fr

Un film sur Guy Môquet , parasité par des néo-nazis ?

Les documents officiels d’octobre 1941

Récit : 22 octobre 1941 : les camions chantaient


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Texte du livre "Telles furent nos jeunes annees", telechargeable ici : http://www.journal-la-mee.fr/IMG/pdf/LivreMee.pdf

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