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Livre - Max Veper

Max VEPER

Max Veper, ancien élève des Lycées de Saint-Nazaire et de Nantes, achève son droit à Paris et s’installe avocat à Châteaubriant où il demeure depuis l’âge de 18 ans et où il compte de nombreux amis notamment le peintre Yves Trévédy (prix de Rome)

Au début de la guerre, en 1939-40, il fait campagne en tant que Sous-Lieutenant. Dès 1941, il appartient à un groupe de résistants comprenant Philippe Labrousse (son cousin, fusillé au Mont Valérien le 22 octobre 1941) et des amis de Saint Nazaire et de Nantes dont Marcel Hévin et Hubert Caldecott, eux aussi fusillés le 22 octobre 1941. (voir A. Perraud-Charmantier « La guerre en Bretagne », 1947)

Arrêté, conduit à la prison Lafayette à Nantes, lui, l’avocat habitué de la prison et du palais de justice, remarque que les visites ont lieu de 11 à 12 heures. Il prolonge un jour l’interrogatoire le plus longtemps possible. Le sergent allemand qui le reconduit a oublié sa serviette. Max en profite pour descendre l’escalier et, se présente devant la grille, en disant tranquillement : « Gardien, la porte S. V. P. ». La porte franchie, il gagne à allure modérée le sous-sol du Palais de Justice dont il connaît tous les dédales. Sortant en face, rue d’Erlon, il se met à courir et se mêle à la foule dans la rue Jean-Jaurès. De là, il gagne l’Erdre, trouve un peu de ravitaillement et reste dans une barque pendant plusieurs jours.

Quelque temps après, tranquillisé, possédant une nouvelle carte d’identité, il reste caché chez des amis sûrs et part pour Paris.

Avant la Libération Max Veper gagne le maquis, revenant tout naturellement au pays nantais. Il se cache d’abord à Lusanger, puis revient à Nantes.

Il sait qui l’a dénoncé, il répète qu’il vengera ses amis fusillés le 22 octobre 1941 parmi les 50 otages (dont son ami l’avocat Alexandre Fourny). A trois ou quatre reprises, les paysans de Saint-Emilien de Blain voient Max Veper (dont le nom de guerre est Paul Peltier) errer autour de la propriété d’un certain B. en Saint-Emilien de Blain au village de Forge.

En son absence, il fouille la maison et y découvre des papiers, vite mis à l’abri dans un champ voisin, prouvant la collaboration de B. aux fusillades des 50 otages.

Durant la fouille du grenier, B. et six Allemands reviennent. Max ne peut s’échapper à temps. B. constate tout de suite la disparition de ses papiers. Il entre dans une colère folle. Les Allemands veulent fusiller sans délai l’avocat, mais B. s’y oppose : il veut d’abord récupérer ses papiers. Les coups de crosse de fusil pleuvent sur l’avocat tandis que B. répète aux paysans : « Le voilà, le terroriste qui brûle vos maisons et vos récoltes ! ».

Les papiers saisis par Max seront mis de côté par les paysans qui les verseront par la suite au Deuxième Bureau du F.F.I. Au soir du 2 Août 1944, la voiture des Allemands amène le prisonnier à Nantes par la rue La Fayette. Les coups pleuvent toujours.

En arrivant à la hauteur de la Banque de France, non loin du Palais de Justice de Nantes, Max Veper, dans un sursaut d‘énergie, a le courage de sauter hors de la voiture. Des coups de feu partent aussitôt et il est laissé pour mort. Le temps que les Allemands aillent chercher une civière, Max Veper rampe et gagne l’autre trottoir. Mais cette fois il est abattu d’un coup de revolver dans la tête.
(d’après Alfred Gernoux)


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Texte du livre "Telles furent nos jeunes annees", telechargeable ici : http://www.journal-la-mee.fr/IMG/pdf/LivreMee.pdf

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