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Guémené Penfao

La résistance à GUEMENE PENFAO

 « ANNICK » ROLLAND

Si l’on évoque la Résistance dans le Pays de Guémené Penfao, il faut d’abord parler de Marie Rolland, connue sous le pseudonyme de « Annick » et à qui la population a rendu hommage le 11 novembre 83 en donnant son nom à un square.

Marie Rolland est née le 15 mars 1873, au Coudray-Plessis, dans une très modeste famille d’agriculteurs. Après avoir obtenu son certificat d’études primaires, elle réussit à passer le Brevet Elémentaire, et le Brevet Primaire Supérieur, tout en travaillant à la ferme, pour devenir institutrice. Elle poussera sa sœur dans la même voie. Toutes les deux deviennent institutrices titulaires à Guémené Penfao.

Marie Rolland a 67 ans lorsqu’elle assiste à la débâcle de 1940 et participe alors à la Résistance. Par exemple, elle recueille et cache 47 membres de l’équipage du Lancastria, atteint par une bombe dans ses chaudières. Ces 47 hommes regagnent l’Angleterre par petits groupes, aiguillés par sa main ferme.

« Annick » fait la connaissance de « Alexandre » en 1943, un des responsables du réseau Buckmaster (et qui sera fusillé au Mont Valérien). Elle met sur pied ses propres réseaux de résistance, lesquels sont bientôt rattachés au réseau du maquis de St Marcel (près de Malestroit, dans le Morbihan).

Mais la Gestapo l’a identifiée et la traque. Sa tête est mise à prix, elle doit se cacher. Blain, Châteaubriant, Le Croisic, Redon, Vannes, voient cette femme impotente prêcher la confiance dans les destinées de son pays. Elle veille à tout, organise la réception des parachutistes envoyés en renfort et voit le jour du débarquement : 6 juin 44.

Avec ses FFI, elle oblige les Allemands de la région de Plessé à se rendre, et c’est elle qui reçoit la reddition du général-commandant ce secteur à qui elle dit : »c’est à une vieille femme que vous venez vous rendre ». Elle continue ensuite à se consacrer à la défense de ceux qui lui firent confiance, à faire connaître leurs droits ? La vrai Résistance, pour elle, doit être magnifiée.

Faite « compagnon de la Libération », distinction rarement accordée à une femme, elle reçoit des mains du Général de Gaulle cette suprême décoration pour SERVICES EXCEPTIONNELS rendus à la Résistance. Retirée dans sa maison du bout des ponts à Guémené, elle sera emportée par une crise cardiaque en octobre 1946.

Elle a symbolisé l’idéal de liberté, de Justice et de Paix, n’en déplaise à ses détracteurs d’hier et d’aujourd’hui.

Recueilli par Annie Plumelet

  ... ET D’AUTRES ...

Pendant la dernière guerre mondiale, bien des gens ont risqué leur vie, souvent d’ailleurs en ne faisant que leur devoir de patriotes. Au cours de l’année 43, des parachutages sont effectués à Pussaguel. D’autre le seront également aux alentours.

Les allemands font la chasse aux résistants ainsi qu’aux réfractaires STO. Ainsi seront arrêtés au petit matin, en cette fin d’année 43, Jean LEHULUDU et Jean CERTAIN. Des proches avertiront messieurs LIZE et MENORET qui parviendront à s’échapper. Les allemands prendront en otages Mme LIZE et Mlle Paulette MENORET. De ces quatre déportés à Mauthausen, seule Mme LIZE reviendra.

Le 31 janvier 1968, se tient à la mairie de Guémené Penfao, une réunion pour la constitution du « comité du souvenir Annick Rolland ». Il s’agissait d’englober au travers d’une personne, symbole de la résistance, tous ceux qui, à des titres divers, ont aidés à combattre l’ennemi ou à saper son moral.

But du comité : ériger un square portant le nom d’Annick Rolland, avec un monument de la résistance et à la déportation car Guémené Penfao fut un fief important de la résistance. Le bureau se constituait ainsi : Pierre ROBIN (président), Pierre DUPOUX (secrétaire), LP RATOUIT (secrétaire adjoint) et Etienne FAISFEU (trésorier).

Le mémorial de la résistance et de la déportation fut inauguré en avril 1970, mais il fallut attendre le 11 novembre 1983 pour que le square porte le nom « Annick Rolland », conformément aux vœux émis en 1968. Ainsi l’hommage suprême est rendu à cette grande figure de la résistance.

Jean-Luc PLUMELET


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Texte du livre "Telles furent nos jeunes années", téléchargeable ici

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