Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Aller au plan simplifié  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > La Résistance à Châteaubriant > b - Commémorations > Commémoration de la Sablière - 2004 (2)

Commémoration de la Sablière - 2004 (2)



Jeune 1 : Les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques, groupés au sein du C.N.R., Conseil National de la Résistance, proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la Libération.

Jeune 2 : Afin, d’établir le gouvernement provisoire de la République, formé par le Général DE GAULLE...

Jeune 3 : Afin, de veiller au châtiment des traîtres...

Jeune 4 : Afin d’assurer :
- l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel.

Jeune 1 : - la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression.

Jeune 3 : - la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères.

Jeune 2 : - la liberté d’association, de réunion, de manifestation.

Jeune 4 : - l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance.

Jeune 5 : - le respect de la personne humaine.

Jeune 6 : - l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi.

Jeune 2 : - le droit de vote des femmes

Jeune 3 : Afin de promouvoir les réformes indispensables, sur le plan économique :

Jeune 1 : - l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale.

Jeune 5 : - le retour à la nation des grands moyens de production.

Jeune 4 : - le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales.

Jeune 2 : Afin de promouvoir aussi les réformes indispensables, sur le plan social :

Jeune 6 : - le droit au travail et au repos pour tous

Jeune 1 : - la garantie d’un niveau de salaire qui assure à chaque travailleur et à sa famille, la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine.

Jeune 3 : - un plan complet de « Sécurité Sociale », visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat.

Arbre 4 (le Platane) : Parce qu’ils refusaient la défaite, nous avons vu, nous les arbres, le magnifique combat quotidien de ces hommes et de ces femmes. Français et émigrés dans un même combat : celui de la Résistance.

Arbre 1 (l’Orme) : Sous l’ombre de nos ramures, nous avons entendu battre le cœur et la vie de ces populations qui libérèrent la France... au nom de ces espérances, au nom de ce rêve si beau, d’égalité et de fraternité.

La Paix sur Terre (Jean Ferrat)
Dany COUTAND accompagnée par Olivier ROUSSEAU

Enfant 1 : Et après, ceux qui sont partis du camp de Choisel, où sont-ils allés ?

Le vieux Monsieur : Le 7 mai 1942, le Camp de Châteaubriant est vidé. Les hommes sont dirigés sur le Camp de Voves près de Chartres. Certains comme RIGAUD, Corentin CARRIOU ou Louis THOREZ sont conduits à Compiègne où ils seront fusillés. Les femmes, elles, sont emmenées à Aincourt.

Enfant 2 : Aincourt, c’est où ?

Le vieux Monsieur : En Seine et Oise. Au sud de Paris.
Ce fut le premier camp d’internement en France, dès octobre 1940.
Lorsque les femmes de Châteaubriant y arrivent en 42, elles sont bientôt rejointes par les femmes juives et leurs enfants. Mais les Allemands vont déporter toutes ces Juives vers Drancy sans les enfants !
Odette NILES, qui a déjà assisté au départ à la mort des 27 otages, est témoin de cette cruelle séparation.

Enfant 1 : Et le camp de Voves, pour les hommes, c’est comment ?

Le vieux Monsieur : Le camp de Voves !
C’est le camp d’internement où s’est déroulée l’évasion la plus spectaculaire de toute la guerre.
Je n’y étais pas moi, mais « eux », ils se souviennent !

Enfant 2 : « Eux »... Ah oui, les arbres !

Le Chêne Chevelu : C’est entre mes racines de Chêne Chevelu que le tunnel est venu aboutir.
Un souterrain de 148 mètres de long, qui passe sous les barbelés. Tu te souviens aussi... Tremble !

Le Tremble : Oh Chêne, si je me rappelle ! Depuis combien de nuits nous entendions creuser sous la terre....
La terre, glaiseuse, que les jardiniers camouflaient sous les parterres et dans les tranchées.

Le Charme : Ils avaient installé un circuit électrique sous la terre, avec du matériel - des centaines de mètres de fil, des lampes, des douilles ... prélevés dans le camp.

Le Chêne Chevelu : Presque 3 mois de travail !... Le départ s’est fait dans la nuit du 5 au 6 mai 44. L’entrée du souterrain était dans les douches.

Le Charme : Les douches que les gendarmes utilisaient deux fois par semaine !

Le Tremble : Ils ont été 42 à ramper, à se glisser dans ce boyau de la liberté .... Où l’air manquait un peu.

Le Charme : 42 ! Qui après tant de mois de captivité, voyaient pour la première fois les barbelés de l’autre côté.

Le Chêne : Parmi les 42 qui allaient rejoindre les rangs de la Résistance, il y avait ceux qui venaient de Châteaubriant, comme Robert BELBILLOUD et Maurice PICONNIER.

Le Charme : Et puis à Voves, il y a eu d’autres évasions, toutes aussi fameuses les unes que les autres...
Parce qu’on ne les imaginait pas réalisables, nous, les Arbres !

Le Tremble : Oui, Charme ! Ces hommes fous de liberté ! Rino SCOLARI, Jacques PLESSIS et Alphonse JAROC se substituent à trois « Droits Communs » pour aller nourrir un cochon. Ils maîtrisent et chloroforment le garde civil, puis disparaissent pour rejoindre les planques.
Quelle folie !

Le Chêne : Aurons-nous le temps un jour... de tout raconter ce que nous savons ?...
Moi, le Chêne Chevelu, je garde en mémoire, l’évasion de Louis NAMY, dans un tonneau, le 31 janvier 44... et aussi celle de Maurice NILES, le 12 février 44, quand il fausse compagnie à deux gendarmes.

Le vieux Monsieur : Maurice NILES qui deviendra le Commandant ROBERT à la libération de Bordeaux. Maire de Drancy puis Député de Seine St Denis, il sera plus tard et jusqu’à son grand départ le 5 décembre 2001, Président de l’Amicale du Souvenir Châteaubriant - Voves - Rouillé.

Enfant 2 : Rouillé ? Tu ne nous as pas encore raconté le Camp de Rouillé !

Le vieux Monsieur : Celui-là, les Allemands l’avaient baptisé « centre de séjour surveillé ».

Homme du camp (1) : Rouillé, près de Poitiers ! En fait, c’était une réserve d’otages !

Le vieux Monsieur : Des Français bien sûr mais également les Républicains espagnols débarqués à
St Nazaire ou à Nantes.
Ils étaient venus offrir leur vie « en retour », pour libérer la France.
En mars-avril 42, 9 résistants sont fusillés dans le Camp.
(Temps)

Homme du camp (2) : Mais Rouillé, c’est aussi le maquis de Vaugeton...

Homme du camp (1) : Comme à Saffré, mais un jour plus tôt, le 27 juin 44, les Allemands donnent l’assaut.

Homme du camp (2) : 27 hommes, dont beaucoup d’anciens détenus du Camp de Rouillé (Français, Républicains espagnols) sont pris et massacrés,

Homme du camp (1) : et comme à Saffré, les fermiers qui les ont hébergés sont arrêtés et déportés.

Valparaiso (Annie Nobel)
Dany COUTAND accompagnée par Olivier ROUSSEAU

Annonceur 1 : 1944 - 2004 ! Il y a 60 ans.
Annonceur 2 : Le 6 juin, les Alliés débarquent en Normandie.
Annonceur 3 : Le maquis de Saffré est attaqué. 
         Des Résistants sont massacrés !
Annonceur 1 : Le maquis de Vaugeton est attaqué. 
         Des Résistants sont massacrés !
Annonceur 2 : Dans l’Ain, les enfants d’Izieu,
        partent pour Auchwitz sur ordre de Klaus BARBIE !
Annonceur 3 : Ceux d’Oradour meurent et brûlent 
       dans les granges et  dans l’église !
Oradour n’a plus de femmes
Oradour n’a plus un homme
Oradour n’a plus de feuilles
Oradour n’a plus de pierres
Oradour n’a plus d’église
Oradour n’a plus d’enfants
 
Plus de fumée plus de rire
Plus de toits plus de greniers
Plus de meules plus d’amour
Plus de vin plus de chansons
 
Oradour, j’ai peur d’entendre
Oradour, je n’ose pas
Approcher de tes blessures
De ton sang de tes ruines
Je ne peux pas je ne peux pas
Voir ni entendre ton nom
 
Oradour, je crie je hurle
Chaque fois qu’un cœur éclate
Sous les coups des assassins
Une tête épouvantée
Des yeux larges des yeux rouges
Des yeux graves des yeux grands
 
Comme la nuit la folie
Des yeux de petit enfant :
Ils ne me quitteront pas
 
Oradour je n’ose plus
Lire ou prononcer ton nom
 
Jean TARDIEU
Annonceur 3 : Ainsi se font les guerres...
Annonceur 1 : Ainsi clament les poètes...
Annonceur 2 : Ainsi espèrent les hommes
Annonceurs 1-2-3 : Ainsi se souviennent les arbres...
Annonceur 1 : Parce qu’ils avaient au cœur 
          la liberté de leur peuple et de leur pays !
Annonceur 2 : Parce qu’ils ont gravé en eux 
          une promesse d’amour 
Annonceur 3 : « Nous serons dignes d’eux... »

Assez (de Claude Nougaro - adapté par Roland Feuvrais - _ (CM1/CM2 Ecole des Terrasses)

Il serait temps que l’homme s’aime
depuis qu’il sème son malheur
il serait temps que l’homme s’aime
 
Il serait temps que l’homme pleure
le diamant des jours meilleurs
 
Il serait temps il serait l’heure
il serait temps que l’homme meure
avec un matin dans le cœur
 
Il serait temps que l’homme pleure
le diamant des jours meilleurs
 
« ASSEZ ! ASSEZ ! »
crient les chênes et les châtaigniers
crient les bouleaux et les peupliers
« ASSEZ ! ASSEZ ! »
crient le désert et les glaciers
crient les épines hérissées
« ARRETEZ VOTRE HUMANERIE »
crient les villages bombardés
crient les écoles abandonnées
crient les hôpitaux dévastés
ASSEZ ! SUFFIT.
 
Il serait temps que l’Homme règne
sur le grand vitrail de son front
depuis des siècles noirs qu’il saigne
dans les barbelés de ses fronts
 
Il serait temps que l’Homme arrive
sans l’ombre avec lui de la peur
et dans sa bouche la salive
de son appétit de terreur
 
ASSEZ ! ASSEZ !
crie le ruisseau dans la prairie
crie le granit, crie le cabri
ASSEZ ! ASSEZ !
crie l’éléphant, crie le cricri
crient le sel, le cristal, le riz
ARRETEZ VOTRE BARBARIE
crie la petite fille en flamme
dans son dimanche de napalm
Eteignez-moi, je vous en supplie
ASSEZ ! SUFFIT.
 
Mais voici que dans le silence
s’élève encore l’immense cri
« Délivrez-vous de vos démences »
crient les forêts et les sentiers
les clématites et les pensées
crie la colombe cadenassée
crie la liberté confisquée
 
Entendez-le ce cri immense,
ce cri, ce rejet, cette transe :
« Refusez toutes les violences »
crient les réfugiés terrorisés
crient les minorités déplacées
crient les peuples affamés
« Libérez votre conscience »
crient les travailleurs exploités
crient les journalistes emprisonnés
crient les personnes handicapées
« Protégez notre existence »
crient les enfants maltraités
crient les êtres abandonnés
crient les chômeurs indignés
crient les otages torturés
« Expatriez votre souffrance »
crient les arbres et les fossés
crient les gorilles, les cétacés
crient les oiseaux et les nids
ASSEZ ! ASSEZ ! FINI.

1re voix : Comment va le monde Môssieur ? dit le poète

2e voix : Il tourne Môssieur ! Il tourne !

1re voix : Il tourne ?

3e voix : Algérie, Soudan, Tchétchénie, Togo, Afghanistan...

4e voix : Côte d’Ivoire, Colombie, Israël, Cachemire...

5e voix : Irak, Corée du Nord, Géorgie, Palestine, Ossétie, Burundi...

6e voix : Timor Oriental, Philippines, Pérou, Syrie, Arménie, Azerbaïdjan, Liban...

1re voix : Mais qu’est-ce que c’est que cet inventaire à la Prévert ?

2e voix : Irlande, Jordanie, Maroc, Pakistan, Inde, Erythrée...

3e voix : Haïti, Angola, Tibet, Vénézuéla...

4e voix : Turquie, Sri Lanka, Somalie, Ethiopie...

1re voix : Mais pourquoi si laconiquement nommer tous ces pays ?

6e voix : Parce qu’ils sont en 2004, les lieux des conflits du monde ! Môssieur !

2e voix : Ce monde qui tourne, qui tourne, Môssieur !

5e voix : On n’a pas réussi à trouver le nombre de morts, de blessés, d’oubliés, d’abandonnés, pour chaque guerre et pour chaque pays, qu’ils veuillent bien nous en excuser...

L’espoir...

Un si petit mot qui signifie tant de choses. En effet, ne dit-on pas que l’espoir fait vivre ? Oui, on le dit... mais alors s’il n’y en a plus ? On meurt ? Non ! Pire ! On vivote, on survit tant bien que mal.

Alors voilà la question :
Ya-t-il encore de l’espoir de nos jours ?
Quand on voit toute une nation s’émouvoir pour le sort de deux personnes 
alors qu’à peu près dans les mêmes temps, 600 femmes, enfants, et nouveaux-nés 
sont morts dans d’atroces conditions sans que cela fasse tellement de vagues...
Y-a-t-il à ce point, deux poids, deux mesures ?
La vie de certains vaut-elle si peu face à d’autre 
qu’elle ne mérite qu’une considération de bas étage ?
« Toute vérité n’est pas bonne à dire. »
C’est un bon proverbe... sauf si, 
quand il est suivi, il incite à se taire et à fermer les yeux...
 Pourquoi lorsqu’on a la possibilité de produire des médicaments moins chers 
qui permettraient aux plus pauvres de se soigner, 
accepte-t-on que les grandes industries pharmaceutiques disent non ?
Pourquoi ne les obligent-on pas à donner leur accord ?
Argent et profit...existe-t-il pire couple ? 
Inégalités riches / pauvres.
Problème vieux comme le monde me direz-vous...
C’est vrai...Solutions ?
Pour être franche je n’en ai pas...
mais ce n’est pas une raison 
pour ne pas dénoncer ces injustices, trépigner, 
se révolter, taper du poing sur la table...
et se rasseoir...
Défaitiste ?
Peut-être.
Comment ne pas l’être quand les gens influents, 
ayant la possibilité de faire avancer les choses 
ne le font pas ?
Pourquoi ?
Où est l’intérêt de ne vivre que pour soi ?
Ne serait-il pas préférable, 
ne serait-ce que de temps en temps, 
de penser un peu aux autres, les moins bien loti que nous ?
Si chacun le faisait un peu plus souvent, 
le monde, j’en suis convaincue, se porterait bien mieux.
Alors, bien sûr, il y en a qui peuvent trouver cela futile,
 stupide, prétentieux ou même sans intérêt aucun. 
Après tout, je n’ai que 17 ans 
et ce n’est pas moi qui vais résoudre tous les maux de la terre.
Moi de l’espoir, j’en ai à revendre.
Je VEUX croire que je ne suis pas la seule à le penser.
Je VEUX croire que l’Homme n’est pas si pourri que ça.
Je VEUX croire qu’il y a des solutions, 
qu’elles seront trouvées et que ça ira en s’améliorant. 
Que toutes les horreurs dont on nous abreuve 
matin, midi et soir prendront fin, un jour.
Cela mettra sûrement beaucoup de temps !
Combien ? 
Je n’en ai aucune idée.
Tout ce que je sais, c’est que moi, simple lycéenne, 
je vais essayer de ne pas ressembler 
à toutes ces personnes que je méprise. 
Je vais essayer de faire passer un peu plus souvent les autres avant moi.
Je vais essayer...essayer...
Espoir... 
Un si petit mot qui signifie tant de choses.
Il faut y croire !
J’y crois !

Audrey BOUDESSEUL

Une feuille tombe, psyché infernale,
Aux volutes sombres et tortueuses,
balancée par le vent sifflant et chuintant,
Portant le souffle de tant d’êtres déchus,
hésitante elle se pose, douce,
Dans une flaque à l’eau saumâtre et croupissante,
où se mirent encore,
Des femmes aux yeux vides,
auxquelles on a arraché leurs enfants.
 
Un passant passe.
Ecrasée, piétinée, la feuille chante,
et ce chant aux accents
Yiddish, polonais, allemands, russes, français,
se meut peu à peu en un cri,
Cri sourd, cri puissant, cri véridique !
La feuille hurle nos mémoires.
 
Méphistophéliques ombres brunes,
oracles funestes, lentement avancent, vêtus
D’une toge de souvenirs : souvenirs absconds,
souvenirs omis, souvenirs de demain.
L’horreur est là : les pleurs, le sang, la mort.
Des wagons du Reich aux tortures d’aujourd’hui :
Auschwitz, Bagdad, Oradour, Darfour.
Sempiternelle, chaque année, la feuille tombe.
Quel chemin ? Quel progrès ?
Juste ce terrible simulacre de bonheur et de paix...
Goût acide, goût amer. Feuille rouge, feuille sanguine.
 
Mais la brise, colorée d’azur,
souffle de vie de tant de rescapés,
Insinueuse, voile ce parfum entêtant de tristesse,
balaie, rayon de lumière,
Et sustente aussi cette terre, d’oranges, de jaunes feuilles, bigarrure
D’ocre et de vert, vert espoir des sourires de ces partisans qui chantent,
Pour une nation libre...
Ces feuilles en humus se soudent,
Pour le temps de l’espoir,
qui bientôt verra germer l’arbre de la fraternité.
 
Jean-François GAUDIN

Une jeune fille : Ainsi à jamais, par nous, par nos mémoires relayées parleront et chanteront longtemps les voix des arbres pour celles et ceux qui veulent entendre dans la nuit et dans l’espérance.

Un jeune homme : Voix de celui là...
Est-il Hêtre ? ... Est-il Baobab ?... Est-ce un rameau d’Olivier ?...

Une jeune fille : C’est le chant d’avenir qui souffle du vieil arbre : Martin Luther King.

Voix des jeunes :

Aujourd’hui dans la nuit du monde
Et dans l’espérance de la bonne nouvelle
J’affirme avec audace ma foi dans l’avenir de l’humanité.
Je refuse de croire les hommes
Incapables de faire une terre meilleure.
Je refuse de croire l’être humain
Incapable d’influencer les événements.
Je refuse de croire que l’aurore radieuse
De la paix et de la fraternité
Ne pourra jamais devenir une réalité.
Je refuse de faire mienne la prédiction
Cynique que les peuples descendront l’un après l’autre
Vers l’enfer de la destruction thermonucléaire.
Je crois que la vérité
Et l’amour auront le dernier mot.
La vie, même vaincue provisoirement
Demeure toujours plus forte que la mort.
Je crois fermement que, même
Au milieu des obus et des canons
Il reste l’espoir d’un matin radieux.
J’ose croire qu’un jour
Tous les habitants de la terre pourront recevoir
Trois repas par jour pour la vie de leur corps,
L’éducation et la culture pour la vie de leur cœur.
Je crois également qu’un jour
Toute l’humanité reconnaîtra en Dieu
La source de son amour.
Je crois que la bonté salvatrice
Et pacifique deviendra un jour la loi.
Le loup et l’agneau pourront se reposer ensemble
Chaque homme pourra s’asseoir sous son figuier, dans sa vigne,
Et personne n’aura plus de raison d’avoir peur.

Bella Ciao

L’Age d’or (Léo Ferré)
par Dany COUTAND accompagnée par Olivier ROUSSEAU
et la Chorale MELI-MELO

FIN

Evocation artistique conçue et réalisée par
Alexis Chevalier - Théâtre Messidor
Assisté de Christine Maerel
Administration : Céline Jouvet

Avec
- Dany Coutand : Chant- guitare
- Olivier Rousseau : Piano
- La chorale Méli-Mélo de Châteaubriant
- Sous la direction de Catherine Diamin

Avec la participation de 40 comédiens et comédiennes amateurs de Châteaubriant et des communes environnantes, d’élèves de l’école élémentaire Les Terrasses,
du collège de la Ville aux Roses et du lycée Guy Moquet.

Régie générale : Michel Cahous
- Lumière et son : Eurolive

Le défilé « les arbres témoins » a été réalisé avec le concours d’une centaine d’enfants et de leurs enseignants d’écoles primaires du Pays de Châteaubriant.

Remerciements à :
- Odette Nilés, Jacqueline Timbaud, André Migdal,
- et aux membres de la commission culture de l’Amicale.
- à Jean-Claude Baron, Bernadette Poiraud, Etienne Gasche,
- Roland Feuvrais, Joël Busson, Eliane Nunge.
- Aux professeurs, instituteurs et à toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur contribution à cet écrit et à la réalisation de l’évocation artistique.



Commémorations de la Sablière

La Sablière

_ La Sablière : Femmes courage - 2007

Plan general du site Resistance

Texte du livre "Telles furent nos jeunes annees", telechargeable ici : http://www.journal-la-mee.fr/bp/LivreMee.pdf

Plan du livre

Index du livre