Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Aller au plan simplifié  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Histoire > Histoires particulières > Le temps du tan

Tanneries

Le temps du tan

sommaire généralSommaire "Histoire"

Ce que disent les vieux livres
Sur deux cours d’eau
La tannerie Ducloux
Du cuir pour les bouifs
Un train de basserie
Des outils en cuivre
Que sont les tanneries devenues ?
Tan, tannée, tanin
Mégisseries et autres tannages
En marge des tanneries : l’écorceur et le bourrelier

  Ce que disent les vieux livres

Les activités liées au cuir ont connu des fortunes diverses à Châteaubriant dans le passé : prospères à certaines périodes, en déclin à d’autres.

En 1789, relève Maryvonne BOMPOL dans son mémoire de maîtrise sur " la révolution à Châteaubriant " : " la ville n’offre pas une grande variété d’emplois ni de services. Pas de métier rare ni de métier de luxe, cependant de quoi satisfaire les besoins du peuple et ceux d’une population plus aisée. Par exemple, la présence d’un confiseur, d’une coiffeuse, de perruquiers, d’un orfèvre, d’une brocheuse de livres, signale une clientèle plus aisée susceptible de dépasser la satisfaction des besoins alimentaires immédiats. On trouve les métiers de l’alimentation, de l’habillement, du bâtiment et le travail du cuir et du textile, activités issues de la production agricole. " Sur 93 artisans recensés sur le registre des capitations (c’est à dire sur le registre des impôts dûs aux seigneurs féodaux) on relève 5 selliers, 1 mégissier et 7 tanneurs.

Dans son dictionnaire de Bretagne, publié en 1843, M. OGEE écrit : " la préparation des peaux destinées à la ganterie n’occupe plus un aussi grand nombre d’ouvriers qu’autrefois. Des produits similaires, tirés d’Espagne, et préparés dans le Midi, principalement à Annonay, jouissent dans le commerce d’une plus grande faveur. La diminution des troupeaux de chèvres, conséquence des progrès de l’agriculture, est aussi la cause de la décadence de cette industrie" (voir à la rubrique Châteaubriant dans le dictionnaire d’Ogée).

" Châteaubriant est connu depuis longtemps par ses importantes tanneries, corroieries et mégisseries " : ainsi s’exprime l’Abbé Goudé dans son livre " Histoire de Châteaubriant, baronnie, ville et paroisse " publié en 1870. Yves Cosson, dans son livre édité en 1976 " le vieux Châteaubriant par l’image " rappelle que " Avant 1914, Châteaubriant était réputé pour ses cuirs. Les tanneries Bazile (puis Ducloux), Legal et Le Pecq, employaient une main d’oeuvre nombreuse ".

Charles Goudé raconte : " Tout le pays leur fournit à bas prix des peaux en abondance ; ils ont à leur porte, dans les nombreuses forêts qui les entourent, plus d’écorce qu’ils n’en ont besoin (...) enfin l’eau de la rivière la Chère et des ruisseaux qui y affluent, a les qualités les plus précieuses pour nourrir et blanchir tout ce qu’on lui confie, en linges comme en cuir. Aussi de nombreuses tanneries ont existé à Châteaubriant de tout temps. Il en a existé plusieurs sur le ruisseau du Rollard, témoin ce champs appelé de « la tannerie " dans lequel fut construite, en 1483, la Chapelle au Duc ; témoins aussi ces arrêtés de la Communauté de Ville qui supprimèrent toutes les tanneries et retraites à peaux situées sur le haut cours de ce ruisseau, depuis la Porte St-Michel jusqu’au four à ban, parce qu’elles corrompaient l’eau si nécessaire à la ville. (Livre de 1870).

 Sur deux cours d’eau

Les activités de tannerie sont concentrées, aux portes de la ville, sur deux cours d’eau : la Chère et son affluent le Rollard.

Au sud, les tanneries s’échelonnent entre la Porte St-Michel et le four à ban, c’est à dire entre ce que sont maintenant la place des Terrasses et la place de la Motte.

Au nord, entre ce que sont maintenant la mairie et la fonderie Huard (Focast), les noms de " rue de la Vernisserie " - " rue des Tanneurs " en rappellent le souvenir. La rue Gutenberg, en particulier, était consacrée aux tanneries. Et la tannerie " Legal " se situait, semble-t-il, rue de Belêtre, là où se trouvait autrefois l’usine de teinturerie de M. Pelé et qui est devenue une brocante.

Mais il n’y a pas qu’à Châteaubriant qu’il y avait des tanneries : les anciens se souviennent encore de la tannerie Atlas (à Issé) sur les bords du Don, montée en 1914 par un Nantais, M. Devain, dans les locaux de l’ancienne laiterie-beurrerie Jouzel, et qui fonctionnât jusqu’à sa faillite en 1922 et sera remplacée par les tanneries ATLAS jusqu’en 1933. Réouvertes vers 1949-50, les tanneries Atlas céderont la place en 1954 à une usine de plastique.

  La tannerie Ducloux

Un historien ayant accès aux archives de la ville et de la bibliothèque municipale, refera peut-être un jour l’histoire des tanneries castelbriantaises. Dans l’immédiat, LA MEE a recueilli le témoignage de M. Robert DUCLOUX, dernier exploitant des tanneries Ducloux, qui explique comment se faisait le tannage à l’ancienne, jusque vers les années 50. Qu’il soit ici remercié !

Le 3 février 1862, le sieur " Joseph René dit Bazile " demandait l’autorisation d’ouvrir une tannerie " dans un jardin compris au n° 244 du plan cadastral de la commune de Châteaubriant, sur le bord de la rivière de la Chère et vis-à-vis une ancienne tannerie ". Concrètement, la tannerie se situait à l’emplacement actuel du parking derrière l’hôpital, avec débouché derrière l’actuelle " Hostellerie du Pont St Jean ".

L’autorisation demandée fut accordée le 3 juin 1862 par " le Préfet de la Loire-Atlantique, Conseiller d’Etat, grand officier de l’Ordre Impérial de la Légion d’Honneur " - après consultation du maire de Châteaubriant et enquête commodo et incommodo annoncée par le journal de l’arrondissement intitulé « Le Bourgmestre ".

En 1914, la tannerie tenue par les frères Bazile a brûlé et a été reconstruite. En 1936, elle a été rachetée par M. Robert Ducloux, neveu des frères Bazile.

Vers 1951-52, avec l’arrivée sur le marché de chaussures à semelles de crèpe, quasi inusables, les tanneries fabriquant du cuir à semelles, comme la tannerie Ducloux et la tannerie Le Pecq, ont connu leurs premières difficultés. Dans les années 50, de nombreuses tanneries ont dû fermer leurs portes.

 DU CUIR POUR LES BOUIFS

On ne prend pas n’importe quelle peau pour faire du cuir à semelles de qualité. Chez Ducloux comme chez Le Pecq, on s’approvisionnait avec des bêtes de montagne (Jura essentiellement) dont le cuir est bien adapté à la fabrication de semelles. Une partie des peaux venait cependant de Vendée, mais cela donnait du cuir plus gras, mieux adapté à la bourrellerie.

Qu’il soit lent ou rapide, le tannage d’un cuir commence toujours par un "travail de rivière". La peau brute ressemble à une sorte de feutre comportant 70 à 80% d’eau. le tannage consiste à remplacer l’eau par un jus végétal, pour empêcher la peau de pourrir tout en lui conservant sa souplesse.

Au départ, les peaux arrivent salées à la tannerie (le sel conserve les peaux comme il conserve les viandes) et roulées. Elles sont d’abord dessalées dans la rivière et plongées dans des bassins appelés "pelains" où un lait de chaux provoque le relâchement du poil et permet de l’enlever sans détruire la fleur du cuir. Durée du pelanage et du travail de rivière : 15 jours.

La peau passe ensuite à l’écharnage pour enlever chairs et graisses. Les tanneurs utilisent pour cela un écharnoir, sorte de couteau à deux poignées et en forma de plane.

Ceci fait, la peau est plongée dans des tonneaux cylindriques contenant des acides ou des sels, pour éliminer les restes de chaux, puis elle passe en brasserie.

 UN TRAIN DE BASSERIE

La basserie est la première étape du tannage proprement dit. Pendant 15 jours à un mois, la peau est immergée dans d’énormes cuves à bois ou en maçonnerie contenant des solutions faibles en tanin. Il y a même tout un "train de basserie", c’est à dire une succession de 4 à 5 cuves contenant de plus en plus de jus de châtaignier. Dans la première cuve la solution est faite de tanin et de jus de quebracho. Le quebracho, nom commun donné à diverses variétés d’arbres d’Amérique du Sud, renferme 30 à 40% d’un tanin assez doux qui pénètre bien les pores de la peau et lui évite de se contracter. Le châtaignier a une action astringente plus forte. On passe donc les peaux d’une cuve à l’autre au cours de la période de basserie et on relève le cuir plusieurs fois par jour, sur des sortes de civières, pour que les peaux ne se collent pas entre elles et que le cuir puisse bien s’imprégner.

Après la basserie la peau est soumise au refaisage : on remplit les cuves de jus de tanin, jusqu’à mi-hauteur environ. On met un cuir, puis du tan, un cuir, puis du tan. On alterne ainsi les peaux et les couches de tan et on termine par une couche de tannée. On laisse ainsi 3 mois.

Au bout de 3 mois de refaisage, les peaux sont placées dans d’énormes fosses de 3 à 4 mètres de profondeur, enterrées dans le sol. On alterne encore un cuir et une couche de tan, et on abreuve par-dessus avec un jus de tan additionné de jus de châtaignier en différents dosages, et on recouvre le tout de tannée. Bien voir que cette opération, qui dure 6 mois, diffère du "refaisage". Dans le refaisage, le cuir est plongé dans du jus de tanin. Dans l’opération suivante, le jus de tanin est versé après. La concentration en tan est différente aussi : 30kg de tan pour 100 kg de peau dans le "refaisage", et 100 kg de tan pour 100 kg de peau dans la "fosse".

Au bout de 6 mois, on relève le cuir, on le crouponne, c’est à dire qu’on coupe les parties correspondant au cou de la bête (le collet) et aux flancs. On partage ensuite ce qui reste en deux morceaux, par le milieu du dosset, et on obtient deux "croupons". On fait sécher tous ces morceaux dans une grande pièce dont on peut faire varier l’aération par des fenêtres à volets de bois : il ne faut pas que le cuir sèche trop vite à l’extérieur, en gardant l’intérieur humide.

 DES OUTILS EN CUIVRE

Il ne reste plus qu’à préparer le cuir pour qu’il soit prêt à vendre. Diverses opérations sont possibles : étirer le cuir pour en enlever les rides éventuelles ; refendre le cuir pour lui donner partout la même épaisseur, au collet en particulier. Les tanneurs travaillent alors sur des tables de cuivre, avec des "étires" et outils en cuivre. En effet, le fer est totalement proscrit pour le cuir. Pourquoi ? Enfoncez une pointe dans un piquet en châtaignier : elle ne rouillera pas, mais elle noircira. La présence de jus de châtaignier pour le tannage des peaux, oblige donc à renoncer à l’usage du fer, que ce soit pour les cuves et pour les outils, sous peine de voir noircir le cuir.

Les opérations décrites ci-dessus, concernent le tannage lent. Chez Atlas à Issé, on pratiquait plutôt le tannage rapide. Les premières opérations étaient les mêmes : dessalage, pelanage, écharnage, basserie. Mais ensuite, les peaux étaient mises dans des tonneaux, avec du tanin, et l’on faisait tourner ces tonneaux pendant 1 ou 2 jours. Mais cela donnait du cuir de moins bonne qualité, utilisé en bourrellerie par exemple, alors que le cuir tanné lentement servait pour les chaussures, la maroquinerie, les vêtements et meubles en cuir.

Les maisons DUCLOUX, LE PECQ et BOURBOUSSON (Guéméné-Penfao) vendaient le cuir en plusieurs présentations : lissé, battu, lissé-cylindré ou en huile. Le cuir lissé est celui qui est passé à la machine à étirer. Le cuir battu soumis au marteau pilon qui le lisse et en tasse la texture. Le cuir cylindré est du cuir battu moins fort que le précédent, cela donne une matière plus souple, utilisée souvent pour la première semelle des chaussures. Le cuir en huile est nourri avec des huiles de poisson et du suif (après tannage) et "bouchonné" avec de gros bouchons de tissu pour lui donner la souplesse nécessaire pour l’usage en bourrellerie ou pour brides de sabots ... du moins cela a-t-il été vrai jusqu’à la fin de la guerre. Ensuite, la mécanisation a tué la bourrellerie et l’arrivée des bottes en caoutchouc a mis fin aux sabots de bois et de cuir.

  Que sont les tanneries devenues ?

Et maintenant ? Il n’existe plus qu’une dizaine de tanneries valables en France dont trois dans la proche région : Châteauneuf-sur-Sarthe, Mortagne-sur-Sèvre, Gétigné. Une école d’ingénieurs de tanneries existe à Lyon, mais elle forme de nombreux étrangers des pays en voie de développement où les tanneries se développent.

80% des peaux françaises sont expédiées et tannées en Italie après avoir été salées en France, mais ce marché est dépendant de la concurrence internationale qui livre, parfois, aux Italiens du cuir salé meilleur marché que les Français.

En France, des tentatives de pré-tannage (Wet-Blu) ont été faites, de façon à livrer aux Italiens un cuir, non pas salé mais dont le tannage est commencé. Les Italiens n’en ont pas voulu : ils le font eux-mêmes à des conditions plus avantageuses.

Quel est l’avenir du cuir en France et dans la région castelbriantaise ? Dans un document publié en décembre 1982 par l’Union locale CFDT de Châteaubriant, il est écrit : "l’atout de notre région se situerait au niveau de l’importance de l’abattage des veaux, source importante du cuir de bonne qualité. On constate que l’activité "cuir" à Châteaubriant s’est éteinte, lorsque les sources de matières premières se sont développées". Les industriels du cuir pensent, eux, qu’il est difficile d’envisager une reprise importante de ce secteur en France : l’activité demande trop de bras et de capitaux pour acheter les machines nécessaires et il faut, pour les entreprises de tannage, un site particulièrement adapté où il y ait à la fois de l’eau et aucun risque de pollution aux environs. Châteaubriant peut donc rêver, sans doute en vain : le cuir des bêtes abattues à Châteaubriant, Blain, Le Lion d’Angers, va continuer à faire le détour par l’Italie.

 TAN ... TANNÉE ... TANIN

Tan, tannée, tanin, ce n’est pas du tout la même chose : le "tan" mot d’origine gauloise désigne, à l’origine, de l’écorce de chêne moulu. Par la suite, on donna le nom de tan au bois des arbres, décomposé et réduit en poussière, qui sert au tannage végétal. Ces arbres sont le chêne, le châtaignier et le quebracho.

"Taniser", c’est ajouter du tan à une substance. La "tannée", c’est le tan qui a servi au tannage en fosse. Par exemple, dans le "refaisage", on alterne peau et tan. En fin d’opération, ce tan qui a séjourné 3 mois au contact du cuir, s’appelle "tannée".

La tannée, mise en fosse et additionnée d’une certaine quantité d’eau, laisse couler un jus appelé "tanin" qui a la propriété de rendre la peau imputrescible (à signaler que les vins rouges contiennent de 1 à 3 grammes de tanins par litre, tanins apportés par les pépins, les pellicules et les rafles de raisins).

  MÉGISSERIES ET AUTRES TANNAGES

Il existe d’autres modes de tannage que le tannage végétal. Citons :

  • le tannage au chrome, découvert à la fin du 19e siècle, qui s’applique aux petites peaux : veau, vachette, chevreau, mouton. Il s’effectue en quelques heures sous l’action de solutions de sulfate chromique.
  • le tannage à l’alun (ou mégisserie) est un tannage très ancien utilisé pour des peaux très souples de mouton, de chevreau ou d’agneau, destinées à la ganterie.
  • le tannage à l’huile (ou chamoisage) est utilisé pour la ganterie, l’orthopédie, la gainerie et les peaux destinées au nettoyage.
  • enfin, les propriétés tannantes du formol ou du sulfate de zirconium ont rendu possible la fabrication des peausseries lavables, pour les gants en particulier.

  EN MARGE DES TANNERIES :

Dans son livre "les gagne misère", Gérard Boutet a recueilli les témoignages et les leçons d’un savoir-faire d’antan : il raconte la safranière, le tireur de cailloux, le tailleur de limes, le tuilier-briquetier et la cueilleuse de perce-neige, l’élagueur, le balaitier et le fendeur de merrains. Un livre à découvrir !

L’ÉCORCEUR ...

Parmi ses descriptions, deux nous intéresse aujourd’hui, l’écorceur et le bourrelier. L’écorceur, qu’on appelait aussi "pelureux", décortiquait, dénudait les chênes pour obtenir le "pelard" qui, une fois réduit en poudre, fournissait le tan aux tanneries. La "pellerie" commençait début mai, au moment de la montée de la sève, et se terminait à la mi-juin, quand le feuillage ne poussait plus.

Dans la région de Châteaubriant, les bûcherons ne travaillaient pas quand le vent était "boucard" parce qu’alors la sève ne montait plus dans les troncs, l’écorçage du chêne se faisait plus difficile et, disaient-ils, le "pelard" était de mauvaise qualité, gâté par des vers *.

... ET LE BOURRELIER

Le bourrelier, lui, travaillait à créer des harnais et à ravauder les harnachements. Le premier travail consistait à "poisser" de longues aiguillées de fil de chanvre, d’une longueur de trois mètres environ : "on engluait ce fil en le tirant sur son genou dans un morceau de cuir plié contenant une noisette de poix, puis on le lissait avec un chiffon de façon qu’il glisse bien à la couture. On tortillait ensemble deux, trois ou quatre brins, selon la résistance désirée, on appointait le cordonnet obtenu et on enfilait une aiguille à chacun de ses bouts pour permettre une couture croisée. Le bourrelier maintenait son cuir avec des pinces après avoir percé les avant- trous à l’alène. Il se protégeait parfois les paumes sous un gantelet appelé "manique". Le manche arrondi d’une alène, en buis, servait au besoin à enfoncer l’aiguille".

Gérard Boutet raconte que le bourrelier confectionnait les harnais sur mesure, mesurant l’encolure du cheval avant de réaliser le collier, évaluant la largeur de la selle en pouces. Avec ses outils, ses pinceaux, ses bidons d’huile, il allait même entretenir les harnais à domicile, brossant les licous, grattant les sous-ventrières, nettoyant les martingales, graissant les brides, huilant les sellettes. C’était un "marquis de la croupière" responsable de la bonne tenus des attelages de la région.

De nombreux bourreliers ont existé à Châteaubriant. Le livre d’Yves Cosson montre (page 249) la boutique Fouassier, rue de la Barre, et la photo de Jean Bourgine, maître sellier, ancien doyen du Syndicat d’Initiative. Mais on nous a parlé aussi du "père Bordier", place de la Mairie, à côté du "petit bazar" (qui est maintenant une entreprise de pompes funèbres) - de messieurs Marion et Rouesné bourreliers-carossiers, le premier rue de la Barre, le deuxième rue Louis Davy - et de M. Damon, bourrelier-matelassier, rue de la Barre.


* le vent "boucard" est un vent de nord-ouest ou de galerne. Le "bas boucard" est un vent de sud-ouest. "Le vent est boucard" se dit, par dérision, de la mauvaise humeur d’une personne dont on a à subir les changements de caractère.